Happy Pi day 2008!

Today is Pi day! For those who do not know why, just check the date…

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 In remembrance of last year (I wasn’t on the picture, I was helping the guy who took it on the roof).

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Stage6 ferme ses portes

J’avoue que je ne comprends pas pourquoi ils ferment un service qui semblait si bien marcher. Un article de Numerama essaie d’en expliquer les raisons, mais cela me laisse pantois. Flash a l’avantage de l’interopérabilité (99% des visiteurs du blog de cette Fondation ont Flash), mais la qualité laisse souvent à désirer. Alors je verrais bien Youtube & Dailymotion au rang de pionnier des video social networks v.1 et stage6 à la version HD, que tout le monde attend (et avec de très bons taux de compression).

S’il le faut, je suis prêt à racheter Stage6 ! Avis aux dirigeants de DivX corp. s’ils passent sur ce blog. Je pensais à 1€ (avec le taux de change ils sont gagnants en ce moment), mais suis prêt à offrir en prime un petit bonus. Quant au financement des 1 millions mensuels de frais de fonctionnement, je les trouverai ! Ou je ferai un appel à don sur ce blog.

Stage6.com has been shut down. Thank you for supporting the service.

We created Stage6 with the mission of empowering content creators and viewers to discover a new kind of video experience. Ultimately, the continued operation of Stage6 was a very expensive enterprise that required an enormous amount of attention and resources that we at DivX are not in a position to continue to provide. There are a lot of other details involved, but at the end of the day it’s really as simple as that.

The DivX experience will continue, of course. Every day new DivX Certified devices arrive on the market making it easy to move video beyond the PC. Products powered by DivX Connected, our new initiative that lets users stream video, photos, music and Internet services from the PC to the TV, are hitting retail outlets. We remain committed to empowering content creators to deliver high quality video to a wide audience, and we’ll continue to offer services that will make it easy to find videos online in the DivX format.

It’s been a wild ride, and none of it would have been possible without the support of our users. Thank you for making Stage6 everything that it was.

Ps : j’avoue, je ne connaissais pas stage6 avant aujourd’hui, mais 17 millions d’utilisateurs mensuels eux le connaissaient.

Bebo devient AOL

 Et hop, j’en connais qui vont être contents.

Numerama.com | AOL rachète Bebo La rédaction, le Jeudi 13 Mars 2008 à 17h56

Nous avons évoqué le mois dernier le rachat de Bebo, pour un milliard de dollars. Les indications disponibles alors ne nous permettaient pas de définir l’identité de l’acquéreur. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on connaît son visage. Il s’agit d’AOL, filiale de Time Warner. Le portail communautaire n’a pas été racheté pour un milliard de dollars mais pour un peu moins que cela : 850 millions. Il entre en parfaite cohérence avec la stratégie d’expansion d’AOL, et devrait donc être intrinsèquement lié avec son célèbre logiciel de messagerie AIM.

La question est maintenant de savoir si Bebo gardera son entité propre, ou si il ne finira pas complètement digéré dans les machineries d’AOL car c’est ce qui est plus ou moins arrivé à ICQ. Pendant qu’AOL, qui l’a racheté, se concentrait sur le développement d’AIM, ICQ s’est vu peu à peu distancer par MSN ou Skype. Reste que Bebo profite d’une forte popularité au Royaume-Uni, et Irlande et en Nouvelle Zélande, et AOL ne devrait pas avoir trop de mal à l’entretenir, quitte à ce que cela soit fait au service de son petit protégé AIM.

Ratiatum devient Numerama

Ratiatum, site sur les loisirs numériques et l’actualité informatique, et une référence dans le domaine du Peer-to-Peer, change de nom et devient Numerama.

Or ce changement n’est pas sans effet comme ils l’expliquent :

Malgré toutes les précautions prises (redirections 301 de toutes les URL, architecture du site préservée, sitemap, redirection des flux RSS,…), Google n’a pas encore « digéré » le changement de nom de domaine, et pour le moment Numerama/Ratiatum s’effondre dans le bas des pages de résultats de recherche. Pour le moment Numerama/Ratiatum perd plus de 30 % de visites uniquement par l’effet de la baisse de référencement sur Google (c’est dire la place stratégique essentielle qu’occupe le moteur de recherche sur Internet…).

Aussi ont-ils besoin que de différents sites nous pointions sur leur page d’accueil, afin que Google les identifie comme site de confiance. C’est donc l’objet de ce billet, et c’est peut-être aussi l’occasion pour vous de découvrir ce site très bien fait, très fourni et très à la pointe de l’actualité informatique.

Je déplore juste une certaine perte d’identité, nul doute qu’en cas de crise ils passeront d’autant plus facilement à la trappe ou seront rachetés (par Boursorama ?-). Le design n’est pas très agréable non plus. Mais bon, business is business, je leur souhaite le meilleur succès et espère juste qu’ils maintiendront une ligne éditoriale forte.

Réseaux sociaux : déjà la reconversion ?

Je me demande si en 1999 on disait la même chose :-) . Je crois que oui en fait, et les conséquences furent l’éclatement bien mérité d’une bulle. L’histoire se répétera-t-elle ? Il est clair qu’il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Quant au business modèle centré sur la publicité, n’oublions pas que s’il est excellent en terme de facilité de mise en oeuvre, il dépend fortement de la conjoncture économique (cf. le CA de google sur les publicités affichées sur le moteur de recherche, qui a baissé récemment) car au final ce sont bien les annonceurs (donc les entreprises en général) qui payent la facture. Rappelons-nous jusqu’où la virtual economy était allée à un moment : un site A achetait de la pub sur le site B pointant vers A, qui lui-même en achetait sur le site A pointant vers B. Ajoutez un site C dans la chaîne, et vous construisez une jolie bulle spéculative avec des tours d’enchères, qui donnent des CA rondelets pour A, B, et C, mais sont totalement déconnectés de la valeur réellement produite.

Par David CastaneiraLe 26/02/2008 (22:10)

Le doute s’installe pour les réseaux sociaux. Phares de la toute proche année 2007 en matière d’innovation fonctionnelle et d’audience, les principaux réseaux mondiaux ouverts voient celle-ci s’effriter en ce début 2008. Brusque coup d’arrêt en Grande-Bretagne avec un recul respectif de 5, 5 et 2 % pour Facebook, MySpace et Bebo entre décembre et janvier 2008 selon l’institut Nielsen Online. Un même tassement – quoique moindre en valeur – est observé aux Etats-Unis sur janvier avec des reculs d’audience de 2 % pour FaceBook et Myspace, selon ComScore. Le constat est identique en France, avec des valeurs moins significatives.

Simple coup d’arrêt, maturité des utilisateurs, rationalisation des usages ou désaffection réelle ? Il semble trop tôt pour enterrer le phénomène mais la période est propice à un certain nombre de remarques.

Un modèle économique non avéré

Tout d’abord concernant la sur-valorisation économique des services. Au moment les plus fous, certains économistes évoquaient une valorisation à plus de 50 milliards de dollars pour Facebook. Quasiment deux fois le montant d’un Yahoo, symbole de la première génération des services Internet, à l’activité établie et aux marges prouvées quoique encore fragiles. Tout cela pour un potentiel d’audience très vite important, mais dont on peine à envisager la monétisation. Confronté à des publicitaires demandant toujours plus aux outils de diffusion de réclame – passant de la visibilité à la visibilité ciblée et désormais au ciblage comportemental (traquez comment vivent les internautes, je leur dirai quoi acheter) -, Facebook a tenté de vendre les profils de ses utilisateurs. Ce qui a suscité un tollé à l’automne de la part des utilisateurs. Du coup le réseau a dû reculer… et se chercher un nouveau modèle économique.

Jusqu’à présent, le succès publicitaire des réseaux sociaux est loin d’être garanti, comme le démontre la déception de Google avec MySpace. Fort d’un accord d’exclusivité triennal conclu avec le service – propriété de News Corp, le groupe du tycoon Rupert Murdoch – contre une garantie de revenus de 900 millions de dollars, la régie publicitaire monstre pensait avoir touché de l’or. Une déception in fine, apprend-on de la bouche même de Serge Brin, l’un des créateurs du moteur, pour qui le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, sans que l’on ait toutefois la moindre précision chiffrée. Google y croit toujours. Il a investi dans un gros réseau sud-américain ; son nom est régulièrement cité pour l’acquisition de Bebo, fortement implanté dans le monde anglo-saxon. Mais les montants alloués semblent plus raisonnables et surtout les formats publicitaires demandent à être retravaillés.

Des usages de moins en moins convaincants

Plus grave encore, les usages s’essoufflent également à grande vitesse. Une analyse (im)pertinente nous est donnée par Cory Doctorow, chroniqueur d’InformationWeek, pour qui les réseaux sociaux portent en germe leur autodestruction. En clair, plus le réseau s’élargit, plus de nouveaux « amis » vous sollicitent… et plus le risque grandit de voir apparaître des gens que vous auriez habituellement fui. Le réseau – reposant sur le « faire venir » – plutôt que de simplifier la vie a également tendance à alourdir les communications. Un module d’alerte sur votre PC vous prévient que vous avez un nouvel e-mail… vous prévenant qu’un information vous attend sur Facebook. Reste à espérer que cette dernière valait la peine, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans « des réseaux d’amis » souvent extrêmement élargis du fait de la nature virale des outils proposés.

Le problème de la sécurité

Au niveau professionnel ou dans le cadre d’échanges communautaires « sérieux » la sécurité demeure également un frein important. Longuement interrogés par notre confrère Infoworld, nombre d’experts s’accordent sur le trou béant en terme de distribution de malwares, de spams et autres adwares. Mais, selon eux, le pire reste à venir à travers les stratégies de long terme mises en place par ceux qui nous veulent du mal. Une approche quelque peu paranoïaque (RSSI est un métier difficile…) mais à la réflexion raisonnable quand on sait les sommes d’argent et l’énergie dépensées dans l’espionnage industriel ou les tentatives d’infiltration des organisations. Sans compter les usurpations d’identité. L’une d’entre elles vient de valoir plusieurs années de prison à un ressortissant marocain s’étant octroyé abusivement celle d’un membre de la famille royale. Les 23 et 24 janvier, une génération spontanée de Jérôme Kerviel plus ou moins réussis a vu le jour sur Facebook participant à l’émergence du statut de star du web pour le trader-fraudeur de la Société Générale.

Hypothèses sur l’avenir

Reste que les fonctionnalités qui ont vu le jour, les promesses d’interopérabilité avec les outils de communication existant autour d’Open Social (norme open source d’architecture de réseaux sociaux notamment poussée par Google) et les facilités d’usages qui ont conduit aux fulgurants succès d’audience que l’on sait, demeurent. Et si la publicité n’est – semble-t-il – pas l’avenir des réseaux, certains pensent déjà à la prochaine étape. Ainsi de service Internet grand public, les éditeurs pourraient bien devenir de gros fournisseurs… des entreprises. S’il lui faut au préalable répondre aux critiques concernant la sécurité, FaceBook y travaille déjà promettant pour dans quelques mois une version pro de son service. De petits éditeurs commercialisent déjà des solutions en marque blanche pour les sites de presse par exemple. Par ailleurs des réseaux de niche voient le jour. Plus privés, orientés autour d’un centre d’intérêt ou d’une communauté d’usage, ils sont moins pollués et pourraient devenir payants où le sont déjà. Au niveau applicatif, les fonctionnalités et les approches ergonomiques rencontrées sur les réseaux sociaux risquent fort de venir essaimer dans les outils collaboratifs ou dans les Intranet des entreprises. Là encore la sécurité sera clé.

Reste donc a savoir si le tassement de l’audience et la déception publicitaire se confirmeront dans les mois à venir. Et si la fulgurance du succès et de l’arrivée des premiers doutes – qui aura finalement empêché la création d’une bulle comme Internet en a déjà connu – auront raison du phénomène. Ou si les promesses fonctionnelles trouveront un débouché sous une forme à la fois plus pertinente et économiquement viable.

1.875 euros mensuels de dépense publique par SDF

Malgré des chiffres approximatifs, voilà une belle illustration d’un problème posé par les associations d’aide aux pauvres en France. En effet, la multiplication de celles dépendant en grande partie de financements publics a plusieurs conséquences :

  • La dispersion de l’effort financier collectif.
  • La création d’une pléthore administrative pour gérer et utiliser ces fonds.
  • L’impression pour chaque association d’être délaissée.
  • Le risque de soutenir l’établissement d’institutions qui auront intérêt à ce que la situation perdure (sur ce point, je note tout de même l’action louable des Restos du Coeur qui ont décidé de ne pas fêter leur anniversaire, au motif que leur association avait vocation à disparaître), ou qui ne voudront pas s’arrêter même si cela est économiquement et socialement plus rentable (par exemple si l’on souhaitait rationnaliser les processus et donc supprimer un certain nombre  de doublons ou d’agents peu efficaces).

Au final, on finit, comme dans cet article des Echos, par payer plus cher cette forme a priori bonne d’assistance publique, que de donner l’argent directement, sans conditions, à ces personnes. Notons qu’il en va de même pour de nombreux autres mécanismes sociaux (bourses, AES…) pour lesquels les coûts administratifs et de tenue de « commissions » ou autres « comités » représente probablement plus que le montant des aides attribuées. On pensera enfin sur ce sujet à Jacques Attali, qui s’en est fait une spécialité avec le micro-crédit (« 3% du budget arrive dans la poche des demandeurs »).

La solution, radicale mais je pense efficace, serait de faire le ménage (= supprimer tous les intermédiaires dans la chaîne de valeur), puis soit de confier cette mission d’intérêt public à un nombre restreint d’acteurs privés, avec un audit sur les besoins réels (ce n’est quand même pas si compliqué de calculer le coût d’une chambre et de la nourriture ! Ce n’est rien d’autre que ce que font les hôtels et restaurants), soit de supprimer tous les intermédiaires et de verser un budget strictement réduit aux besoins de survie (pas besoin de 1875€, selon les villes, de 400€ à 800€ par mois devrait suffire), directement aux intéressés. Après s’ils veulent une qualité de vie supérieure, charge à eux de faire le nécessaire.

Les Echos, 10/03/2008 – JULIEN DAMON

Le gouvernement vient d’annoncer 250 millions d’euros supplémentaires pour la prise en charge des SDF. Et les associations, gestionnaires de ces services de prise en charge, de rétorquer qu’il s’agit d’un plan manifestement insuffisant, voire d’une provocation. La somme est pourtant absolument considérable. Tentons d’y voir clair.

Depuis une vingtaine d’années, en réponse au problème très visible des sans-abri, des dispositifs aujourd’hui qualifiés d’urgence sociale ont été créés. Ces services et équipements varient selon les villes et les départements. Ils proposent des centres d’accueil d’urgence, des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), des accueils de jour, des Samu sociaux, une ligne téléphonique gratuite d’urgence pour les sans-abri, le « 115 ».

La Cour des comptes recensait, pour fin 2005, 13.000 places d’hébergement d’urgence, 9.000 places à l’hôtel et 31.000 places en CHRS. Pendant la période hivernale, une dizaine de milliers de places supplémentaires d’accueil peuvent être ouvertes. S’ajoutent quelques milliers de logements adaptés, par exemple dans des « résidences sociales » ou des « maisons relais ». On doit également compter 36.000 places dans des centres et des hôtels pour demandeurs d’asile. Au total, ce sont, pour les sans-domicile, une centaine de milliers de places, avec des modes de gestion et de financement différents et effroyablement compliqués.

La prise en charge des SDF forme maintenant un système alambiqué, mêlant travail social salarié et bénévolat, grandes institutions publiques et petites associations privées, aide sociale obligatoire et action sociale facultative, interventions de l’Etat et des collectivités territoriales. Ce sont quasi intégralement les fonds publics qui font vivre les opérateurs, principalement associatifs.

Chaque hiver voit naître son lot d’initiatives médiatiques – les dernières en date étant celles des Enfants de Don Quichotte sur le canal Saint-Martin ou en face de Notre-Dame à Paris – et de polémiques concernant l’adaptation des accueils, le financement des services, la coopération des associations, les responsabilités des uns et des autres.

Les crédits affectés à l’urgence sociale et à la réinsertion sociale sont en constante augmentation. Il s’agit probablement d’une des dépenses publiques qui a le plus abondamment crû depuis le milieu des années 1980. A ce moment, ils ne représentaient rien. En 2002, ils pesaient, à la seule charge de l’Etat, 500 millions d’euros ; plus d’un milliard en 2006. Il faut y ajouter les dépenses des collectivités locales, difficilement évaluables, mais représentant certainement un minimum de plusieurs dizaines de millions d’euros. Il faut encore y ajouter le montant des prestations sociales, dont bénéficient les personnes « sans résidence stable ». Toutes prestations légales confondues (avec le RMI et les allocations familiales par exemple), c’est une dépense d’environ 400 millions d’euros. On peut considérer que les pouvoirs publics dépensent au moins 1,5 milliard d’euros, et probablement plutôt 2 milliards, spécifiquement pour les SDF. Ceci étant une estimation fragile, mais sensée.

Qui sont donc les SDF et combien sont-ils ? La fondation Abbé Pierre, corroborée par l’Insee, dénombre 3 millions de mal-logés, et, parmi eux, 100.000 personnes sans domicile fixe. La plupart d’entre elles se trouvent dans des centres d’hébergement. 10 % seulement sont dans la rue. Si on accepte cet ordre de grandeur de 100.000 SDF, on aboutit à une dépense par individu extrêmement élevée. Le nouveau quart de milliard d’euros porte la dépense mensuelle par SDF à 1.875 euros par mois. La France est certainement le pays au monde qui dépense, directement et indirectement, le plus en direction des SDF.

L’intervention sociale, en conditions extrêmes, est naturellement coûteuse. Il est toutefois loin d’être assuré que la dépense soit aujourd’hui des plus efficientes… En témoigne la récurrence annuelle des controverses et des revendications. Ce n’est cependant pas en ajoutant des moyens sur les mêmes objectifs ni en critiquant l’insuffisance de ces moyens que le dossier avancera. Pourquoi donc ne pas se fixer véritablement, comme d’autres pays l’ont fait, l’objectif « zéro SDF » ? A l’aune de cette visée, tous les instruments et moyens, particulièrement élevés, affectés à ce pan fondamental de la lutte contre l’exclusion, pourraient être revus, utilement.

JULIEN DAMON est professeur associé à Sciences po.

John McCain, digne successeur de George W. Bush ?

D’ordinaire, je ne verse pas dans ces affabulations au sujet du vénérable Président des Etats-Unis d’Amérique, qui à mon avis n’est pas si idiot pour en être arrivé là, mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire à voir son probable (et espéré) successeur essayer d’imiter Ségolène Royal en politique étrangère.

La dérive des nouveaux produits financiers ?

Je suis toujours émerveillé des perles que l’on peut retrouver dans les archives. Ici, dans son Édition imprimée — juillet 1994 — Pages 20 et 21, Le Monde diplomatique revient sur l’émergence inquiétante des produits dérivés. Aujourd’hui, que dire, sinon que le marché n’a pas vraiment faibli, et que le « risque systémique » semble subir une purge plutôt que de sonner le glas des dérivés. Dans le même registre, on lira avec plaisir les archives des journaux économiques juste avant l’éclatement de la bulle Internet en 2000. (plus…)

A quand une véritable offre IPBX mutualisé avec gestion web ?

Etude de cas intéressante : une association souhaite gérer ses appels entrants efficacement, généralement destiné à 3 personnes aux compétences différentes. Horaires d’appel, répondeur, sélection du correspondant selon un menu vocal, voilà une solution qui paraît évidente. Seulement, les personnes sont dispersées géographiquement et l’association n’a pas les moyens (ni intérêt) d’investir dans un équipement coûteux.

Afin de les aider, je propose donc de recourir à un service hébergé (cela vous rappelera sans doute un précédent billet concernant la comptabilité et la gestion commerciale). Décidemment le SaaS répond à moindre coût à un nombre croissant de besoins. Problème, ma recherche Google est assez infructueuse, le seul résultat relativement convaincant étant http://www.standardiste-virtuelle.com/, qui ne propose cependant pas de service immédiatement activable moyennant finance, alors qu’a priori aucun obstacle technique ne s’y opposerait. Recherche sur Google anglophone, clic sur de nombreux liens sponsorisés, mais rien non plus de convaincant.

Conclusion : il n’existe pas aujourd’hui de solution IPBX mutualisé digne de ce nom et accessible à n’importe qui, n’importe quand, avec activation immédiate, et un coût limité (quelques euros par mois), comme on aime bien dans les nouveaux services du web 2.0. Avis à ceux qui souhaitent se lancer sur ce crénau, je suis prêt à les financer.

How to buy a website and flip it for profit

In Online Marketing & Internet Business Guides, Buying & Selling Websites & Business || Written by Yaro

The stock market and real estate industry have long been populated by day traders and « flippers », those that buy and sell in a short period of time in order to make a quick profit. In the real estate industry the life of a house flipper can be very appealing. Buy a renovator’s dream property at a discounted price, renovate and modernize it and then sell it at a few months later at a profit. This process can then be repeated over and over for a reasonably stable income. You might even get rich. (plus…)

Il est difficile de devenir riche en travaillant dans la finance ? Le bon créneau : les pays en développement

LE MONDE | 07.03.08 | 16h18

Warren Buffet est rassurant pour l’industrie de la finance. Le sage d’Omaha (Nebraska) a été consacré l’homme le plus riche du monde par le magazine Forbes, devant Bill Gates, le fondateur de Microsoft. M. Buffet doit sa fortune aux investissements de Berkshire Hathaway, au départ une entreprise spécialisée dans le textile, qui est vite devenue un fonds d’investissement.

Le talent de M. Buffet pour déceler les bonnes affaires et éviter les mauvaises est légendaire. Peu d’investisseurs peuvent rivaliser avec lui dans ce domaine sur la liste dressée par Forbes. Seules huit des cent personnalités les plus riches du monde ont fait fortune dans la finance. Et seules trois d’entre elles – Carl Icahn (46e), Petr Kellner (91e) et George Soros (97e) – peuvent se prévaloir d’une perspicacité « à la Buffet ».

De fait, pour gagner beaucoup d’argent en ce moment, le mieux est de se bâtir un empire dans un pays pauvre. Quinze des vingt personnalités les plus riches du classement de Forbes – et 42 parmi les cent premières – ont suivi ce modèle. C’est le cas du roi des télécommunications, le Mexicain Carlos Slim (2e) ou d’Abdul Aziz Al -Ghurair (100e), le banquier des Emirats arabes unis – ce pays était en développement quand cet homme d’affaires a commencé sa carrière.

Cet état des lieux fait sens. Il y a traditionnellement peu de concurrents dans les pays pauvres, où il est donc plus facile de dégager de gros profits. Les connexions avec les réseaux politiques semblent aussi rapporter plus dans les pays en développement.

Les marchés financiers, eux, sont à l’autre extrémité du spectre. Ils sont très concurrentiels, ouverts à tous et plutôt transparents, conformément aux standards des pays riches. Nombre d’entre eux sont des jeux à somme nulle, où les gains sont compensés par des pertes. Voilà pourquoi les multimilliardaires issus de ce monde sont si rares.

Bronzez avec USBtan

Your Desktop Fun-without-the-sun Buddy

Here at ThinkGeek, we fully understand the sun isn’t always your best friend. But, unlike vampire rats, the sun is not PURE evil. It does have a few redeeming qualities. Like sunspots and eclipses. It’s also used to grow your own 1up Mushrooms. Some people even tunnel sun rays through a magnifying glass to set leaves, insects and ladyfingers in a glorious blaze. One of the strangest qualities of the Sun, however, is that it can make the color of your skin change. And while it is very dangerous to the cells in your epidermis, this practice of changing ones skin color purportedly makes you more socially acceptable in general and desireable to the opposite sex. What geek doesn’t want that?

If you get into the deep chemical and engineering science of this process, you’ll soon figure out that it’s the UV rays that cause this skin color change. And, lucky for you, UV rays are easy to produce in mass quantities of lamps built in China and sold on ThinkGeek. Yay!

Don’t let the sun have the monopoly on making people love you more. Get the USB Desktop Tanning center and, in the comfort of your own cubicle, a scrumptiously golden tone can be yours in about the same time it takes you to update your lame blog with another meaningless entry that nobody will ever read. Ever.

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USB Tan

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Le site note2be.com est « illégitime » pour la CNIL

Décidemment, notre CNIL bien aimée ne se mouille pas dans cette affaire. Elle s’avance même sur un terrain qui n’est pas le sien, à savoir la « légitimité » des notations. Verra-t-on un jour des vidéos retirées de YouTube au motif que leur notation (vous savez, les petites étoiles) ne procède pas d’une commission d’experts en cinématographie, et peut donc « créer de la confusion dans l’esprit du public, qui pourrait être trompé sur la portée de ces notations » ? Elle se rattrape néanmoins sur le terrain, plus évident, du non consentement à la collecte des données personnelles.

NOUVELOBS.COM | 07.03.2008 | 12:51

La Commission nationale de l’informatique et des libertés juge que le site, qui proposait aux élèves de noter leurs professeurs, n’a pas la « légitimité nécessaire, au sens de la loi, pour procéder ou faire procéder à une notation individuelle des enseignants ».

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a jugé jeudi 6 mars que le site Internet note2be.com, qui proposait aux élèves de noter leurs professeurs, est « illégitime au regard de la loi informatique et libertés » et de « la protection des données personnelles », mais n’a pas prononcé de sanction.
Dans un communiqué publié après une réunion jeudi de la « formation contentieuse de la CNIL », celle-ci « tenant compte de la publication de l’ordonnance du juge des référés du 3 mars 2008 (…) n’a pas jugé utile de faire usage de son pouvoir de sanction ».

Ayant réalisé « des contrôles » sur le site les 13 et 18 février derniers, la CNIL estime que, du fait de son aspect commercial, note2be.com n’a pas la « légitimité nécessaire, au sens de la loi, pour procéder ou faire procéder à une notation individuelle des enseignants », cela risquant de « créer une confusion, dans l’esprit du public, avec un régime de notation officiel ».
La CNIL a également critiqué le fait que les notes attribuées aux enseignants l’étaient  » de façon subjective par des tiers dont on ne peut vérifier la qualité ».

Enfin, selon la CNIL, « la société note2be.com ne saurait se prévaloir d’un ‘intérêt légitime’ pour justifier l’absence de recueil du consentement des enseignants », et contrevient à « l’article 7 de la loi informatique et libertés » qui exige ce consentement.
Le tribunal des référés de Paris avait ordonné lundi au site Internet note2be.com de « suspendre l’utilisation de données nominatives d’enseignants aux fins de leur notation et leur traitement », donnant satisfaction aux syndicats d’enseignants et au ministère de l’Education nationale. La société note2be.com a décidé de faire appel de cette décision. (AP)

PGI/ERP en ligne

En cours de constitution d’une société, nous recherchons naturellement les meilleurs outils informatiques. Quelle surprise de constater la pauvreté de l’offre software as services en matière de comptabilité/gestion commerciale/etc.

Voici un récapitulatif des quelques services disponibles, vraisemblablement peu matures et qui peinent à convaincre :

  • Zefyr, ne propose pas de version de démonstration utilisable immédiatement, se destine à devenir un PGI (progiciel de gestion intégré), la qualité du site jette des doutes sur le sérieux de l’entreprise (l’apparence joue beaucoup dans ce domaine). Le prix de l’offre logicielle est assez élevé (compter 120€ par mois pour l’ensemble des services).
  • SAP Business by Design, probablement sympathique, mais clairement pour des structures d’une taille déjà significative (133€ mensuels par utilisateur, avec une vingtaine d’utilisateurs minimum). S’il est efficace, nous nous tournerons peut-être vers ce type de solution dès que nous aurons atteint le seuil critique.
  • ecount.fr, qui hélas se limite à la comptabilité (impossibilité de générer des factures en ligne par exemple).
  • iBIZA, avec un skin très joli (pompé de Microsoft Office 2007), et une véritable interface logicielle faisant oublier qu’on est dans un navigateur web, mais qui ne sait pas faire autre chose que de la comptabilité.

Et je termine par les plus aboutis à mon sens :

  • Idylis, issue d’un cofondateur de Ciel, avec une offre complète, mais peut-être un peu trop onéreuse dans sa version PGI (270€ par an par utilisateur), surtout avec 100 Mo de base de données maximum (possibilité d’uploader des pièces justificatives ?).
  • Itool, racheté par EBP, et proche de Idylis. A noter que le site http://www.comptable-en-ligne.fr/ l’inclut dans son offre de mission comptable.

Ces deux derniers « ASP » ne proposent cependant pas de véritable adossement à un cabinet d’expertise comptable, ce qui oblige à trouver par ailleurs un cabinet, on ne peut donc pas parler de véritable expertise comptable en ligne.

Avis à ceux qui souhaitent combler les trous, je pense qu’il y a là matière à innover, en particulier pour les TPE (quand même plus de 50% des entreprises créées en France chaque année). Idéalement, l’objectif serait de proposer un site permettant à un créateur d’entreprise de TOUT faire par Internet quant à l’immatriculation, l’administration, la gestion commerciale, et le management. Mais il faut reconnaître qu’il y a du pain sur la planche, vu la complexité et l’instabilité du tissu réglementaire français. Peut-être y a-t-il un marché plus simple et plus utile à proposer de manière automatique, et fiable, la domiciliation à l’étranger de tout ce qui peut l’être (avec constitution d’une simple succursale en France pour être en conformité avec la législation du travail).

Blog info-trafic

Après quelque trois semaines d’existence, il est intéressant de se pencher sur les mots-clefs recherchés par les visiteurs arrivant sur ce blog, et de vérifier à quel point je suis bien référencé pour ces mots (décidemment, Google aime les blogs !).

Sans surprise, le buzz de note2be arrive en première position des champs lexicaux les plus demandés, suivi de ceux qui me recherchent personnellement (ça fait toujours plaisir), et de l’affaire Société Générale / Jérôme Kerviel, un buzz qui s’éteint doucement (ou pas).

La perle est sans conteste : « mes droits pour harcèlement moral par des professeur a l’école » ! Si l’internaute qui a cherché ce terme a besoin d’aide, je suis prêt à le coacher en récompense.

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rapport green inspection générale
rapport green, inspection generale, societe generale
societe generale green
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Pour les pays, Singapour est curieusement la deuxième source de trafic (merci Youcef et Benoit).

France
Singapore
Belgium
Germany
United Kingdom
Morocco
Switzerland
Poland
United States
Canada
Nigeria
Guadeloupe
Chile
Mexico
Algeria
Sweden
Benin

Un petit merci à Google Analytics pour tout ceci.

Interview de Nicolas Herson-Macarel fondateur de Note2bib, site de notation des médecins

Note2bib, promis pour la mi-mars, permettra aux patients de partager leur avis sur leurs médecins. Vu l’échec hélas retentissant de Note2be pour l’instant, il faut avouer qu’il y a là un certain culot. Mais le buzz médiatique risque aussi d’être au rendez-vous. Je noterai enfin qu’à la place de Stéphane Cola, je n’hésiterais pas à intenter une action en contrefaçon de la marque Note2be, histoire de se rembourser ses frais de justice :-) .

Nicolas Herson-Macarel (NHM) est associé avec Jean-Claude Fargialla dans la société D&E investments qui développe www.note2bib.com et dont la principale réalisation actuel est un site de rencontre : www.sirius-concept.com. Voici l’interview de NHM publiée par Atoute.org.

DD : Le dépôt du nom de domaine note2bib.com date d’il y a 15 jours, de quand date le projet lui-même ?

NHM : C’est un des nombreux projets que nous avions en tête au sein de D&E. Nous pensions à un site de notation des médecins depuis un à deux ans. Il est clair que la sortie de note2be a participé à notre décision, d’où le clin d’oeil avec le nom de domaine note2bib.

DD : Allez vous autoriser les commentaires négatifs sur les praticiens, y compris par des internautes anonymes ?

NHM : L’anonymat ne sera par remis en cause, même si nous gardons une trace par l’adresse IP. Pour ce qui est de la notation, il s’agit en effet plus d’un commentaire, d’un vécu ou ressenti que d’une véritable note. D’ailleurs nous ne prétendons pas évaluer la qualité technique, purement médicale du médecin. C’est l’accueil, la ponctualité, l’écoute, le respect du patient qui nous intéressent et qui intéresseront les internautes. Pour ce qui est des commentaires négatifs et des critiques, nous n’autoriserons pas la diffamation mais ne censurerons pas non plus les commentaires défavorables aux médecins. Nous sommes une équipe de 12 personnes et le site sera modéré, il n’est pas question de laisser les gens dire n’importe quoi, l’éthique est une valeur forte de notre société.

DD : Quel sera le périmètre de votre activité ?

NHM : Nous n’allons pas nous limiter aux médecins : dentistes, kinésithérapeutes et autres professionnels de santé seront concernés.

DD : Les médecins critiqués pourront-ils répondre ?

NHM : Les médecins disposeront d’un droit de réponse sous forme d’un espace d’expression associé à leur fiche, sans pour autant en arriver à argumenter individuellement toutes les contributions des internautes. Il s’agit de leur laisser la possibilité d’ajouter un éclairage global sur leur mode d’exercice qui pourrait expliquer le ressenti de certains patients.

DD : Quel sera votre modèle économique ?

NHM : La consultation du site sera libre. Nous nous financerons par de la publicité. Cette publicité sera soigneusement sélectionnée et ciblée sur nos valeurs éthiques. Par ailleurs, nous disposons d’un site commercial : www.sirius-concept. Ce site de rencontres éthique n’a pas eu, faute de scandales, le buzz internet qu’il méritait. Nous espérons, avec Note2bib, pouvoir augmenter le trafic et le chiffre d’affaire de sirius-concept.

DD : Parlons de déontologie et d’éthique, puisque ce sont les deux valeurs fortes de la société D&E Investments

NHM : Nous comptons sur nos lecteurs pour savoir relativiser les commentaires qu’ils liront sur le site : nous proposerons une grille d’interprétation pour les aider ; par exemple, un nombre d’avis minimum sur un même médecin est nécessaire pour que ceux-ci soient crédibles. Nous avons envoyé un email au conseil de l’ordre des médecins le 21 février, il ne nous a pas répondu pour l’instant ; mais nous ne sommes pas médecins nous-mêmes. Si nous avons choisi d’ouvrir le débat sur le site en publiant des commentaires, c’est justement pour adapter notre projet aux réactions des utilisateurs et des professionnels de santé.

DD : Finissons avec le procès perdu en première instance par Note2be, qu’en pensez-vous ?

NHM : Nous estimons que Note2bib n’est pas impacté par ce procès qui a l’avantage d’ouvrir le débat. Contrairement à Note2be, nous ne parlons pas de fonctionnaires mais de professionnels libéraux. De plus, l’utilité de Note2be n’est pas claire faute de pouvoir choisir ses enseignants, au contraire des médecins qui peuvent le plus souvent être choisis librement par le patient. Enfin, nous allons pratiquer sur Note2bib une vraie modération qui limitera les débordements.

Sous les ponts ou sur les ponts

Voici une vidéo sympathique de présentation du Binet Jeux de Construction, cofondé par mon vénérable frère. Si mon engagement dans les jeux de construction a faibli depuis que je dédie mon temps au nerf de la guerre de la Fondation Erwin Mayer, je sais aussi que ce n’est que partie remise pour très bientôt !

Générateur de noms d’entreprises 2.0

En pleine rédaction de statuts pour une société, l’article « Dénomination sociale » peut vite devenir un calvaire si vous n’avez pas encore réfléchi au nom de votre entreprise :-) . C’est pourtant un élément essentiel de la communication.

Pour vous aider à créer les géants du web 2.0 (pas du web 3.0 a priori, vu que les règles sémantiques de cette future génération n’ont pas encore été établies et ne peuvent donc pas être inclues dans un algorithme), je vous présente un petit générateur sympathique :

http://www.lightsphere.com/dev/web20.html

Pensez à vérifier auprès de l’organisme de protection de la propriété intellectuelle (INPI en France) que l’assemblage de lettres sur lequel vous avez jeté votre dévolu n’a pas déjà fait l’objet d’une appropriation par quelqu’un avant vous, sous peine de finir au tribunal pour contrefaçon ou concurrence déloyale…

John Cleese’s “Letter to America”

Décidemment, l’humour britannique n’a pas de limite… Pour notre plus grand bonheur, et celui des Etats-Uniens.

Dear Citizens of America,

In view of your failure to elect a competent President and thus to govern yourselves, we hereby give notice of the revocation of your independence, effective immediately. Her Sovereign Majesty, Queen Elizabeth II, will resume monarchical duties over all states, commonwealths and other territories (except Kansas, which she does not fancy), as from Monday next. Your new prime minister, Gordon Brown, will appoint a governor for America without the need for further elections. Congress and the Senate will be disbanded. A questionnaire may be circulated next year to determine whether any of you noticed. To aid in the transition to a British Crown Dependency, the following rules are introduced with immediate effect:

1. You should look up “revocation” in the Oxford English Dictionary. Then look up “aluminium,” and check the pronunciation guide. You will be amazed at just how wrongly you have been pronouncing it.

2. The letter ‘U’ will be reinstated in words such as ‘colour’, ‘favour’ and ‘neighbour.’ Likewise, you will learn to spell ‘doughnut’ without skipping half the letters, and the suffix “ize” will be replaced by the suffix “ise.”

3. You will learn that the suffix ‘burgh’ is pronounced ‘burra’; you may elect to spell Pittsburgh as ‘Pittsberg’ if you find you simply can’t cope with correct pronunciation.

4. Generally, you will be expected to raise your vocabulary to acceptable levels (look up “vocabulary”). Using the same twenty-seven words interspersed with filler noises such as “like” and “you know” is an unacceptable and inefficient form of communication.

5. There is no such thing as “US English.” We will let Microsoft know on your behalf. The Microsoft spell-checker will be adjusted to take account of the reinstated letter ‘u’ and the elimination of “-ize.”

6. You will relearn your original national anthem, “God Save The Queen”, but only after fully carrying out Task #1 (see above).

7. July 4th will no longer be celebrated as a holiday. November 2nd will be a new national holiday, but to be celebrated only in England. It will be called “Come-Uppance Day.”

8. You will learn to resolve personal issues without using guns, lawyers or therapists. The fact that you need so many lawyers and therapists shows that you’re not adult enough to be independent. Guns should only be handled by adults. If you’re not adult enough to sort things out without suing someone or speaking to a therapist then you’re not grown up enough to handle a gun.

9. Therefore, you will no longer be allowed to own or carry anything more dangerous than a vegetable peeler. A permit will be required if you wish to carry a vegetable peeler in public.

10. All American cars are hereby banned. They are crap and this is for your own good. When we show you German cars, you will understand what we mean.

11. All intersections will be replaced with roundabouts, and you will start driving on the left with immediate effect. At the same time, you will go metric immediately and without the benefit of conversion tables… Both roundabouts and metrification will help you understand the British sense of humour.

12. The Former USA will adopt UK prices on petrol (which you have been calling “gasoline”) – roughly $8/US per gallon. Get used to it.

13. You will learn to make real chips. Those things you call french fries are not real chips, and those things you insist on calling potato chips are properly called “crisps.” Real chips are thick cut, fried in animal fat, and dressed not with catsup but with malt vinegar.

14. Waiters and waitresses will be trained to be more aggressive with customers.

15. The cold tasteless stuff you insist on calling beer is not actually beer at all. Henceforth, only proper British Bitter will be referred to as “beer,” and European brews of known and accepted provenance will be referred to as “Lager.” American brands will be referred to as “Near-Frozen Gnat’s Urine,” so that all can be sold without risk of further confusion.

16. Hollywood will be required occasionally to cast English actors as good guys. Hollywood will also be required to cast English actors as English characters. Watching Andie MacDowell attempt English dialogue in “Four Weddings and a Funeral” was an experience akin to having one’s ear removed with a cheese grater.

17. You will cease playing American “football.” There is only one kind of proper football; you call it “soccer”. Those of you brave enough, in time, will be allowed to play rugby (which has some similarities to American “football”, but does not involve stopping for a rest every twenty seconds or wearing full kevlar body armour like a bunch of Jessies – English slang for “Big Girls Blouse”).

18. Further, you will stop playing baseball. It is not reasonable to host an event called the “World Series” for a game which is not played outside of America. Since only 2.1% of you are aware that there is a world beyond your borders, your error is understandable and forgiven.

19. You must tell us who killed JFK. It’s been driving us mad.

20. An internal revenue agent (i.e. tax collector) from Her Majesty’s Government will be with you shortly to ensure the acquisition of all monies due, backdated to 1776.

Thank you for your co-operation.

John Cleese

La Kerviel attitude fait des émules dans l’industrie pétrolière

Du pétrole, toujours du pétrole.

On apprend ce matin que la compagnie pétrolière, fleuron de l’industrie tricolore, longtemps enviée pour son mirifique bénéfice de 13 Milliards d’Euros, fera cette année un résultat net de 1 euro.Cette perte de 13 Milliards est due aux prises de position frauduleuses d’un ingénieur du groupe, agissant seul et au delà du pouvoir d’engagement qui était normalement le sien. Chaque nuit, depuis 6 mois, il interceptait deux super tankers de brut à leur départ du champs de Moho – Bilondo, riche producteur du Golfe de Guinée, tout en surveillant la dérivation du pipe line Russie-Europe qu’il avait installé pendant ses RTT et la dizaine de têtes de puits sous-marines clandestines posées pendant ses congés d’été. Trompant la supervision active de ses supérieurs, et sans que ceux-ci aient le moindre doute, il transférait 550000 barils de brut quotidiennement dans la citerne de sa maison de banlieue, adroitement camouflée sous le jardin. Conduisant seul ses camions citernes, il n’avait jusque là pas éveillé le moindre soupçon en garant les 550 semi-remorques dans l’étroit espace sis devant sa maison.

A l’insu de son management, il écoulait les cargaisons de brut sur le marché gris, en dehors des plates-formes de trading gré à gré londoniennes, sous une fausse identité, engrangeant les profits dans un compte anonyme à Zurich.

Cet ingénieur, ancien stagiaire de l’entreprise dans une station service du périphérique parisien, a mis à profit sa connaissance approfondie des procédés de comptage des pompes pour tromper les procédures de contrôle extrêmement pointues mises en place pour éviter de telles actions.

La direction de Total affirme qu’elle n’a appris la fraude qu’au dernier moment, et que l’employé indélicat ne s’est à aucun moment personnellement enrichi aux dépens du groupe. La famille de l’ingénieur le décrit d’ailleurs comme un individu fragile et sans histoire qui avait du mal à payer le plein de kérosène de son Falcon 900. Les ressources humaines l’évaluaient comme un individu sans ambition ni génie particulier. Son gestionnaire de carrière évoque un personnage sans relief, incapable de la moindre initiative.

Le PDG rassure les actionnaires en leur signalant que, malgré ces pertes abyssales, le Groupe ressort de cette affaire renforcé, et que les réserves stratégiques de pétrole restent au plus haut. Pour le dirigeant, rien de grave dans une affaire somme toute, complètement sous contrôle et très saine. Le dividende de cette année restera donc stable, tout en accompagnant une augmentation du prix du litre de super encore indéterminée, permettant des économies de carburant favorables à l’environnement.

La revente, ce week-end de plus de 1.2 Milliards de barils a causé un impact considérable sur le marché international des hydrocarbures, accentuant par là même, dans un effet de levier immédiat, la baisse du prix du baril. Le gouvernement français assure que Total n’est pas responsable de la chute immédiate du prix à la pompe pour compenser ce redressement pharaonique.

Selon le ministère de l’Intérieur, la fraude a été découverte lors d’un contrôle de routine sur l’autoroute, lorsqu’un paysan du Quercy a été intercepté avec un jerrycan de fuel provenant d’une cargaison douteuse. Cette anomalie n’a pas échappé aux limiers de la brigade financière, qui interrogent actuellement le suspect. Il a reconnu les faits, et signale que l’ensemble de l’argent issu des transactions est certes parti en fumée, mais qu’il n’y a là aucune malversation, « de nombreux milliards de barils restant à découvrir ». Des rumeurs de rachat de Total par le groupe alimentaire allemand Lidl parcourent actuellement les places financières.

Le PDG du groupe à renoncé à son salaire des dix prochaines années, en expliquant notamment que ses 150 millions d’euros de prime de fin d’année suffiront à lui maintenir un niveau de vie proche de celui du public. La perte financière, représentant quant à elle, 10 825 000 années de SMIC, signifie qu’il sera nécessaire de réévaluer les processus de retraites et justifie un plan d’austérité sans précédent. Le milieu pétrolier se dit profondément désolé de cette perte de pétrole et jure qu’on ne l’y reprendra pas.

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