Réchauffement climatique : obscurité ou obscurantisme ?

La complaisance dans un consensus mou n’est pas propice à l’établissement d’une vérité scientifique. Qu’on l’oublie, et c’est bientôt tout l’édifice qui s’écroule.

Le professeur Vincent Courtillot, géologue physicien et membre de l’académie des sciences, s’est incidemment intéressé de plus près au réchauffement climatique. Il vient au secours de la climatologie, en apportant aux théories à la mode une réfutabilité aussi essentielle que scandaleusement qualifiée d’hérésie par les médias, les politiciens, mais surtout ceux-là mêmes qui se prétendent en être les plus illustres experts.

Il est temps que la masse bascule. Les leaders d’opinion suivront. Il n’existe pas d’intérêt matériel pour une théorie ou pour une autre, simplement une égotisation massive des enjeux.
Les marchés boursiers nous y ont habitué : malheur à celui qui défie la tendance avant que tout le monde s’accorde à reconnaître que le roi est nu. Nous ignorons quand la bulle explosera, notre seule certitude est qu’une théorie coupée de ses fondements scientifiques finit toujours par tirer sa révérence. Il n’y aura pas de choc, pas de ruines, pas de victimes. La masse ne s’enrichit pas à cultiver son irréaliste culpabilité ; en devenant sa propre victime, elle appauvrit sa capacité à résoudre ses véritables problèmes.

Dans cette conférence donnée à l’Université de Nantes, Vincent Courtillot tente d’apporter une nouvelle lecture aux données brutes dont nous disposons, et qui ont été malmenées par des experts auto-proclamés pendant de si longues années. Loin du sensationnalisme d’un Al Gore ou de Channel 4, c’est ici un discours que l’on peut saluer tant pour sa rigueur que pour sa clarté. En un mot, une contribution véritablement constructive au débat, sans polémique. Ceux qui auront besoin de plus de détails pourront étancher leur curiosité en consultant les nombreuses références sur la page professionnelle de Vincent Courtillot.

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Se mettre au vert

Dans la famille des sites dont la prestance reflètent l’importance du sujet qu’ils traitent, je ne saurais que trop vous conseiller de vous ressourcer ici :

http://www.vert.fr/

C’est promis, le prochain billet (ou celui d’après) sera un brûlot.

Du mauvais rendement de Greenpeace France

Interview avec Frédéric Marillier, chargé de campagne Energie pour l’ONG Greenpeace France. Parue dans le Monde de ce jour.

Mais le nucléaire ne pourrait-il être une réponse en terme de chauffage face à la hausse du prix du fuel ?
Il faut d’abord savoir que le chauffage électrique est une vraie aberration du point de vue énergétique: on fait de la chaleur pour faire de l’électricité pour faire de la chaleur… et le rendement est très mauvais.

C’est la perle de cette interview que je vous laisse découvrir ici. Quand on donne parole à des gens comme cela dans nos journaux, inutile de se poser trop de questions lorsqu’on constate à quel point la volonté générale est amenée à prendre des décisions stupides (cf. le non au référendum en Irlande).
Rousseau, si souvent élevé au rang de grand gourou de la liberté et de la démocratie, doit se retourner dans sa tombe.

“Comment une multitude aveugle qui souvent ne sait ce qu’elle veut, parce qu’elle sait rarement ce qui lui est bon, exécuteroit-elle d’elle-même une entreprise aussi grande, aussi difficile qu’un système de législation ?” Contrat Social, L. II, chap.6, p.380.

Gaz à effet de serre : une conclusion pour hypothèse ?

Voilà un énième article tentant de démontrer au travers de découvertes “scientifiques” que la psychose écologisante qui sévit actuellement avec le CO2 est bien fondée.

Un graphique qui se veut sans appel vient rappeler la dure réalité de la corrélation entre concentration de gaz à effet de serre et température de la planète :

Corrélation Gaz à effets de serre et température

Bien, mais comment donc a-t-on établi la température des 800 000 dernières années ? Nos ancêtres n’ayant pas vécu en Antarctique et les techniques de mesure de la température ayant au plus deux siècles d’existence, la courbe en rouge est nécessairement le résultat d’un calcul indirect de la température à partir d’autres données. Et c’est là que le bât blesse, mais qui n’inquiète personne puisque tout le monde semble être content qu’une étude de plus cautionne le dogme ambiant : est-il donc si futile de ne pas s’intéresser à cette méthode de détermination de la température ?

Madame la Communauté Scientifique Consensuelle, afin de ne plus biaiser, tromper et manipuler, serait-ce trop demander que de prouver que le calcul indirect de la température ne fait en aucun cas appel à des méthodes et données liées de près ou de loin aux hypothèses “couramment admises” sur la relation de cause à effet entre concentration de gaz à effet de serre et température ?
Faute de réponse de votre part, doit-on considérer que vous avez pris pour hypothèse la conclusion que vous espériez, et ensuite constaté avec un semblant de stupeur que les conclusions de vos travaux, issues de ces hypothèses, coïncident parfaitement avec ce que vous essayiez de démontrer ?
Votre démonstration serait juste, je vous l’accorde, et ferait même de votre discipline une science exacte. Mais alors il ne faudrait alors pas que vous espériez rencontrer un plus grand écho dans notre monde que le mathématicien qui, puissant dans ses raisonnements, sait aussi rester humble et conscient du piège de la tautologie.