Mission green : rapport interne de la Société Générale sur l’Affaire Kerviel

Dans un rapport publié aujourd’hui, et curieusement intitulé « mission vert » (et non mission verte, le « green » étant postposé), l’Inspection Générale de la Société Générale revient en détail sur les opérations effectuées par Jérôme Kerviel. On y lit une foule d’informations intéressantes, pour votre culture (si vous voulez faire pareil et aller aussi en prison), je ne peux que vous le conseiller : Rapport de la Mission Green.

Ce qui choque, c’est cette courbe de P&L consolidé hors positions fictives. Au vu des risques pris dès juin 2007 par Jérôme Kerviel, qui était déjà en perte de plus de 2 milliards d’euros (comme dirait l’amie Ségolène, il aurait mieux fait d’en faire don à la Fondation Erwin Mayer), sauvé miraculeusement par le krach des subprimes en août, je ne peux que retirer tout soutien ou compassion que j’avais à son égard. Il faut vraiment être débile ou malintentionné pour en arriver là. On dirait un boursicoteur de la première heure, qui se plaît à vivre pleinement et longuement avec le marché ou contre le marché selon son humeur. Après un tel drawdown (-85% en un an sur des positions hyper spéculatives en warrants), lorsque je commençai quant à moi à « investir » en 2006, j’eus au moins le mérite de remettre en question ma « stratégie ». Là non. L’ami Kerviel, non content d’avoir effacé sa perte colossale grâce à un facteur accidentel, a joyeusement repris sa martingale, histoire de voir s’il pouvait inverser la courbe. Je doute qu’il se soit amusé à cela s’il s’était agi de ses économies.

Illustration n°2 : P&L de Jérôme Kerviel

Il n’y a plus qu’à espérer que cette déficience ne soit pas trop répandue parmi les traders. Le jeu est à somme nulle (sauf pour les courtiers qui prennent inlassablement leur prime au passage), mais cela ferait vraiment tâche qu’une telle profession soit le vivier de tant de joueurs compulsifs et magouilleurs.

Update du 24 mai : la Mission green vient de publier un second (et dernier) rapport, qui apporte de nombreuses précisions et informations nouvelles. Voir ici le post relatif.

Capital Week le 22, 23 et 24 avril 2008

Vous cherchez des investisseurs ? Vous êtes un business angel ? Jean Ducharne, Directeur de clientèle de Mar-Tech & Finance, et membre du groupe Sphère entrepreneurs sur Facebook, vous présente Capital Week :


Pour ma part, je serai (hélas ?) au Mexique ! Qu’à cela ne tienne, j’attends de pied ferme la prochaine édition.

La méthode alpha pour l’apprentissage de la lecture

A l’heure où nos politiciens se complaisent de propositions relativement creuses pour améliorer l’enseignement à l’école primaire, je vous propose de découvrir la méthode alpha d’apprentissage de la lecture. J’ai moi-même appris à lire avant la classe préparatoire (la toute première ;-) , et suivant la méthode syllabique, avec une efficacité suffisante pour que je me souvienne très bien des semonces de mon institutrice qui me reprochait alors de « lire trop vite »… Notament les poésies, que je débitais à une vitesse effarante. Il y a à mon avis un énorme potentiel pour améliorer la situation en France. La lecture est une compétence fondamentale qui à mon avis est déterminante pour le succès dans les autres disciplines.

Ce petit reportage (effectué dans l’école de mon cousin vaudois) pourra vous inspirer quelques idées de business (crèches/maternelles haut de gamme, formation des parents et des enseignants à des méthodes efficaces), des pistes pour faire avancer l’éducation, ou tout simplement un aperçu de ce qui se fait ailleurs.

Remise en question de l’Indice de Masse Corporelle

Vu sur un blog assez original : http://www.le-toubib-est-generaliste.net/article-13590333-6.html

La plupart des gens, y compris (surtout ?) parmi les médicaux, admettent comme naturelle et évidente l’idée que l’augmentation de poids, de l’IMC (indice de masse corporelle, poids / taille²) est directement liée à un risque général, et à une diminution de l’espérance de vie. La « norme » serait de 19 à 25 pour cet IMC. Problème : comment cette fourchette a-t-elle été déterminée, il y a des années de cela ? Au pifomètre. Aucune base scientifique. Consensus, dit-on.

Or, on a eu quelques remises en cause de ces certitudes depuis deux ans (voir ici). Et voici qu’un article sorti dans le journal américain de cardiologie vient confirmer ces doutes (Galal et coll). L’équipe a repris 5 950 dossiers de patients coronariens ou suspects de l’être (âge moyen 61 ans + ou – 13) pour voir la mortalité dans cette population théoriquement à haut risque, sur un suivi de 6 ans. Il ressort de l’étude qu’IMC et mortalité sont effectivement liés, mais de façon inverse à celle attendue !
- en dessous de 18,5 d’IMC, la mortalité a été de 39% et le risque relatif de 2,4
- pour un IMC considéré comme « normal » en théorie, compris entre 18,5 et 25, la mortalité a été de 35%
- pour un IMC définissant soi-disant une surcharge pondérale, entre 25 et 30, la mortalité a été de 24%, risque relatif de 0,65
- pour un IMC supérieur à 30, obésité d’après la théorie, la mortalité a été de 20%, risque relatif de 0,61

Ce qui confirme les doutes que l’on pouvait avoir avec 10 secondes de réflexion : dans les pays développés, on est de plus en plus gros, et on vit de plus en plus vieux. Ce qui confirme qu’il faudrait, en se basant sur des preuves, et non sur du  » con en sus », déplacer la fourchette de l’IMC vers le haut, certains suggérant une normale comprise entre 22 et 30. Ce qui ne ferait bien sûr pas les affaires des industriels du médicament qui tentent depuis des années d’imposer la notion de multiples facteurs de risque ou de syndrome métabolique sans le moindre début de commencement de preuve de leur répercussion sur ce qui compte, morbidité et mortalité globale (qualité et espérance de vie).

La médecine est infinie, et le doute est notre lumière.

Un hébergeur bon marché : 3iX

Vous en avez marre des hébergeurs avec un support client fictif et un support MySQL de complaisance comme OVH, ou qui doublent leurs prix pour ensuite faire 50% de réduction pendant 3 mois à l’occasion de leurs vingtième anniversaire (1and1) ? Vous vous êtes fait avoir par des hébergeurs soit-disant spécialisés pour les « professionnels », mais qui vous facturent allègrement plusieurs centaines d’euros par an pour un site vitrine sans langage serveur ?

Non qu’il soit dans mes habitudes de faire de la publicité, mais parce que je vous souhaite de ne pas faire les mauvais choix que j’ai pu faire au début, je vous invite vivement à aller voir l’offre de 3iX. Au menu, tout ce dont vous pouvez avoir besoin, un support client réactif, et un prix très raisonnable. Je vous conseille même d’opter pour le plan haut de gamme, qui vous permettra d’héberger tous vos sites avec le même hébergement, pour un coût par site défiant toute concurrence.

C’est par ici !

When Nintendo’s chief speaks about the Wii

Nintendo’s CEO Satoru Iwata doesn’t discuss it much, his roots are in game development – so when he speaks about innovation, it’s coming from the mind of gamer, not just a chief executive.

Check out Gamespot’s interview with Iwata, and note his thoughts on digital distribution via the Virtual Console: « When making games, though, you come up with a lot of fun ideas that could sell for Â¥500 (about $4.70). Well, if there were a forum for releasing that Â¥500 single idea into the market now, maybe the idea would grow into something that could be used as a full packaged game in the future. That’s off in the future. »

La pensée du jour avec Sir Winston Churchill

We make a living by what we get, we make a life by what we give. — Sir Winston Churchill

(plus…)

Facturez des portes, et vous vendrez des fenêtres

No Windows, No Gates,
It is OPEN.
No Bill, It is FREE.

Les échanges entre Jérôme Kerviel et Moussa Bakir, selon le NouvelObs

A en juger par la pauvreté du style d’écriture, ces deux hommes semblent plus à plaindre qu’à blâmer. Ils ressemblent à des petits enfants qui ont fait une bêtise et qui attendent dans l’angoisse que leurs parents la découvre. De combien de fessées vont-ils écoper ? (plus…)

Note2be.com note les profs et déclenche la polémique

Un site Web 2.0 participatif pour noter ses professeurs. Voilà une excellente idée qui était sous notre nez depuis notre plus tendre enfance (à nous tous, élèves maltraités et victimes de tant d’injustices), mais que nous n’avons pas su saisir.

J’attends tout de même de voir ce qu’en dira la CNIL. Le fait de nommer les gens pourrait très bien être illicite (ce que je comprendrais tout à fait vu les conséquences potentiellement diffamatoire).

Parce qu’il était temps que le système éducatif se clientélise, je pense que cette initiative va dans le bon sens et concrétise l’une des bonnes idées du rapport Attali. On ne peut plus longtemps faire croire à un quelconque sanctuaire de l’éducation nationale, lorsque l’on voit que la notation du corps enseignant apporte de réels bénéfices tant pour aller de l’avant dans le bon sens, optimiser les ressources, et se séparer des mauvais éléments. Dans de nombreuses Grandes Ecoles (dont Telecom EM), cela est pratiqué à chaque fin de semestre, avec d’indubitables répercussions favorables pour les promotions suivantes.

Note2be va plus loin car les évaluations sont publiques, ce qui permet une plus grande transparence pour tout le monde, et aux premiers intéressés de savoir précisément ce qui se dit d’eux. Il me semble que la meilleure des réponses n’est pas de faire un « contre blog », comme http://contrenote2be.unblog.fr/, mais de se remettre en question si réellement des élèves n’ont pas apprécié certaines choses. Je ne vois pas pourquoi le système d’évaluation par les clients ne serait pas adapté aux profs. Ils ont tout à y gagner professionnellement (voilà enfin une opportunité d’avoir du feedback sur sa compétence). Il y a des entreprises qui payent même leurs clients pour obtenir ces précieux retours. Dans le cas où les notes seraient délibérément haineuses ou malintentionnées, je ne doute pas que l’on remarque immédiatement leur inconstructivité et y accordions peu de crédit.

Je trouve également cette expérience intéressante d’un point de vue sociologique : assistera-t-on à un syndrome de Stockholm de la part des élèves ? Si je devais personnellement noter tous les professeurs que j’ai eus depuis la maternelle (ce n’est pas si stupide que cela de remonter jusque là, je me souviens bien de certains), je pense que 70% recevraient une évaluation positive, 20%  une neutre, et 10% une franchement négative. Si des professeurs sont unanimement reconnus comme des moutons noirs, ce sera pour eux une formidable opportunité d’en prendre conscience et de rebondir. Trop d’entre eux ont oublié qu’ils étaient avant tout au service des élèves.

L’authentification par SCA, un marché porteur ?

300.

Si c’est le nom d’un film sorti récemment, c’est aussi le nombre de comptes que j’ai ouverts depuis mes débuts sur Internet. Prenant rapidement conscience de cette inflation, j’ai pris la précaution de bien définir ma stratégie de sécurité. Plusieurs niveaux de mot de passe en fonction de l’importance du service et de la réputation du site, inscription systématique de mes comptes existants dans un fichier central, authentifications successives pour accéder aux mots de passe de haut niveau… m’ont permis de structurer ma démarche de manière à toujours connaître mes logins et mots de passe pour les innombrables services auxquels j’ai souscrits.

Depuis mes tentatives fructueuses de piratage des comptes hotmails de certains amis (en les informant bien entendu de la situation) en 2003, en répondant simplement aux questions « personnelles » posées en cas d’oubli du mot de passe (exemple : nom de jeune fille de ma grand-mère, de mon chien ou couleur préférée), facilement résolvables avec un peu de business intelligence, j’ai décidé de boycotter systématiquement ce que je considère comme d’énormes failles de sécurité.

Je comprends bien que, la majorité des gens étant épicuriens lorsqu’ils créent des comptes en ligne (j’entends par là qu’ils ne se soucient pas de se souvenir encore de ses identifiants quelques mois plus tard, choisissant même parfois un mot de passe et un login différent à chaque fois), il convient de mettre en place un système simple de récupération du mot de passe (ou de création d’un nouveau mot de passe dans le cas d’hotmail). Mais honnêtement, n’est-ce pas là jouer avec le feu ?

L’affaire Société Générale a mis en évidence l’importance des droits d’accès à certaines applications. L’usurpation d’identité, rendue possible par leur politique de sécurité vraisemblablement défaillante ainsi que décrite ici par des spécialistes d’informatique bancaire, peut facilement provoquer des cataclysmes sans commune mesure avec les fraudes commises en nom propre. Inutile d’aller chercher plus loin les coupables ou, comme le proclamait Daniel Bouton, du « Génie » à passer des opérations falsifiées. Si la situation dans certaines banques est telle que présentée par les consultants en SI bancaire contribuant au blog de Duo&Co, je me vois facilemement faire la même chose que Jérôme Kerviel après quelques temps au back office (histoire d’être sûr de bien maîtriser tous les rouages), et à condition tout de même d’être dépourvu de conscience professionnelle et de sens moral. Loin de moi l’idée de polémiquer sur la culpabilité et la responsabilité de qui que ce soit, je profite en fait de ce fait économique pour arriver sur une opportunité d’innovation et de business.

Si la sécurité informatique est si critique, ce que reconnaissent déjà bon nombre de banques, d’autres acteurs des secteurs sensibles, et bien sûr les particuliers, alors plutôt que de persister sur une voie incompatible avec nos capacités humaines (mémorisation à long terme d’identifiants et de mots de passe), je pense qu’il qu’y a un marché énorme à développer une solution d’authentification qui rompe avec les méthodes actuelles et qui néanmoins soit rétrocompatible (sans quoi elle est probablement vouée à l’échec).

Voilà de quoi augmenter la productivité de manière conséquente, d’apporter une plus grande confiance dans les systèmes informatiques, et donc de générer d’humbles milliards d’euros de profits, au profit de milliards d’êtres humains. Les idées c’est bien, le concret, c’est mieux. Comment donc trouver cette solution révolutionnaire ? Je n’ai pas encore suffisamment creusé la question pour produire un business plan, mais je vois déjà quelques pistes de recherche à suivre pour atteindre l’objectif ci-dessus (un système d’authentification unique, sécurisé, portable, personnel, rétrocompatible, aux fonctionnalités transparentes, et géré par une entité indépendante).

Schématiquement, le système se présenterait de la sorte :

                                              {Application}
Services Internet, contrôles d’accès physiques, antidémarreurs…
                                              {/Application}
                                                         \/ /\
                       {Système central d’authentification}
Se positionne comme couche logicielle intermédiaire entre l’application et l’utilisateur.
1. Récupère l’événement de requête d’authentification soumis par l’application, la reconnaît (pour une fiabilité maximum et éviter le phishing par exemple, il reconnaît le certificat de sécurité signé par une autorité de confiance), établit en conséquence le niveau de sécurité minimum et maximum requis
2. Vérifie s’il dispose déjà d’une authentification valide (une authentification peut être valide pour un certain nombre de niveaux de sécurité, une certaine période de temps, un certain nombre d’application, un certain nombre de fois, selon certains critères externes comme la présence dans l’entreprise d’un collaborateur)
3. Déclenche un événement de sollicitation de l’utilisateur, le cas échéant

                       {/Système central d’authentification}
                                                         \/ /\
                                              {Utilisateur}
Personne physique, Entité informatique (programme, macro, webservice…), Ensemble d’utilisateurs
Peut choisir différents niveaux d’authentification, lorsque sollicité par le SCA
0. Utilisateur déjà authentifié
1. Mot de passe bateau pour une sécurité faible, comme un code pin de téléphone
2. Mot de passe pour plusieurs niveaux de sécurité successifs, le cas échéant
3. Relevé d’identification biométrique
4. Puce matérielle contenant des éléments uniques d’authentification, non usurpables et non spoofables (cf. technologies de transmission exploitant les propriétés quantiques, algorithme de modification du cryptage à chaque lecture des informations…)
Les événements de niveau supérieur permettent d’accéder aux niveaux inférieurs. Par exemple une identification biométrique permet de s’authentifier pour n’importe quel service normalement activable par mot de passe.
                                              {/Utilisateur}

On ne se passera donc pas des mots de passe, mais ceux-ci seront gérés par le SCA et seront composés de plusieurs centaines de bits, éventuellement moins pour des raisons de rétrocompatibilité, mais en tous les cas invisible pour l’utilisateur qui pourra utiliser des méthodes d’authentification synthéthiques (un mot de passe ou un badgeage lui permettra ainsi d’accéder à différents sites qui recevront chacun un mot de passe différent généré par le SCA, limitant ainsi les dégats en cas de mot de passe non crypté dans la base d’un récipiendaire peu scrupuleux, ce qui m’est arrivé une fois et m’a valu d’avoir mon compte eBay usurpé, et surtout d’une complexité suffisante pour déjouer les attaques par force brute (donc des centaines de bits que l’utilisateur n’est généralement pas capable de retenir). De cette manière, la rétrocompatibilité serait assurée.

Dans l’étude de l’état de l’art, on s’intéressera notamment au SSO (single sign-on), qui a déjà fait l’objet de nombreuses recherches et développements, académiques ou commerciales, et présentent de nombreuses ramifications dont certaines seront sans doutes plus pertinentes que d’autres.

Dans un prochain billet j’essaierai de détailler comment déployer ce type de système (serveur accessible par Internet ? Clef USB ? Puce intégrée dans l’architecture matérielle du périphérique ?) Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les proposer en commentaire pour que nous puissions en discuter. La finalité, vous l’aurez compris, est qu’en cas d’aboutissement à une solution réellement novatrice, efficace, facile à mettre en oeuvre, et fiable, nous puissions passer à l’étape supérieure. Il y a là sans aucun doute un vaste marché (peut-être plus grand même que celui qui a fait la fortune de Mark Shuttleworth), la seule question est de savoir si nous saurons remporter le défi.

Le Roi et le Jardin

« Il y avait un jour un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs et son jardin était d’une grande beauté. Chaque jour, il s’y promenait: c’était pour lui une joie et une détente. Un jour, il dût partir en voyage. À son retour, il s’empressa d’aller marcher dans le jardin. Il fut désolé en constatant que les plantes et les arbres étaient en train de se dessécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui s’était passé. Le pin lui répondit:  » J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne produirais les bons fruits qu’il porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. » Le roi alla trouver le pommier : lui aussi se desséchait… Il l’interrogea et il dit:  » En regardant la rose et en sentant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable et je me suis mis à sécher. » Comme la rose elle-même était en train de dépérir, il alla lui parler et elle lui dit: « Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l’automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je me suis donc mise à dessécher. » Poursuivant son exploration, le roi aperçut une magnifique petite fleur. Elle était toute épanouie. Il lui demanda comment il se faisait qu’elle soit si vivante. Elle lui répondit:  » J’ai failli me dessécher, car au début je me désolais. Jamais je n’aurais la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l’année; ni le raffinement et le parfum de la rose. Et j’ai commencé à mourir mais j’ai réfléchi et je me suis dit:  » Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d’autre à ma place, il l’aurait planté. Si donc, il m’a plantée, c’est qu’il me voulait, moi, telle que je suis. » Et à partir de ce moment, j’ai décidé d’être la plus belle possible ! » »

Auteur inconnu

Tout sur l’affaire Société Générale

Le blog Duo&Co a repris et commenté les déclarations de Jérôme Kerviel concernant ses opérations :

http://duoandco.blogspot.com/2008/01/jrme-kerviel-reconstitution-des-faits.html

A défaut d’éléments contradictoires, il semble que les thèses relatives aux subprimes soient désormais à écarter. Vu les explications concernant le back et le middle office, je conçois tout à fait que ce trader ait pu ainsi déjouer les protections. Fait notable, il apparaît que les pertes ont été réalisées seulement début janvier 2008 ! L’année 2007 fut quant à elle fastueuse pour ce trader (1,4 milliard de profit soit un quart du bénéfice global du groupe). Je m’imagine tout à fait à sa place (surtout en 2007 :-) , même si depuis mes pertes instructives lors de mes débuts sur les marchés, j’ai pris mes distances avec le trading directionnel.

A ce sujet, je ne saisis toujours pas pourquoi personne jusqu’à présent n’a reproché à Jérôme Kerviel d’avoir dévié de ses prérogatives d’arbitragiste (un arbitragiste n’est pas censé prendre des positions à la hausse ou à la baisse !) pour devenir trader exotique voire prop trader. Qu’il ait couvert ses opérations de manière fictive est une chose, qu’il les ait couvertes avec des opérations appartenant d’un domaine du trading qui n’était pas le sien aurait dû dès le départ (début 2007) interpeller le back office. A moins qu’il n’y ait eu de complaisance délibérée. Quand on ne trade pas avec son argent, le risque n’a jamais la même signification et au vu des bonus escomptés, le jeu peut en valoir la chandelle.

Maintenez vos drivers ATI Mobility à jour grâce à DH Mobility Modder

Voici un outil indispensable pour ceux qui auraient un ordinateur portable avec une carte graphique ATI, et dont les drivers ne seraient pas mis à jour par leur OEM. Si vous ne voulez pas rester avec la version qui vous a été livrée par défaut, il est possible de passer outre les dispositions d’ATI qui restreignent l’accès aux drivers ATI Mobility disponibles sur leur site.

Il suffit pour cela d’utiliser DH Mobility Modder, écrit par un développeur bienveillant du nom de Ruud Keteloors. Cela se passe par ici. Après avoir téléchargé les drivers complets version Desktop, le modder modifiera les fichiers d’installation pour vous permettre de les installer proprement sur votre machine.

Espérons qu’à l’avenir les OEM opteront tous pour plus de transparence, ainsi que l’ont déjà choisi ces fabricants:

  • Alienware
  • Arima
  • Clevo
  • ECS
  • Eurocom
  • Falcon Northwest
  • FIC
  • Fujitsu Siemens
  • HyperSonic PC
  • Mitac
  • MSI
  • NEC-CI
  • Pro-Star
  • RockDirect
  • Sager
  • Uniwill
  • Velocity Micro
  • VoodooPC

Bienvenue

Bonjour à tous.

Cela devait arriver, et cela arriva. Grâce à l’impulsion d’un vénérable confrère, électron libre de son état, la Fondation Erwin Mayer a désormais pignon sur web.

C’est un proverbe médiéval riche de sens mais souvent mal compris qui a guidé mes pas :

« Charité bien ordonnée commence par soi-même. »

Humaniste, je défends ardemment tout ce qui peut contribuer à l’amélioration du bien-être global. Si, comme Bill Gates, je me réfère à Adam Smith et David Ricardo pour encourager que chacun fasse ce qu’il sait faire de mieux, je n’oublie pas qu’avant d’écrire son célèbre Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), dans dans La Théorie des Sentiments Moraux (1759), le premier de ces brillants économistes a également eu la clairvoyance de reconnaître que l’homme prend d’abord plaisir à s’intéresser à la fortune de son prochain.

La Fondation Erwin Mayer a donc pour vocation d’être le point de convergence entre trois piliers de la création de richesse : l’Idée, l’Innovation, l’Investissement, et la finalité solidaire d’une accumulation capitaliste des biens. Le tout reposant sur une constante synergie entre personnes talentueuses.

En ouvrant ce weblog, j’ai tenu à vous associer dans cette passionnante aventure intellectuelle, prolifique et avant tout humaine. N’hésitez pas à réagir aux fruits de mes recherches que je vais partager avec vous, ainsi qu’aux tribunes parfois volontairement provocantes qu’il m’arrivera d’écrire.Â