La révolution des pneus auto-gonflants

Amusant : ce mois-ci, nous avons d’un côté PumpTire, le David qui, ayant réalisé quelques prototypes, espère livrer ses premiers produits sous 8 mois avec un financement relativement faible de $250,000 puisque devant essentiellement payer la production des premières commandes.

We are looking to raise $250K to make PumpTire a reality. This is a large sum of money for Kickstarter projects and equates to about 5,000 tires. The money will be primarily used for four purposes:
1. Completing the engineering design. This will require us to work with vendors and engineering firms to find the right materials and processes to make the product robust and lightweight. Although we have various working prototypes, we’ll need money to make sure each part of the system works properly.
2. Testing. Once we’ve completed the production design we will build and test prototypes to see what we got right and what needs additional engineering.
3. Purchasing tooling. We will need to have molds built for each type of tire as well as the lumen and the individual pieces in the control valve assemblies.
4. Purchasing materials. And finally, we need to pay for the materials and components that go into each tire assembly.

De l’autre Goodyear, le Goliath qui a besoin d’un grant (cadeau ?) fédéral de $1.5M pour développer une technologie similaire (adaptée aux pneus de camion), qui rapportera facilement plusieurs dizaines de millions de dollars par an en cas de succès (et contribuera sans aucun doute au progrès général de l’humanité). Mais sans annoncer la moindre date de sortie commerciale…

The company did not say how expensive the new tires would be or how long it would take to develop the technology.

Goodyear auto-inflatable tyre

Stay hungry, Stay foolish!

I would like to share with you this very insightful commencement address that Steve Jobs, CEO of Apple Computers and Pixar Animation Studio delivered for the Stanford Graduation Ceremony, on June 12, 2005. Stay inspired.

The original text can be found here and a French translation there.

Le primat du software

Walter Mossberg and Kara Swisher interview Steve Jobs and Bill Gates at ‘D5: All Things Digital’ conference in Silicon Valley in 2007. Quotes made during the time of the photograph.

Kara: “What you think each has contributed to the computer and technology industry, starting with you, Steve, for Bill, and vice versa.”

Steve: “Bill built the first software company in the industry and I think he built the first software company before anybody really in our industry knew what a software company was, except for these guys. And that was huge. That was really huge. And the business model that they ended up pursuing turned out to be the one that worked really well, you know, for the industry. I think the biggest thing was, Bill was really focused on software before almost anybody else had a clue that it was really the software.”

Walt: “Bill, how about the contribution of Steve and Apple?”

Bill: “Well, first, I want to clarify: I’m not Fake Steve Jobs. [Peals of laughter.] What Steve’s done is quite phenomenal, and if you look back to 1977, that Apple II computer, the idea that it would be a mass-market machine, you know, the bet that was made there by Apple uniquely—there were other people with products, but the idea that this could be an incredible empowering phenomenon, Apple pursued that dream. Then one of the most fun things we did was the Macintosh and that was so risky. People may not remember that Apple really bet the company. Lisa hadn’t done that well, and some people were saying that general approach wasn’t good, but the team that Steve built even within the company to pursue that, even some days it felt a little ahead of its time—I don’t know if you remember that Twiggy disk drive and…”

Bill Gates and Steve Jobs at D5: all things digital

Aujourd’hui encore, le software n’a pas perdu de sa superbe et de son importance. Plusieurs exemples sont là pour nous le rappeler.

Synaptics est le principal équipementier en pavés tactiles (touchpads) pour ordinateurs portables. Regardez dans la liste des drivers de votre machine, il y a de bonnes chances pour que ce nom apparaisse quelque part.
En septembre dernier, ils ont sorti en grande pompe plusieurs nouvelles gestures rappelant celles utilisables sur des écrans multitouch. On aurait pu saluer l’innovation et s’en arrêter là. Oui mais voilà, ces fonctionnalités auraient pu être implémentées depuis plus de 5 ans ! Le hardware, et même le firmware peuvent depuis bien longtemps différencier les doigts, capter leurs coordonnées absolues (comme une tablette graphique), et ce avec une résolution d’environ 640×480 ! Pourtant, seuls trois misérables logiciels de démonstration étaient jusqu’alors disponibles sur le site de Synaptics. Quant au SDK, il n’a pas été mis à jour depuis 2004. Si aujourd’hui le nouveau driver offre quelques gestures supplémentaires (et encore pas disponibles sur tous les firmware malgré la compatibilité matérielle), Il faut donc toujours passer par la pseudo API en C++ pour accéder à la matrice générée par le touchpad et créer un gestionnaire de fonctionnalités supplémentaires.

Théorie du complot ou non sur les raisons de ce bridage, on peut surtout retenir que le fabricant du hardware ne verse pas beaucoup dans le software, et c’est donc une inefficience qu’il faut combler ! On peut imaginer bon nombre d’applications qui pourraient profiter à plusieurs centaines de millions d’utilisateurs instantanément.

On ne se rend pas non plus compte à quel point les connectiques comme le bluetooth ou le Wifi ne sont utilisées que partiellement par le software qui les accompagne. Une start-up a d’ailleurs développé des drivers Wifi voués à faire au moins aussi bien que le Bluetooth en termes de débit de données et consommation électrique pour des applications identiques (casque, clavier…). Voilà qui risque de faire un peu d’ombre au consortium Bluetooth.
Je cherchais moi-même à faire quelque chose a priori très simple : lire simultanément de la musique sur mon ordinateur et celui de mon frère, lorsqu’on est physiquement peu éloigné. Les solutions trouvées ont été les suivantes :
Développer un script AutoIT qui synchronise la lecture des morceaux via le réseau (avec une parfaite synchronisation d’horloge),
Mettre en place un serveur de streaming temps réel (contrairement à Youtube ou à toutes les webradios, il s’agit de pouvoir écouter avec seulement quelques millisecondes d’écart le son qui est joué sur le serveur, il n’est donc pas possible d’avoir extensivement recours à la mémoire tampon),
Utiliser un bon vieux câble audio reliant la prise casque d’un ordi à la prise line in de l’autre.

Chaque solution présente des inconvénients : la première suppose que les bibliothèques des deux ordis soient identiques ou très proches, la deuxième n’offre pas une qualité d’écoute suffisamment stable (distortions comme en VoIP), et la troisième vous fait réaliser qu’il n’est même pas possible sur un ordi portable de choisir de ne pas désactiver les hauts-parleurs lorsque quelque chose est branché sur la prise line out (seul mon ordinateur, un Asus F3JA, et la version courante de mon driver son, présente un dysfonctionnement qui permet d’avoir les 2 simultanément au sortir d’une mise en veille :-), cela suppose donc d’utiliser un jack et des hauts parleurs externes au moins sur l’ordinateur émetteur.

Ne devrait-on pas pouvoir envoyer de l’analogique ou quasi analogique (pour éviter toute décompression complexe ou gestion des pertes) avec un protocole approprié sur un câble RJ45 ? Ce câble n’a pas moins de fonctionnalité qu’un câble audio classique. Mais soit, plutôt que d’inventer un nouveau protocole from scratch, pourquoi ne peut-on pas tout simplement activer le profil standardisé “Headset” ou “Generic Audio Video Distribution Profile” sur le PC de destination du signal ? Aujourd’hui, on ne peut pas par défaut utiliser un PC comme extension sonore d’un autre PC, sans raison valable vu que tout le hardware nécessaire est pourtant là. En allant plus loin, pourquoi est-il impossible d’utiliser les profils bluetooth standards sur des réseaux Ethernet Wifi ou RJ45 ?

Si le hardware a atteint une certaine maturité, on voit donc que le software en est encore à ses balbutiements en terme de mise en valeur des périphériques sous-jacents. Espérons que les interfaces utilisateurs à venir basées sur le multitouch et les caméras 3D s’accompagneront également d’une révolution en termes de software. On peut bien sûr compter sur les fabricants de hardware, mais je ne saurais que trop nous conseiller à nous tous, utilisateurs et développeurs, d’être à l’origine de cette refondation du rapport de l’homme à la machine. C’est ni plus ni moins ce qu’ont su faire en leur temps, dans une perspective business appropriée, Apple et Microsoft.

Du software, toujours du software !

Loic Le Meur’s inspirational tips

In this video, Loic Le Meur is very prolific and pragmatic. Web entrepreneurs should keep in mind the many advices given here, even if it does not always look as the more convenient path:

You may find a written transcription and some extra links on his original blog post.

La bourse : une affaire rentable ?

Gunther Capelle-Blancard et David le Bris publient sur Télos un article intéressant sur les performances d’un CAC40 reconstitué depuis 1854. Etait-il rentable de suivre passivement le marché ces 154 dernières années ? La réponse est mitigée, vu les inégalités de performance en fonction des périodes. Mais l’on apprend aussi que les placements alternatifs (bons du trésor, or) auraient tout juste permis de compenser l’inflation.

Il semble donc qu’une approche active soit à préconiser pour superformer le marché, en particulier en tirant profit de la volatilité de marchés plus prédictifs comme l’immobilier ou en s’impliquant dans les choix stratégiques des entités recevant les investissements. La Fondation Erwin Mayer publiera une étude sur ses performances d’ici 5 ans. Au programme : créations, participations, fusions & acquisitions d’entreprises pour le plus grand bonheur de la création de valeur et de la croissance.

Telos – 19 Juin 2008
Le CAC 40 a vingt ans. Coté pour la première fois le 15 juin 1988 (avec une valeur de base de 1 000 points au 31 décembre 1987), cet indice depuis a été multiplié par 5, soit une progression moyenne de 8 % par an. Si les dividendes avaient été systématiquement réinvestis, la rentabilité totale aurait été de 11,5 % par an. Alors que les douze derniers mois ont été catastrophiques, une telle rentabilité est plutôt d’ordre à rassurer les investisseurs. À condition bien sûr que le futur soit à l’image du passé…

Les économistes considèrent généralement que pour avoir des estimations robustes, il faut disposer de séries suffisamment longues pour s’affranchir des heurts conjoncturels. David Le Bris a reconstruit l’indice CAC 40 depuis 1854 à partir des archives boursières. Les règles adoptées sont le plus proche possible de celles utilisées aujourd’hui par Euronext. Ce travail permet d’éclairer sous un jour nouveau le débat sur les performances de la Bourse de Paris. Ainsi, un portefeuille de 100 investi en 1854 vaudrait aujourd’hui 5 000. En supposant que les dividendes aient été systématiquement réinvestis, ce portefeuille vaudrait 1,8 millions, soit une progression annuelle moyenne de 6,5 %.

De cette performance nominale doit être déduite une inflation de 5,5 %, limitant à 1 % par an la rentabilité réelle. Il convient toutefois de distinguer deux régimes de croissance. Avant 1914 et depuis 1983, les prix sont stables : les actions offrent une rentabilité réelle totale de 5,5 % sur la première période et de 11 % sur la seconde. En revanche, entre 1914 et 1983, avec une inflation moyenne de 11 %, la performance réelle des actions est de –5 % : les périodes de forte inflation qui suivent chaque guerre mondiale ont laminé les actionnaires.

Quels enseignements pouvons-nous en tirer en ce qui concerne l’évolution future du CAC 40 ? La politique monétaire est aujourd’hui conduite de mains de fer par la BCE et l’inflation semble maîtrisée. On peut donc raisonnablement espérer une performance réelle moyenne au dessus de 5 %. Tabler sur une performance de 11% ? Pourquoi pas, mais c’est très optimiste tant ces vingt dernières années font figures d’exception.

Et qu’en est-il des autres placements ? Sur la période 1854-2008, les emprunts d’Etat offrent (coupons réinvestis) une rentabilité réelle à peine positive. Quant à l’or, il est performant dans les périodes difficiles mais maintient juste le pouvoir d’achat sur la durée. Ce qui est donc certain, c’est que les actions constituent le placement le plus rémunérateur à long terme. Au prix bien sûr d’une forte volatilité.

L’histoire de la Bourse est ponctuée de crises. La première, en 1857, vient (déjà !) des Etats-Unis qui profitent de la guerre de Crimée pour substituer leur blé aux exportations ukrainiennes et importent en masse les biens manufacturés européens. Mais le retour des blés d’Odessa provoque la chute des revenus agricoles américains, la faillite des importateurs puis de leurs banquiers avant de frapper l’Europe. Comme quoi, la mondialisation financière ne date pas d’hier… Le niveau de 1857 est dépassé dès 1879, à l’occasion de la forte vague haussière qui s’interrompt avec le krach de janvier 1882. C’est la faillite de la fameuse Union Générale qui restera dans la postérité grâce au roman qu’elle inspire à Zola, L’Argent. Il faut ensuite attendre 1926, soit 44 ans, pour que le record de 1882 soit enfoncé, mais l’embellie sera de courte durée. En 1929, la France ne connaît pas de krach mais une longue dépression ponctuée notamment par la faillite de la Banque Nationale de Crédit. Se pose alors l’éternel dilemme : « pour sauver les innocents, il faut sauver les coupables » ! La Bourse de Paris ne rebondit ensuite qu’avec la Seconde Guerre mondiale, portée à la hausse par la fermeture des frontières et l’immense émission de monnaie pour payer les frais de l’armée d’occupation. Dans ce contexte, tout ce qui ressemble à une valeur réelle est recherché : les actions comme l’or, les timbres poste ou l’immobilier. Mais la croissance est de courte durée : la Bourse s’enfonce avec le marasme économique de l’immédiat après guerre.

Les nationalisations de la Libération (un tiers des quarante premières capitalisations de 1939 est nationalisé) réduisent nettement la diversification de l’indice et les valeurs pétrolières jouent alors les premiers rôles. Filiale française de la Standard-Oil, Esso, qui est alors la cinquième capitalisation, voit son cours multiplié par dix en 1954 suite à la découverte de pétrole dans les Landes. Le Sud-Ouest ne deviendra pas le Texas français mais c’est l’ensemble de la cote parisienne qui rebondit. Et on est déjà au-delà des 1 000 points ! On entre ensuite dans une longue période de baisse, jusqu’en 1981 où les actions chutent de 30 % avec l’élection de François Mitterrand. Les nationalisations ramènent en janvier 1983 le ratio capitalisation boursière du CAC 40 sur PIB à 2 %, contre plus de 20 % en 1914 et même 36 % lors du sommet de 1882. Avec les dénationalisations récentes et la forte hausse des actions depuis 25 ans, à peine heurtée par le krach d’octobre 1987, ce ratio est aujourd’hui de près de 60 % (avec un pic au-delà de 75 % en 2000).

Il a donc fallu une quarantaine d’années à l’indice boursier parisien pour franchir le niveau de 1882 et une trentaine d’années pour dépasser celui de 1961. Alors, combien de temps le record du CAC 40 de 6 922 points du 4 septembre 2000 tiendra-t-il ?

Why startups fail

Here is an interesting post regarding some reasons why startups might fail. They can look obvious but any entrepreneur should be aware of them.

Clairvoyance & Simplicité

For those who would be lazy reading the full article (although not that long), I have drawn the following outlines :

  • They spend too much on sales and marketing before they’re ready
  • The market outpaces the startup’s ability to execute
  • There is no Entrepreneur
  • The market takes too long to develop
  • Failure risks are not properly identified

And I would personally add a few more:

  • They fear to meet their market 
  • They wait for their product to be perfect before starting selling it
  • There is no innovation, or it can be copied too easily

Regarding these potential factors of failure, or if properly avoided, factors of success, I wonder where a promising startup company like Goojet will go. Millions of euros have been invested and they have been developing their product for one year and a half, but they only went into public beta a few days ago, while the field is highly competitive and there is a strong need for network externalities (the more people the better), especially since their revenue model is based on a large user base.

Would the best outcome for them be to sell their technology/platform before other players catch them up (and they can make tens of millions that way, which is not bad for a company without clients!), or to meet the challenge and keep on faster with a much more reactive and adaptative strategy? You should not doom a company unless you are shortselling it…

Gordon Moore: The Accidental Entrepreneur

Je viens de lire un article autobiographique de Gordon Moore publié sur le site officiel de la Nobel Prize Foundation, particulièrement intéressant quant aux enseignements de cette fabuleuse épopée à Fairchild et Intel :

J’ai relevé ces conseils hautement profitables pour toute start-up ambitieuse :

  • Constituer une équipe de personnes talentueuses capable d’innovations.
  • Penser “produit” dès le départ : qu’est-ce qui au final va bien pouvoir parvenir au consommateur ?
  • Mettre en place une organisation complète (R&D, fabrication, vente) dès que les premiers prototypes sont fonctionnels, en maintenant un lien fort entre les trois départements.
  • Anticiper les conséquences à moyen terme de l’emprise potentielle des investisseurs sur le core business et la vision de l’entreprise.
  • Lier les personnes clefs à l’entreprise pour ne pas risquer de les voir partir en emportant avec eux une part significative de la valeur ajoutée de l’entreprise.
  • Fonder son avantage concurrentiel sur des technologies suffisamment complexes pour laisser le temps à l’entreprise de grandir avant que les concurrents ne la copient ou ne la retrouve. A défaut de savoir à l’avance si le succès sera au rendez-vous, travailler sur un portefeuille de technologies, et les évaluer régulièrement pour déterminer lesquelles méritent une focalisation des ressources.
  • Mettre en place des réunions en face à face avec chacun des employés, durant lesquelles ce sont ces derniers qui déterminent l’ordre du jour et font avancer l’entretien.

Et ces passages que je préfère laisser verbatim.

From the beginning at Intel, we planned on being big. Since we had already been fairly successful at Fairchild, anything less successful in our new venture would have been a disappointment. So, at the very beginning we recruited a staff that had high potential and that we thought would be around to run the company for some time. This is an opportunity that many start-ups miss. There is no better chance to train managers than in a start-up, where they have the opportunity to see the entire company as it grows. It starts small and simple; one can see all the operations as they get bigger. I think that people looking at start-ups, venture capitalists in particular, ought to push very strongly not to squander the opportunity to develop management during that time period.

(…)

Another thing we had learned along the way was to raise money before we needed it. One thing you find out after a little bit of experience as an entrepreneur is that the bank will lend you money as long as you don’t need it. You can sell stock as long as you really don’t have to. With good advice from directors such as Arthur Rock, we have always had plenty of capital on hand, so that we haven’t been hindered in our ability to raise more.

Vous trouverez l’article au complet sur le site de la Nobel Prize Foundation, ainsi qu’une interview de Gordon Moore datant de quelques jours sur le toujours très excellent Spectrum.

Bréviaire de l’entreprise : quelques informations intéressantes

Avantage fiscal pour la souscription au capital d’une PME

– Il s’agit d’une réduction d’impôts et non d’un crédit d’impôt !
– Il faut détenir les parts pendant 5 ans
– La réduction n’est calculée que sur le montant effectivement libéré (versé sur le compte de l’entreprise), dans la limite d’un plafond.

Sources :
Article 199 terdecies-O A et article 46 AI bis de l’annexe III du Code Général des Impôts.
Article 46 AI bis du Code Général des Impôts.
http://www.latribune.fr/info/Reduction-d-impot-sur-le-revenu-pour-souscription-au-capital-de-PME-~-IDD41F537E48791946C12574400055753C
http://haute-saone.cci.fr/page_article.php?idarticle=162

Un couple peut-il être associé unique d’une E.U.R.L. ?

– A priori un associé est une personne physique ou morale, or un couple n’étant ni l’un ni l’autre il faut que chaque conjoint soit actionnaire, même en cas de régime de la communauté universelle.
– Chaque conjoint actionnaire recevant sa quote-part de dividendes, le montant perçu est utilisable par l’autre conjoint en fonction du régime matrimonial du couple.

Sources :
http://www.apce.com/cid40746/entreprendre-en-couple.html?pid=335
http://www.apce.com/index.php?pid=652

Minimum de capitaux propres (ou fonds propres) requis par rapport au capital social dans une société commerciale

– Obligation de mettre en réserve chaque année 5% des bénéfices jusqu’à atteindre 10% du capital social.

Les capitaux propres représentent l’argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués sous forme de dividendes. Ils courent le risque total de l’entreprise : si celle-ci va mal, ils ne seront pas rémunérés (aucun dividende ne sera versé) ; si elle dépose son bilan, les porteurs de capitaux propres ne seront remboursés qu’après que les créanciers l’aient été intégralement, ce qui est très rarement le cas. Si elle va très bien au contraire, tous les profits leur reviennent.http://www.vernimmen.net/html/glossaire/definition_capitaux_propres.html

“Lorsqu’une entreprise a réalisé un résultat net positif au cours de l’année, elle a le choix entre distribuer ces bénéfices à ses actionnaires ou les mettre en réserve. Ces réserves sont au nombre de 3 :
– la réserve légale : un pourcentage fixe du résultat net est mis en réserve automatiquement. Cette réserve est obligatoire et fixée par la loi (sous certaines conditions), même si l’entreprise souhaite distribuer tous ses bénéfices à ses actionnaires;
– les réserves réglementées : les réserves réglementées peuvent être créées pour bénéficier d’avantages fiscaux notamment;
– les autres réserves : il s’agit de réserves décidées par le conseil d’administration et votées par l’Assemblée Générale. Leurs objectifs sont divers et variés.
http://www.edubourse.com/guide/guide.php?fiche=capitaux-propres

A la fin de chaque exercice l’entreprise détermine son résultat net, déficitaire ou bénéficiaire. Une fois défini, le résultat net, s’il est positif, est réparti entre les réserves et les dividendes à verser. Les sommes non affectées sont portées au poste “report à nouveau”.
le résultat net
Avant l’affectation de ce dernier, le résultat net apparaît dans les capitaux propres. Une fois affecté, le résultat net se répartira entre les réserves, les dividendes et le report à nouveau.”

– Les capitaux propres peuvent très bien être négatifs, ce qui arrive par exemple si l’entreprise réalise une perte supérieure au capital social versé initialement. Par exemple, vous versez 10 000€ de capital social à la constitution. Vos capitaux propres s’élèvent alors à ce montant. Si vous perdez 12000€ dans l’année, vos capitaux propres seront alors de -2000€. A noter que les dettes contractées n’entrent pas en déduction des capitaux propres.
– Des capitaux propres négatifs indiquent que l’entreprise ne parvient pas à générer suffisamment de revenu pour maintenir son activité. Elle court donc à la faillite. Exemple : http://www.manageo.fr/entreprise/rc/risque/specimen_risque/specimen_risque.htm
– Si les capitaux propres descendent en dessous de 50% du capital social, il est obligatoire de résoudre la situation par des bénéfices ou de recapitaliser la société (augmentation de capital par exemple, ce qu’a fait la Société Générale après l’affaire Kerviel qui l’a fait descendre sous les ratios de capitaux propres réglementaires) dans les deux ans, sans quoi il faudra déposer le bilan.

Si, du fait de pertes constatées dans les documents comptables, les capitaux propres de la société deviennent inférieurs à la moitié du capital social, les associés décident, dans les quatre mois qui suivent l’approbation des comptes ayant fait apparaître cette perte s’il y a lieu à dissolution anticipée de la société.
Si la dissolution n’est pas prononcée à la majorité exigée pour la modification des statuts, la société est tenue, au plus tard à la clôture du deuxième exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue, de réduire son capital d’un montant au moins égal à celui des pertes qui n’ont pu être imputées sur les réserves, si, dans ce délai, les capitaux propres n’ont pas été reconstitués à concurrence d’une valeur au moins égale à la moitié du capital social.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux sociétés en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire ou qui bénéficient d’un plan de sauvegarde ou de redressement judiciaire.
Article L223-42 du Code de Commerce

Wizzgo, la vraie télévision 2.0

Je découvre agréablement Wizzgo, une entreprise proposant ni plus ni moins ce qui manquait depuis si longtemps à notre brave télévision : un vrai magnétoscope intelligent pour ceux qui n’ont pas le temps de marcher jusque dans leur salon pour programmer l’enregistrement des trop rares programmes de qualité.

Le zapping est pour moi l’aboutissement de la débilité humaine, aussi salue-je avec ardeur cette heureuse initiative, française, dont les mérites semblent sans limite. Exit les traditionnelles conditions d’utilisation pénibles qui accompagnent des services a première vue prometteurs. Il sera enfin possible de consommer intelligemment et activement (fonctionnalités communautaires) la télévision, sans pour autant tomber dans les travers de la home made TV qui ne me paraît hélas qu’être le summum du voyeurisme, de la médiocrité ou du narcissisme.

Quant au business modèle, je ne me fais pas de soucis. En constituant une base d’utilisateurs fidèles, ils n’auront aucune difficulté à vendre ensuite des programmes archivés ou de la video on demand, voire éventuellement des coupures de pub. Le tout bien pensé à la base pour être compatible avec les appareils électroniques du public (même si l’ouverture des .mov avec quicktime pourra en dérouter plus d’un, ce format recèle de nombreuses qualités et est également installable via Quicktime Alternative).

Longue vie à Wizzgo ! Voilà un exemple d’une idée pas bien compliquée en mais d’une utilité évidente.
On regrettera juste qu’ils n’aient pas été diserts sur leur société (ah, les fameux corporate blogs).

Play as you dream

My dear friend and business associate Youcef wrote a very interesting post regarding lucid dreaming. I can’t help trying to go further with my own experience and to suggest what could be the next possible steps.

I have been pretty successful in controling lucid dreams, when they occur. What does that mean? Well, I am completely aware that I am dreaming, that I am in a parallel world. And I manage to keep on with the experience. I usually use two ways to achieve this and to remain in such an unusual state of consciousness:

The first one is to try thinking as if you were in a video game with objectives. From there, you can benefit from two useful consequences:
1. If I stopped dreaming, I couldn’t finish the game so that would become a serious pain. Lucid dreaming, as a game, is turned into a continuous necessity.
2. I can switch from “It’s not worth doing that if it’s only a dream” to “It’s worth because it’s a lot of fun and I am able to experience things that I could not in real life”. This is exactly why so many people love playing video games, so why not love playing dreaming games as well?
I am not saying we are talking about the same thing. If you have already experienced that kind of dreams, you may have noticed that GTA IV is to controlled trash dreams what Pong is to RL Tennis (RL Tennis is not a video game, it stands for “real life tennis”). Yes, dreaming is a huge technological breakthrough, its only drawback being that until now it has only been discovered and enjoyed by unconscious people.

The way you feel the world while dreaming is in fact in the holy grail of the whole video game industry. Input signals do not suffer from the hassle of steering wheels, keyboards, joysticks or even the latest wireless controller for gamers, let alone the Wiimote. No, this time you feed the game directly with your mind. You do not only control what you are doing, you also have a total control on your environnment. No need for cheat mode.
But we have not mentionned your perception of the game output. Far from your beloved narrow-angle television or 15,4″ computer screen, you feel immerged in the richest colorful and three-dimensional environment ever.
Yes, you are at the same time the gamemaster and the main player.

The second method is quite similar, but works especially well if your lucid dream is closer to a lucid nightmare, a very intellectual story (like giving an articulate talk in front of an assembly or having a very deep conversation with someone), or affective events (a love adventure, tragic drama with members of your family being killed…). The idea is to consider you are writing the scenario of a movie (or a book for those who are more conservative) and playing the main role. Unlike playing a game, you don’t necessarily need to achieve your objectives. You only have to make sure everything is consistent and the story is interesting.

Otherwise, and this leads us to what can still break a lucid dream, you are likely to say yourself “this is a sheet of bull” and wake up. Dreaming games are likely to virtually crash (like a blue screen of the death) for the same reasons: too many inconsistencies make you feel this is a total nonsense, or on the opposite, a too-good-to-be-true event. Usually I cannot sustain it, that’s a pity but it might be because it is to far from reality to be acceptable. You suddenly wonder: “Hey, I’m happy but when I wake up I will have to face a slightly ruder reality!”, which cause your fun level to go down the required threshold and you open your eyes.

Now, what remains to be discovered to go further with lucid dreaming? All what I have described are only handcrafted and not that easily controlled experiences. Especially, it is still very difficult to enable the lucid dreaming functionality of your brain. When it happens, you are happy, but that is not satisfying, IMHO.
So, the first step would be to understand better how we can activate lucid dreaming on the fly, on demand, without having to be sleeping before for long hours for example.
So next one could be to learn how we can physically influence the content of a lucid dream, so that we could schedule it on our computer before going to bed (or using the machine developed on step 1).
More ambitious would be to retrieve in RL the content of a lucid dream, or otherwise to interconnect people’s lucid dreaming, so that it may help step 4 happen someday.
This latest step is the matrix. I won’t explain it, just watch the movie.

This time we are the ones. Let’s not miss the opportunity to be the pioneers.

Générateur de logos 2.0

Je vous avais présenté dans un post précédent le générateur de nom d’entreprises 2.0.
Thomas nous avait fait découvrir en commentaire le générateur de logo 2.0.

Voici un générateur de logo 2.0 duquel semble s’inspirer le précédent générateur, vu qu’il propose cette fois de nombreuses options pour personnaliser le design final. On regrettera juste l’absence d’export au format vectoriel…

Ca se passe par ici : http://creatr.cc/creatr/

SmugMug, un service pas du tout gratuit, mais une stratégie payante

Sorry, this entry is only available in French. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in the alternative language. You may click the link to switch the active language.

Comment trouver sa place dans le domaine de la photo en ligne face à un mastodonte comme Flickr, et quand on a un nom pour le moins tordu ? Voici un article intéressant de Techcrunch sur le cas de Smugmug, que je n’ai pas essayé (je n’ai toujours pas racheté d’appareil photo et ceux que j’ai sont un peu cheaps), mais qui pourra éclairer sur les alternatives aux business modèles “all for free” qui paraissaient jusqu’alors incontournables :

Michael Arrington – SmugMug dimensionne automatiquement vos photos et vidéos; arrivée de la Haute définition également – 7/12/2007

SmugMug a lancé une nouvelle série de fonctionnalités qui fait de ce service un acteur de premier rôle dans le domaine du partage de photos en ligne.

Il s’agit tout d’abord d’une amélioration de l’interface utilisateur, très attractive. SmugMug a réalisé que les utilisateurs changent souvent la taille des fenêtres du navigateur et passent de l’une à l’autre, ce qui implique dimensionner les photos de façon dynamique, cette fonctionnalité est appelée “SmugMungous”

Changez la taille de la fenêtre de votre navigateur et la photo sera automatiquement re-dimensionnée en taille tout en gardant la bonne résolution. Le reste de l’interface de la page s’adapte également et des vignettes viennent s’insérer de façon dynamique en fonction de la place disponible. Mais SmugMug n’est pas seulement un service de photos; les vidéos hébergées par le service utilisent dorénavant la même fonctionnalité en fonction de la taille des fenêtres ouvertes.

Quelques autres nouvelles fonctionnalités qui concernent les vidéos. De la vidéo haute définition encodée en H.264 avec une taille maximum de 1280X720 peut-être hébergée et lue sur le lecteur SmugMug via QuickTime et bientôt en Flash. Si vous placez une video HD, elle sera directement encodée dans divers formats (“web”,”iPod/DVD” et “HiDef”).

Les collections de vidéos que vous pouvez partager sont exportables vers iTunes comme des podcasts afin que vos amis et proches puissent les regarder sur ordinateurs ou sur des appareils Apple. Et puis enfin, une interface iPhone compatible vidéo pour naviguer et regarder des vidéos via QuicKTime sur votre portable.

SmugMug est une entreprise familiale qui va célébrer aujourd’hui ses 5 ans d’existence. Ils disent posséder 450 000 clients payants et engendrer $10 millions de revenus par an. Pas de comptes gratuits chez SmugMug, les utilisateurs doivent payer un minimum de $40 par an mais ont accès à un stockage et une bande passante illimitée. La société n’a pas levé de fonds extérieurs et vu le cours des choses, n’en aura sans doute pas besoin.

Note d’Ouriel:
voilà la preuve qu’il est toujours possible de créer de belles sociétés dans un secteur encombré et sans investisseurs. J’avoue être admiratif devant ce genre de sociétés. Flickr devrait bientôt intégrer la vidéo à son service mais je trouve smugsmug plus avancé dans le traitement du service.

Au passage, je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent blog du CEO, Don MacAskill, et en particulier ce post. Je reviendrai d’ailleurs dessus très prochainement.

Pour une review assez complète de SmugMug, c’est par ici. Je dois dire que ça semble assez joli !

Facturation en ligne gratuite

Je découvre aujourd’hui bonnefacture.com un service simple mais diablement efficace pour qui a besoin de facturer ponctuellement sans garder des traces de toutes les opérations effectuées.

Au menu :

On n’est pas sur le même terrain que les ERP/CRM dont je parlais dans un précédent billet, mais ça reste tout de même très sympathique (et gratuit !).

Egalement intéressants : clicfacture.fr, un peu plus WYSIWYG, et monae.fr qui se présente comme un CRM plus complet.

Back in business

Me voilà de retour aux affaires, après une semaine au ski suivie de préparatifs puis vols vers le Mexique.

Le voyage ne s’est pas fait le plus simple du monde, à Francfort, tous les vols United Airlines ont été annulés suite à un contrôle de la FAA qui a révélé que les “fire suppression systems” sur l’appareil que je devais prendre n’étaient pas conformes. J’ai donc été rebooké sur un vol Lufthansa 3 heures plus tard à direction de Los Angeles (avec 11 heures de vol). J’en ai là-bas profité pour faire le tour de l’aéroport et respirer le bon air californien. Bon à savoir, dans ces cas là, n’hésitez pas à demander un “voucher” à la compagnie aérienne, pour manger gratuitement dans l’un des restaurants de l’aéroport (j’ai converti celui de 8€ que l’on m’avait donné à Francfort en 12$, ce qui m’a permis de faire une expérience culinaire inédite au MacDonald’s de l’aéroport de LA), mais aussi un billet d’avion gratuit ou une autre compensation du même genre ! La personne au guichet de United Airlines m’a ainsi fait savoir que je pouvais demander un vol AR domestique US gratuit… Je pense à l’instant qu’un vol Houston-Hawaii pourrait être sympa. Ou Washington-Bagdhad ?

La troisième partie du voyage vers Monterrey s’est faite sans encombre, malgré l’absence prévisible de mon bagage à l’arrivée. Heureusement, grâce aux codes barres présents sur les bagages, ils l’ont facilement localisés et fait expédier de sorte que je le récupère le lendemain soir. A Monterrey, j’ai d’abord logé à l’hôtel 5a Avenida pour 473 pesos par nuit, avec un checkout à 1PM. Cela m’a laissé le temps de sortir de la précarité et de retrouver aujourd’hui une situation relativement stable.

Le Tecnológico de Monterrey, et l’EGADE (Escuela de Graduados en Administración y Dirección de Empresas) sont très modernes, ils surpassent de loin bon nombre d’Ecoles françaises par leur qualité architecturale et le cadre de vie. Dans le campus se balladent des paons, des canards et autres espèces non identifiées. Pour Internet, c’est assez simple, il est partout. La maison où je suis est même équipée d’Internet via le Wimax (ego). Cela n’empêche pas le Mexique d’être un des pays où téléphoner coûte le plus cher au monde. Ils ont aussi une manie de proposer dans les cabines de téléphoner de manière illimitée en local pour 3 pesos (environ 19 cents), ce qui est assez pénible lorsque l’on sait être efficace au téléphone. Pas surprenant dans ces conditions que Carlos Slim soit le deuxième homme le plus riche du monde. Les Mexicains en ont plus honte qu’autre chose.

Autre curiosité, les voitures : moi qui devait être l’un des seuls en France à avoir une Chrysler Stratus voilà quelques mois (importée des USA via la base militaire de Kaiserslautern), il y en a ici à chaque coin de rue (j’aurais dû ramener mes pièces détachées non conformes en France et que j’ai dû remplacer, pour les revendre ici) ! Plus généralement, le parc de véhicule est probablement plus moderne qu’en France. Non que ce soit le portefeuille des autochtones qui soit bien garni (même si Monterrey est l’un des villes les plus riches d’Amérique centrale), mais qu’il semble bien que cela soit une marque plus forte de prestige social que chez nous (il faut dire que nos constructeurs ne nous gâtent pas vraiment en terme de design). J’avais déjà vu ça en Equateur, où les ménagent n’hésitent pas à s’endetter pour acheter un 4×4 à 80.000€.

Ayant discuté avec un chauffeur de taxi sur la régulation de leur secteur d’activité, j’ai été intéressé d’apprendre que là-bas une licence coûte environ 10000€, et qu’un business assez simple à mettre en oeuvre (pour un capitaliste), consiste à acheter ces licences à crédit, et à les louer avec une voiture à des personnes qui ne peuvent pas se permettre de tels investissements. Ainsi, la voiture et la licence sont autofinancées et certains taxistas parviennent à se constituer de jolies flottes de véhicules.

Enfin, le climat ici est un mélange du Texas et des Antilles, plus qu’un prolongement de celui de la Californie. L’air est assez chaud (entre 25 et 35°C) et légèrement humide (mais pas trop).

Je ne manquerai pas de poster ici des éléments insolites qui m’interpelleront durant ce séjour.

Google étoffe son offre de web apps avec Google Sites

Google Sites : voilà une initiative bien intéressante. L’on vient à se poser des questions sur la place de CMS comme Joomla ou Magento face à des applications web aussi intégrées, complètes, dynamiques et surtout collaboratives… L’articulation entre ces deux types de produits reste à déterminer. Il y a peut-être de quoi créer une start-up à quelques millions de dollars (rachetée par Google ?).

Voki : enfin de l’innovation !


Get a Voki now!

Il n’y a plus qu’à l’interfacer avec le Généroteur©.

Stage6 ferme ses portes

J’avoue que je ne comprends pas pourquoi ils ferment un service qui semblait si bien marcher. Un article de Numerama essaie d’en expliquer les raisons, mais cela me laisse pantois. Flash a l’avantage de l’interopérabilité (99% des visiteurs du blog de cette Fondation ont Flash), mais la qualité laisse souvent à désirer. Alors je verrais bien Youtube & Dailymotion au rang de pionnier des video social networks v.1 et stage6 à la version HD, que tout le monde attend (et avec de très bons taux de compression).

S’il le faut, je suis prêt à racheter Stage6 ! Avis aux dirigeants de DivX corp. s’ils passent sur ce blog. Je pensais à 1€ (avec le taux de change ils sont gagnants en ce moment), mais suis prêt à offrir en prime un petit bonus. Quant au financement des 1 millions mensuels de frais de fonctionnement, je les trouverai ! Ou je ferai un appel à don sur ce blog.

Stage6.com has been shut down. Thank you for supporting the service.

We created Stage6 with the mission of empowering content creators and viewers to discover a new kind of video experience. Ultimately, the continued operation of Stage6 was a very expensive enterprise that required an enormous amount of attention and resources that we at DivX are not in a position to continue to provide. There are a lot of other details involved, but at the end of the day it’s really as simple as that.

The DivX experience will continue, of course. Every day new DivX Certified devices arrive on the market making it easy to move video beyond the PC. Products powered by DivX Connected, our new initiative that lets users stream video, photos, music and Internet services from the PC to the TV, are hitting retail outlets. We remain committed to empowering content creators to deliver high quality video to a wide audience, and we’ll continue to offer services that will make it easy to find videos online in the DivX format.

It’s been a wild ride, and none of it would have been possible without the support of our users. Thank you for making Stage6 everything that it was.

Ps : j’avoue, je ne connaissais pas stage6 avant aujourd’hui, mais 17 millions d’utilisateurs mensuels eux le connaissaient.

Bebo devient AOL

 Et hop, j’en connais qui vont être contents.

Numerama.com | AOL rachète Bebo La rédaction, le Jeudi 13 Mars 2008 à 17h56

Nous avons évoqué le mois dernier le rachat de Bebo, pour un milliard de dollars. Les indications disponibles alors ne nous permettaient pas de définir l’identité de l’acquéreur. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on connaît son visage. Il s’agit d’AOL, filiale de Time Warner. Le portail communautaire n’a pas été racheté pour un milliard de dollars mais pour un peu moins que cela : 850 millions. Il entre en parfaite cohérence avec la stratégie d’expansion d’AOL, et devrait donc être intrinsèquement lié avec son célèbre logiciel de messagerie AIM.

La question est maintenant de savoir si Bebo gardera son entité propre, ou si il ne finira pas complètement digéré dans les machineries d’AOL car c’est ce qui est plus ou moins arrivé à ICQ. Pendant qu’AOL, qui l’a racheté, se concentrait sur le développement d’AIM, ICQ s’est vu peu à peu distancer par MSN ou Skype. Reste que Bebo profite d’une forte popularité au Royaume-Uni, et Irlande et en Nouvelle Zélande, et AOL ne devrait pas avoir trop de mal à l’entretenir, quitte à ce que cela soit fait au service de son petit protégé AIM.

Réseaux sociaux : déjà la reconversion ?

Je me demande si en 1999 on disait la même chose :-). Je crois que oui en fait, et les conséquences furent l’éclatement bien mérité d’une bulle. L’histoire se répétera-t-elle ? Il est clair qu’il n’y aura pas de la place pour tout le monde. Quant au business modèle centré sur la publicité, n’oublions pas que s’il est excellent en terme de facilité de mise en oeuvre, il dépend fortement de la conjoncture économique (cf. le CA de google sur les publicités affichées sur le moteur de recherche, qui a baissé récemment) car au final ce sont bien les annonceurs (donc les entreprises en général) qui payent la facture. Rappelons-nous jusqu’où la virtual economy était allée à un moment : un site A achetait de la pub sur le site B pointant vers A, qui lui-même en achetait sur le site A pointant vers B. Ajoutez un site C dans la chaîne, et vous construisez une jolie bulle spéculative avec des tours d’enchères, qui donnent des CA rondelets pour A, B, et C, mais sont totalement déconnectés de la valeur réellement produite.

Par David CastaneiraLe 26/02/2008 (22:10)

Le doute s’installe pour les réseaux sociaux. Phares de la toute proche année 2007 en matière d’innovation fonctionnelle et d’audience, les principaux réseaux mondiaux ouverts voient celle-ci s’effriter en ce début 2008. Brusque coup d’arrêt en Grande-Bretagne avec un recul respectif de 5, 5 et 2 % pour Facebook, MySpace et Bebo entre décembre et janvier 2008 selon l’institut Nielsen Online. Un même tassement – quoique moindre en valeur – est observé aux Etats-Unis sur janvier avec des reculs d’audience de 2 % pour FaceBook et Myspace, selon ComScore. Le constat est identique en France, avec des valeurs moins significatives.

Simple coup d’arrêt, maturité des utilisateurs, rationalisation des usages ou désaffection réelle ? Il semble trop tôt pour enterrer le phénomène mais la période est propice à un certain nombre de remarques.

Un modèle économique non avéré

Tout d’abord concernant la sur-valorisation économique des services. Au moment les plus fous, certains économistes évoquaient une valorisation à plus de 50 milliards de dollars pour Facebook. Quasiment deux fois le montant d’un Yahoo, symbole de la première génération des services Internet, à l’activité établie et aux marges prouvées quoique encore fragiles. Tout cela pour un potentiel d’audience très vite important, mais dont on peine à envisager la monétisation. Confronté à des publicitaires demandant toujours plus aux outils de diffusion de réclame – passant de la visibilité à la visibilité ciblée et désormais au ciblage comportemental (traquez comment vivent les internautes, je leur dirai quoi acheter) -, Facebook a tenté de vendre les profils de ses utilisateurs. Ce qui a suscité un tollé à l’automne de la part des utilisateurs. Du coup le réseau a dû reculer… et se chercher un nouveau modèle économique.

Jusqu’à présent, le succès publicitaire des réseaux sociaux est loin d’être garanti, comme le démontre la déception de Google avec MySpace. Fort d’un accord d’exclusivité triennal conclu avec le service – propriété de News Corp, le groupe du tycoon Rupert Murdoch – contre une garantie de revenus de 900 millions de dollars, la régie publicitaire monstre pensait avoir touché de l’or. Une déception in fine, apprend-on de la bouche même de Serge Brin, l’un des créateurs du moteur, pour qui le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, sans que l’on ait toutefois la moindre précision chiffrée. Google y croit toujours. Il a investi dans un gros réseau sud-américain ; son nom est régulièrement cité pour l’acquisition de Bebo, fortement implanté dans le monde anglo-saxon. Mais les montants alloués semblent plus raisonnables et surtout les formats publicitaires demandent à être retravaillés.

Des usages de moins en moins convaincants

Plus grave encore, les usages s’essoufflent également à grande vitesse. Une analyse (im)pertinente nous est donnée par Cory Doctorow, chroniqueur d’InformationWeek, pour qui les réseaux sociaux portent en germe leur autodestruction. En clair, plus le réseau s’élargit, plus de nouveaux « amis » vous sollicitent… et plus le risque grandit de voir apparaître des gens que vous auriez habituellement fui. Le réseau – reposant sur le “faire venir” – plutôt que de simplifier la vie a également tendance à alourdir les communications. Un module d’alerte sur votre PC vous prévient que vous avez un nouvel e-mail… vous prévenant qu’un information vous attend sur Facebook. Reste à espérer que cette dernière valait la peine, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans « des réseaux d’amis » souvent extrêmement élargis du fait de la nature virale des outils proposés.

Le problème de la sécurité

Au niveau professionnel ou dans le cadre d’échanges communautaires « sérieux » la sécurité demeure également un frein important. Longuement interrogés par notre confrère Infoworld, nombre d’experts s’accordent sur le trou béant en terme de distribution de malwares, de spams et autres adwares. Mais, selon eux, le pire reste à venir à travers les stratégies de long terme mises en place par ceux qui nous veulent du mal. Une approche quelque peu paranoïaque (RSSI est un métier difficile…) mais à la réflexion raisonnable quand on sait les sommes d’argent et l’énergie dépensées dans l’espionnage industriel ou les tentatives d’infiltration des organisations. Sans compter les usurpations d’identité. L’une d’entre elles vient de valoir plusieurs années de prison à un ressortissant marocain s’étant octroyé abusivement celle d’un membre de la famille royale. Les 23 et 24 janvier, une génération spontanée de Jérôme Kerviel plus ou moins réussis a vu le jour sur Facebook participant à l’émergence du statut de star du web pour le trader-fraudeur de la Société Générale.

Hypothèses sur l’avenir

Reste que les fonctionnalités qui ont vu le jour, les promesses d’interopérabilité avec les outils de communication existant autour d’Open Social (norme open source d’architecture de réseaux sociaux notamment poussée par Google) et les facilités d’usages qui ont conduit aux fulgurants succès d’audience que l’on sait, demeurent. Et si la publicité n’est – semble-t-il – pas l’avenir des réseaux, certains pensent déjà à la prochaine étape. Ainsi de service Internet grand public, les éditeurs pourraient bien devenir de gros fournisseurs… des entreprises. S’il lui faut au préalable répondre aux critiques concernant la sécurité, FaceBook y travaille déjà promettant pour dans quelques mois une version pro de son service. De petits éditeurs commercialisent déjà des solutions en marque blanche pour les sites de presse par exemple. Par ailleurs des réseaux de niche voient le jour. Plus privés, orientés autour d’un centre d’intérêt ou d’une communauté d’usage, ils sont moins pollués et pourraient devenir payants où le sont déjà. Au niveau applicatif, les fonctionnalités et les approches ergonomiques rencontrées sur les réseaux sociaux risquent fort de venir essaimer dans les outils collaboratifs ou dans les Intranet des entreprises. Là encore la sécurité sera clé.

Reste donc a savoir si le tassement de l’audience et la déception publicitaire se confirmeront dans les mois à venir. Et si la fulgurance du succès et de l’arrivée des premiers doutes – qui aura finalement empêché la création d’une bulle comme Internet en a déjà connu – auront raison du phénomène. Ou si les promesses fonctionnelles trouveront un débouché sous une forme à la fois plus pertinente et économiquement viable.

A quand une véritable offre IPBX mutualisé avec gestion web ?

Etude de cas intéressante : une association souhaite gérer ses appels entrants efficacement, généralement destiné à 3 personnes aux compétences différentes. Horaires d’appel, répondeur, sélection du correspondant selon un menu vocal, voilà une solution qui paraît évidente. Seulement, les personnes sont dispersées géographiquement et l’association n’a pas les moyens (ni intérêt) d’investir dans un équipement coûteux.

Afin de les aider, je propose donc de recourir à un service hébergé (cela vous rappelera sans doute un précédent billet concernant la comptabilité et la gestion commerciale). Décidemment le SaaS répond à moindre coût à un nombre croissant de besoins. Problème, ma recherche Google est assez infructueuse, le seul résultat relativement convaincant étant http://www.standardiste-virtuelle.com/, qui ne propose cependant pas de service immédiatement activable moyennant finance, alors qu’a priori aucun obstacle technique ne s’y opposerait. Recherche sur Google anglophone, clic sur de nombreux liens sponsorisés, mais rien non plus de convaincant.

Conclusion : il n’existe pas aujourd’hui de solution IPBX mutualisé digne de ce nom et accessible à n’importe qui, n’importe quand, avec activation immédiate, et un coût limité (quelques euros par mois), comme on aime bien dans les nouveaux services du web 2.0. Avis à ceux qui souhaitent se lancer sur ce crénau, je suis prêt à les financer.

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