Hayek vs. Keynes – The Rap

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Hayek contre Keynes – VOSTfr
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Production et circulation des richesses

Mon vénérable ami Louis-Arnaud m’a transmis dernièrement une introduction de son crû aux principes macroéconomiques fondamentaux d’une économie comme celle de la France :

Visualiser L.A. – Production et circulation des richesses

J’invite cordialement tous ceux qui veulent proférer un peu moins d’inepties ou d’imprécisions lors des dîners mondains à lire attentivement ce qui y est présenté.

Le paquet fiscal 2009 vu par Colbert

L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris. — Jean-Baptiste Colbert

Quelles perspectives pour la France ?

Je me permets de vous inviter à lire cette chronique pleine de bon sens de Nicolas Baverez, tant on aimerait que les éléments mentionnés soient pris en compte par l’exécutif français. A défaut, je ne donne pas cher de ce pays pourtant si prometteur.

Etant expatrié, je vois d’autres problèmes ailleurs, mais ceux de la France ne me paraissent que plus aigus lorsque je vois avec quelle aisance d’autres pays mettent en place des solutions évidentes.

Après, quant à savoir jusqu’où le peuple français serait prêt à accepter ce bon sens et ce courage politique faisant aujourd’hui si cruellement défaut, je vous laisse à vos conjectures…

Le Point – 16/09/2008 – Travailler plus pour payer plus d’impôts – Nicolas Baverez

Le gouvernement admet ce que les Français ont depuis longtemps compris. Non seulement il n’y a pas de découplage, mais si les Etats-Unis ont transmis la vérole à la finance mondiale, c’est l’Europe qui développe la syphilis, sous la forme d’une violente récession liée à l’absence de politique contracyclique et à la politique monétaire de la BCE. Loin d’être épargnée par la crise, la France est touchée de plein fouet du fait du recul de sa compétitivité. En 2008 et 2009, il faut tabler sur 1 % de croissance, 3 % d’inflation, 8 % de chômage, 50 milliards d’euros de déficit commercial et 3 % de déficit public. La crise se heurte ainsi au processus de réforme engagé en 2007 et place la modernisation du pays en apesanteur. Le pouvoir d’achat ne peut que diminuer. Le volontarisme est pris à contre-pied par l’absence de toute marge de manoeuvre du fait de la dégradation des finances publiques. D’où la tentation de renouer avec les recettes du passé, en multipliant les mesures de circonstance qui menacent de ruiner la stratégie de redressement du pays.

Le RSA, qui devait lutter contre le chômage et favoriser le retour à l’activité en supprimant les trappes à pauvreté, a été dénaturé en revenu social sans activité. Il n’est plus qu’un super-RMI . Il se contentera de distribuer 2 milliards d’euros à 600 000 personnes sans limitation de durée. Il s’ajoute au RMI et à la PPE au lieu de s’y substituer, créant 1,5 milliard d’euros de transferts sociaux supplémentaires alors qu’ils atteignent le niveau record de 34 % du PIB. Enfin son financement, reposant sur la taxation des revenus fonciers et financiers en plein krach immobiliser et boursier, va déprimer davantage la consommation et l’investissement, détruisant des activités et des emplois.

Le Grenelle de l’environnement, qui devait réconcilier l’écologie et l’économie en favorisant une croissance verte, a été perverti en une usine à créer des dépenses publiques et des taxes sous l’égide d’un nouveau Gosplan. Des infra-structures au prêt à taux zéro en passant par les énergies renouvelables, l’amélioration de l’air intérieur ou la réduction du bruit, les programmes annoncés portent sur 4 à 5 milliards d’euros de dépenses publiques annuelles, sans hiérarchie ni priorité dès lors qu’aucune évaluation préalable n’a été conduite. Généralisation du bonus/malus des automobiles au liquide vaisselle, des pneus aux lingettes, des réfrigérateurs aux téléviseurs… Le foisonnement des normes écologiques entraînera une explosion des prix du logement, des transports et de l’énergie.

Nul ne conteste l’urgence de lutter contre l’exclusion ou de prendre en compte les contraintes d’un développement durable. Mais cela doit s’inscrire dans la stratégie de modernisation économique, axée autour de l’offre productive et de la réforme de l’Etat, et non pérenniser le modèle de décroissance alimentée par la dette publique. Or la multiplication des dépenses et des taxes nouvelles a pour conséquence immédiate de geler l’investissement et la consommation en pleine crise mondiale, alors que les exportations s’effondrent (de 6,5 % à 4 % des parts de marché mondiales en dix ans).

Les classes moyennes, en plus du krach immobilier, de la crise financière et de l’inflation, sont les premières victimes de ce choc fiscal , l’Etat se transformant, selon la prédiction de Tocqueville, en un « pouvoir immense et tutélaire » qui « couvre la société d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes » , qui « ne brise pas les volontés mais les amollit, les plie et les dirige, force rarement d’agir mais s’oppose sans cesse à ce que l’on agisse, ne détruit pas mais empêche de naître ».

La politique économique ne relève pas d’un tournant comme en 1983, car ses principes sont sains, mais du lancement d’une seconde étape des réformes pour répondre à la crise la plus dangereuse depuis les années 30. Les mesures conjoncturelles de soutien de la demande doivent être proscrites, car elles auraient pour seul effet d’accélérer le décrochage français, comme en 1975 ou en 1981. Le redressement économique comme la sortie de crise passent par trois maîtres mots. Le sens, indispensable pour donner un cap aux réformes. La cohérence des mesures et de l’action gouvernementales, encore plus indispensable dans la tempête : d’où la concentration autour des priorités que sont l’amélioration de la productivité d’une part, le contrôle strict des dépenses et des prélèvements publics d’autre part. La pédagogie, pour maintenir l’adhésion des Français au processus de modernisation. Autant d’antidotes à la politique du culbuto qui fut au principe du déclin français au cours des années Mitterrand-Chirac et dont le retour dresserait l’acte de décès du redressement du pays comme du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Du budget des Etats-Unis

Lorsqu’il s’agit de comparer les choix de développement de différents pays développés, en partie matérialisés par la répartition qu’ils font de leur budget, on ne peut hélas que déplorer que, partant peut-être de bonnes intentions, des sites vulgarisateurs comme :


donnent des informations erronées et partielles. Comment un internaute lambda pourrait-il juger de la pertinence ou de l’impertinence du budget alloué au State Children’s health insurance program, qui est forcément dérisoire par rapport au budget total de la protection sociale (Social Security, Medicare, Medicaid) ?

En présentant les données différemment, on verrait que les Etats-Unis allouent 1,5 fois plus de ressources à la protection sociale sous ses diverses formes qu’à la défense nationale. Ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose, le rôle essentiel d’un Etat devant selon moi (et Machiavel) se limiter précisément à la garantie de la sécurité des citoyens (ce qui ne l’empêche pas d’avoir un rôle régulateur pour promouvoir une égalité d’accès aux soins ou à l’éducation ; il serait temps de comprendre que l’argent n’a pas besoin de transiter par le Trésor public pour cela).

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Une bonne fois pour toutes, et cela n’a pas beaucoup changé ces dernières années, ni dans un sens ni dans l’autre (car si les dépenses militaires augmentent, le PIB aussi), la part du budget consacrée à la défense (Defense and Homeland Security) s’élève à 22% du budget fédéral. On est loin des 30% voire des 50% fréquemment invoqués comme argument d’autorité par des pseudos-experts lors de débats passionnés.

Le remboursement de la dette reste très raisonnable, à un peu plus de 8% (contre plus de 16% en France en 2007). Si les montants nominaux sont impressionnants, il y a lieu de relativiser eu regard au caractère marginal de ces “frais”. D’autant que si l’on en croit les perspectives selon George W. Bush, le gouvernement atteindra une rentabilité identique à celle d’une franchise McDonald’s à succès d’ici 2013 (10%):

Budget Totals (Billion USD) 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Receipts 2,568 2,521 2,700 2,931 3,076 3,270 3,428
Outlays 2,730 2,931 3,107 3,091 3,171 3,222 3,399
Deficit(−)/Surplus(+) −162 −410 −407 −160 −95 +48 +29

Qui a dit que M. Bush était un mauvais gestionnaire ? Diplômé de Yale et titulaire d’un MBA de Harvard, il sait que l’on ne peut jurer que par le discounted cash flow (qui ici reste négatif, mais au rythme où la situation se redresse, l’investissement deviendra rentable à partir de 2015).

President Bush holds up a computer with his E-Budget for the cameras during a Cabinet meeting Monday, Feb. 4, 2008.

Pour plus de détails, on se délectera des informations officielles sur le budget 2009 disponibles sur la section du site de la Maison Blanche consacrée à l’Office of Management and Budget.

Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont plus qu’à aller se rhabiller avec leurs timides objectifs d’équilibre budgétaire d’ici 2012.

Bréviaire de l’entreprise : quelques informations intéressantes

Avantage fiscal pour la souscription au capital d’une PME

– Il s’agit d’une réduction d’impôts et non d’un crédit d’impôt !
– Il faut détenir les parts pendant 5 ans
– La réduction n’est calculée que sur le montant effectivement libéré (versé sur le compte de l’entreprise), dans la limite d’un plafond.

Sources :
Article 199 terdecies-O A et article 46 AI bis de l’annexe III du Code Général des Impôts.
Article 46 AI bis du Code Général des Impôts.
http://www.latribune.fr/info/Reduction-d-impot-sur-le-revenu-pour-souscription-au-capital-de-PME-~-IDD41F537E48791946C12574400055753C
http://haute-saone.cci.fr/page_article.php?idarticle=162

Un couple peut-il être associé unique d’une E.U.R.L. ?

– A priori un associé est une personne physique ou morale, or un couple n’étant ni l’un ni l’autre il faut que chaque conjoint soit actionnaire, même en cas de régime de la communauté universelle.
– Chaque conjoint actionnaire recevant sa quote-part de dividendes, le montant perçu est utilisable par l’autre conjoint en fonction du régime matrimonial du couple.

Sources :
http://www.apce.com/cid40746/entreprendre-en-couple.html?pid=335
http://www.apce.com/index.php?pid=652

Minimum de capitaux propres (ou fonds propres) requis par rapport au capital social dans une société commerciale

– Obligation de mettre en réserve chaque année 5% des bénéfices jusqu’à atteindre 10% du capital social.

Les capitaux propres représentent l’argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués sous forme de dividendes. Ils courent le risque total de l’entreprise : si celle-ci va mal, ils ne seront pas rémunérés (aucun dividende ne sera versé) ; si elle dépose son bilan, les porteurs de capitaux propres ne seront remboursés qu’après que les créanciers l’aient été intégralement, ce qui est très rarement le cas. Si elle va très bien au contraire, tous les profits leur reviennent.http://www.vernimmen.net/html/glossaire/definition_capitaux_propres.html

“Lorsqu’une entreprise a réalisé un résultat net positif au cours de l’année, elle a le choix entre distribuer ces bénéfices à ses actionnaires ou les mettre en réserve. Ces réserves sont au nombre de 3 :
– la réserve légale : un pourcentage fixe du résultat net est mis en réserve automatiquement. Cette réserve est obligatoire et fixée par la loi (sous certaines conditions), même si l’entreprise souhaite distribuer tous ses bénéfices à ses actionnaires;
– les réserves réglementées : les réserves réglementées peuvent être créées pour bénéficier d’avantages fiscaux notamment;
– les autres réserves : il s’agit de réserves décidées par le conseil d’administration et votées par l’Assemblée Générale. Leurs objectifs sont divers et variés.
http://www.edubourse.com/guide/guide.php?fiche=capitaux-propres

A la fin de chaque exercice l’entreprise détermine son résultat net, déficitaire ou bénéficiaire. Une fois défini, le résultat net, s’il est positif, est réparti entre les réserves et les dividendes à verser. Les sommes non affectées sont portées au poste “report à nouveau”.
le résultat net
Avant l’affectation de ce dernier, le résultat net apparaît dans les capitaux propres. Une fois affecté, le résultat net se répartira entre les réserves, les dividendes et le report à nouveau.”

– Les capitaux propres peuvent très bien être négatifs, ce qui arrive par exemple si l’entreprise réalise une perte supérieure au capital social versé initialement. Par exemple, vous versez 10 000€ de capital social à la constitution. Vos capitaux propres s’élèvent alors à ce montant. Si vous perdez 12000€ dans l’année, vos capitaux propres seront alors de -2000€. A noter que les dettes contractées n’entrent pas en déduction des capitaux propres.
– Des capitaux propres négatifs indiquent que l’entreprise ne parvient pas à générer suffisamment de revenu pour maintenir son activité. Elle court donc à la faillite. Exemple : http://www.manageo.fr/entreprise/rc/risque/specimen_risque/specimen_risque.htm
– Si les capitaux propres descendent en dessous de 50% du capital social, il est obligatoire de résoudre la situation par des bénéfices ou de recapitaliser la société (augmentation de capital par exemple, ce qu’a fait la Société Générale après l’affaire Kerviel qui l’a fait descendre sous les ratios de capitaux propres réglementaires) dans les deux ans, sans quoi il faudra déposer le bilan.

Si, du fait de pertes constatées dans les documents comptables, les capitaux propres de la société deviennent inférieurs à la moitié du capital social, les associés décident, dans les quatre mois qui suivent l’approbation des comptes ayant fait apparaître cette perte s’il y a lieu à dissolution anticipée de la société.
Si la dissolution n’est pas prononcée à la majorité exigée pour la modification des statuts, la société est tenue, au plus tard à la clôture du deuxième exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue, de réduire son capital d’un montant au moins égal à celui des pertes qui n’ont pu être imputées sur les réserves, si, dans ce délai, les capitaux propres n’ont pas été reconstitués à concurrence d’une valeur au moins égale à la moitié du capital social.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux sociétés en procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire ou qui bénéficient d’un plan de sauvegarde ou de redressement judiciaire.
Article L223-42 du Code de Commerce

Manifestations de lycéens : une contestation rituelle et idéologique

Vous me pardonnerez de n’avoir pas écrit moi-même de tribune sur le sujet, mais Pierre Schweitzer, de Liberté Chérie, le fait avec suffisamment de précision ici pour que la Fondation Erwin Mayer décide porter sa voix. Les enjeux sont si importants, et pourtant on ne peut qu’être pessismiste sur la non détermination de nos ministres face à ce qui devrait être tout simplement maté.

Mardi 15 Avril, les lycéens ont manifesté pour la cinquième fois en deux semaines, réunissant à chaque fois plusieurs milliers de personnes. Ils protestent contre l’annonce par le Ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, de la suppression de 11 200 postes d’enseignants dans les lycées à la rentrée prochaine. Les principales organisations lycéennes, l’Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) sont à l’initiative de ce mouvement. Depuis ils ont été rejoints avec enthousiasme par les syndicats d’enseignants, FSU en tête, et par des organisations de parents d’élèves.

Dans les médias ce conflit se présente comme une bataille d’arguments, souvent numériques. Xavier Darcos insiste sur la baisse du nombre de lycéens, que personne ne conteste [1] : 19 000 élèves de moins dans le second degré en 2007, un nombre en baisse constante depuis 1994. Il souhaite en profiter pour faire des économies dans un ministère qui représente 22% du budget de l’Etat français : 120 Milliards d’euros en 2007 [2] selon le site officiel du ministère, ce qui représente le premier budget de l’Etat. Le site se félicite même d’avoir un budget en hausse continuelle (+1,32% en 2007) et ajoute que le budget a été multiplié par 1,8 en euros constants depuis 1980.

Les lycéens quant à eux réclament plus de professeurs en croyant ainsi améliorer la qualité de l’enseignement dispensé. Ils soulignent ensuite le renversement de tendance démographique qui fait qu’actuellement le nombre d’élèves en primaire augmente et au collège l’augmentation devrait avoir lieu à la rentrée 2008, ce qui se répercutera inévitablement au lycée. Enfin les organisations syndicales s’inquiètent de la réduction des débouchés pour les professeurs en formation. Hélas cette bataille d’arguments est tout à fait stérile et occulte les vraies questions posées par cette mesurette.Le premier élément dont on ne parle jamais est le plaisir évident que les lycéens prennent à descendre dans la rue. Entre suivre des cours comme tous les jours et descendre avec ses copains et copines dans la rue en chantant et en faisant la fête, le choix est vite fait pour le lycéen lambda (mais on notera que si le lycéen rate volontiers les cours, aucune manifestation n’a eu lieu le week-end ou dans les académies actuellement en vacances). Ajoutez à cela les discours des syndicats de lycéens exhortant leurs camarades à entrer en résistance contre la casse de notre beau système et vous obtenez des lycéens gonflés à bloc, partagés entre le plaisir de manifester et la sensation d’être utile au reste de la société en luttant pour la préservation du système. Chaque mouvement social dégage un romantisme qui attire très fortement les lycéens, majoritairement de gauche. Enfin les lycéens savent parfaitement que pas un seul gouvernement depuis des décennies n’a su résister aux démonstrations de force syndicales. Dans ces conditions ils auraient tort de se priver ! Faire chuter une réforme, ou mieux, un ministre, est devenu un véritable rite de passage pour chaque génération de lycéens imprégnés malgré eux de pensée socialiste.Deuxièmement l’échec du système d’éducation public, « gratuit », et centralisé. Cet échec peut se mesurer de différentes manières. Que ce soit l’illettrisme qui atteint 9% de la population contre moins de 8% à la fin du dix-neuvième siècle[3], ou encore les efforts déployés par les parents de tous les milieux sociaux qui se battent pour inscrire leurs enfants dans les lycées publics les plus réputés ou tout simplement dans des établissements privés. Ou enfin la violence qui ne cesse d’augmenter, le climat général qui se dégrade et le manque de moyens alors que le budget augmente. Comme partout et en tous temps l’argent public est mal dépensé, car il n’y a aucun impératif d’efficacité. L’argument qui consiste à dire que l’éducation serait forcément déficitaire est faux. Le déficit étant bien financé par ailleurs, au total on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a. Une bonne gestion des ressources matérielles, des effectifs, et une meilleure adéquation des programmes avec les besoins de formation permettraient de rendre l’éducation parfaitement rentable. C’est pourquoi il est urgent d’instaurer la concurrence dans le système scolaire en France. Pour que chaque établissement puisse déterminer de façon autonome ses besoins en professeurs et en matériel tout en optimisant la réussite des élèves, et donc son propre succès. Pour un enseignement non politisé, ne dépendant plus de l’idéologie des professeurs tout puissants, mais plutôt pragmatique et adapté aux besoins réels de la société.

Il est impératif d’instaurer une réelle concurrence entre établissements : c’est le seul moyen de les pousser à obtenir de meilleurs résultats et à satisfaire la demande légitime des parents en matière d’éducation de leur enfant. Aujourd’hui l’Etat enseigne naturellement aux enfants ce qui lui est favorable : obéissance fiscale pour « l’intérêt général », défense inconditionnelle des systèmes publics de santé et de retraite pourtant en faillite depuis longtemps, mise en valeur du rôle de l’Etat dans l’histoire, etc. Mis en concurrence, les établissements les plus mal réputés voyant fuir leurs élèves se verront obligés de se remettre en question et de fournir une éducation au niveau de l’attente des élèves et de leurs parents. Par ailleurs chacun reconnaît qu’il n’existe pas de méthode de gestion uniformément applicable à tous les lycées, mais qu’au contraire la liberté pour un lycée de se gérer lui-même conduirait à une meilleure prise en compte des spécificités.

Et que feraient alors les parents n’ayant pas les moyens d’inscrire leur enfant dans un établissement privé ? Liberté Chérie propose le système des chèques éducation (voir notre argumentaire « Enseignement ») : une aide de l’Etat utilisable seulement pour des dépenses de scolarité. Ainsi l’accès à l’éducation serait garanti, mais chacun pourrait mesurer le coût des dépenses éducatives dans un système libre. Car faire croire que l’éducation est gratuite est un mensonge éhonté. Chaque lycéen coûte en moyenne 10 140 euros par an. Cette somme est intégralement payée par les parents via l’impôt et l’endettement de l’Etat. Mais noyées dans la masse des prélèvements obligatoires dont personne ne connaît la destination, ces dépenses passent inaperçues et trop de Français croient encore que l’éducation est gratuite parce que l’Etat l’a décidé. Ils en payent pourtant jusqu’au dernier centime. La situation risque d’empirer en attendant une prise de conscience suivie de véritables réformes, débarrassées de l’éternelle peur de fâcher les syndicats et autres professionnels de la banderole et du haut-parleur.


[1] http://media.education.gouv.fr/file/82/0/5820.pdf
[2] http://media.education.gouv.fr/file/97/1/20971.pdf
[3] Jean-Pierre Pélissier et Danièle Rébaudo, « Une approche de l’illettrisme en France », Histoire et mesure, XIX – N° 1/2 – Varia, mis en ligne le 15 juin 2007, référence du 16 avril 2008, disponible sur : http://histoiremesure.revues.org/document816.html.

Composition du prix d’un billet de cinéma

Voilà un article très intéressant sur la répartition des recettes cinématographiques. Ainsi, on remarque que pour qu’un film soit rentable aux producteurs, ils doivent faire rentrer au moins deux fois leur budget.

(more…)

Nouveautés sur l’imposition des revenus de capitaux mobiliers 2007

Quelques nouvelles de notre chère (on se comprend) fiscalité française des revenus de capitaux mobiliers :

Les dividendes encaissés à compter du 1er janvier 2008 pourront désormais faire l’objet d’un prélèvement libératoire au taux de 18% (soit 29% avec les prélèvements sociaux). En pratique, cette possibilité ne devrait intéresser que les contribuables les plus fortement imposés recevant un montant élevé de dividendes dans l’année. A noter : même si le prélèvement libératoire n’est pas choisi (les dividendes sont alors à inclure dans la déclaration annuelle), les prélèvements sociaux s’appliquent désormais à la source (les sociétés et banques verseront des dividendes nets). Plus nombreux, en revanche, sont les contribuables concernés par l’impôt sur les plus-values de cession de valeurs mobilières dont le taux est alourdi à 18% (soit 29% avec les prélèvements sociaux). Pour adoucir cette hausse d’impôt, le seuil de cession au-delà duquel les plus-values deviennent taxables est relevé à 25.000 euros : tant que le total de vos ventes de valeurs mobilières (actions, obligations, fonds et sicav…) ne dépasse pas 25.000 euros dans l’année, vous n’avez aucune taxe à payer. Enfin, les autres produits d’épargne concernés par le prélèvement libératoire à 16% voient aussi le taux augmenté à 18 % (obligations, titres du Trésor, comptes sur livrets bancaires, etc.). A noter que pour les produits d’épargne solidaire automatiquement reversés à des organismes d’intérêt général, le taux du prélèvement libératoire est de 5% au lieu de 18% (soit 16% avec les prélèvements sociaux).

PGI/ERP en ligne

En cours de constitution d’une société, nous recherchons naturellement les meilleurs outils informatiques. Quelle surprise de constater la pauvreté de l’offre software as services en matière de comptabilité/gestion commerciale/etc.

Voici un récapitulatif des quelques services disponibles, vraisemblablement peu matures et qui peinent à convaincre :

  • Zefyr, ne propose pas de version de démonstration utilisable immédiatement, se destine à devenir un PGI (progiciel de gestion intégré), la qualité du site jette des doutes sur le sérieux de l’entreprise (l’apparence joue beaucoup dans ce domaine). Le prix de l’offre logicielle est assez élevé (compter 120€ par mois pour l’ensemble des services).
  • SAP Business by Design, probablement sympathique, mais clairement pour des structures d’une taille déjà significative (133€ mensuels par utilisateur, avec une vingtaine d’utilisateurs minimum). S’il est efficace, nous nous tournerons peut-être vers ce type de solution dès que nous aurons atteint le seuil critique.
  • ecount.fr, qui hélas se limite à la comptabilité (impossibilité de générer des factures en ligne par exemple).
  • iBIZA, avec un skin très joli (pompé de Microsoft Office 2007), et une véritable interface logicielle faisant oublier qu’on est dans un navigateur web, mais qui ne sait pas faire autre chose que de la comptabilité.

Et je termine par les plus aboutis à mon sens :

  • Idylis, issue d’un cofondateur de Ciel, avec une offre complète, mais peut-être un peu trop onéreuse dans sa version PGI (270€ par an par utilisateur), surtout avec 100 Mo de base de données maximum (possibilité d’uploader des pièces justificatives ?).
  • Itool, racheté par EBP, et proche de Idylis. A noter que le site http://www.comptable-en-ligne.fr/ l’inclut dans son offre de mission comptable.

Ces deux derniers “ASP” ne proposent cependant pas de véritable adossement à un cabinet d’expertise comptable, ce qui oblige à trouver par ailleurs un cabinet, on ne peut donc pas parler de véritable expertise comptable en ligne.

Avis à ceux qui souhaitent combler les trous, je pense qu’il y a là matière à innover, en particulier pour les TPE (quand même plus de 50% des entreprises créées en France chaque année). Idéalement, l’objectif serait de proposer un site permettant à un créateur d’entreprise de TOUT faire par Internet quant à l’immatriculation, l’administration, la gestion commerciale, et le management. Mais il faut reconnaître qu’il y a du pain sur la planche, vu la complexité et l’instabilité du tissu réglementaire français. Peut-être y a-t-il un marché plus simple et plus utile à proposer de manière automatique, et fiable, la domiciliation à l’étranger de tout ce qui peut l’être (avec constitution d’une simple succursale en France pour être en conformité avec la législation du travail).