Un premier modèle de picoprojecteur enfin sur le marché ?

Assurément une technologie qui gagnera à être implémentée dans les téléphones portables et PDA. Allez, je fais un pronostic : d’ici 2020, elle équipera la moitié des appareils sur le marché.

Optoma: un pico projecteur dans une poche
Le groupe spécialisé dans les projecteurs Optoma vient d’officialiser la présentation de son pico projecteur, utilisant la technologie DLP de Texas Instruments.Présenté initialement et en avant première à l’occasion du salon InfoComm2008 à Las Vegas, l’appareil incorpore une batterie et exploite une nouvelle puce DLP Pico, bien évidemment, DLP oblige, développée par Texas Instruments.

Le projecteur portable permet de projeter des images d’une taille comprise entre 50 et 70 centimètres de diagonale, équivalente à celle d’un téléviseur standard. L’appareil peut être transporté librement, même dans une poche de pantalon, puisqu’il pèse seulement 115g.

Exploitant la technologie LED pour la lampe, le pico projecteur affiche un niveau de contraste de 800:1. Selon Optoma, il sera disponible dès la rentrée prochaine sur le marché français.

Source: HD-Numérique
Illustration: Optoma

Home, sweet home, an ideal target for industrial spying?

Je considère la sécurité informatique (et la sécurité des informations en général) comme un secteur à très fort potentiel. Que ce soit d’un côté ou de l’autre… Innovation’s coming. Voilà un article intéressant de Spectrum sur le sujet :

Who Might Be Spying On You?

There were three interesting inter-related stories today, one appearing in the Wall Street Journal, one in the USA Today, and the third one in the LA Times. The USA Today story is about the warning being given by national security agencies to business executives and federal officials planning to attend the Beijing Olympic Games on the need for securing their laptops and other electronic devices. These unnamed agencies, it is claimed, are warning that Chinese agents are likely to attempt to steal secrets or plant malware in US visitors electronic devices in order to be able to hack into US computer networks.

As I noted a short time ago, this is thought to have happened to Commerce Secretary Carlos M. Gutierrez’s laptop on a trip to China last year.

The Chinese state that the accusations are baseless fabrications.

The Wall Street Journal’s story is about the increasing demand for counter-spy technology. It says that in April of this year, “car maker Porsche AG disclosed it had found a baby-monitoring device concealed behind the hotel sofa of its president and chief executive Wendelin Wiedeking, last fall during his trip to Wolfsburg, Germany, for meetings with executives at Volkswagen AG.”

By one account, demands for counter-spy sweeps have increased by 25% per annum over the past two years, and that about 10% of the time, something is found.

In addition, as told in the story,

“Companies also are increasingly worried about economic and industrial espionage by foreign governments and companies. Kroll Inc., a risk-control consulting company that is a unit of insurance brokerage Marsh & McLennan Cos. Inc., says inquiries in Japan have doubled in the past year. Associate Managing Director David Nagata, who is based in Tokyo, counsels visitors to have their hotel rooms swept for listening devices prior to check-in and make sure they’re secured from unauthorized entry. For super-secret matters, he suggests closed-circuit cameras to monitor hallway traffic and an alarm that beeps when someone approaches the room.”

The story also notes that in spite of all these elaborate precautions, they’re often “undone by executives chatting on unsecured cellphones with Bluetooth headsets and tapping on unencrypted laptops.”

The best laid plans … which brings me to the LA Times story. This one is about a study released today by Verizon Communications Inc. claiming that two-thirds of the “thefts of sensitive information from corporations occur when the victimized companies don’t know what data they have, where they have it or who has access to it.”

The study also claims that “criminal gangs are targeting individuals inside call centers, because they have access to hundreds or thousands of companies.”

Dans un registre plus prosaïque par exemple, que penser de la protection WEP par défaut des routeurs Infinitum (service ADSL de Telmex) ? N’importe qui peut trouver la clef en moins de 15 minutes (et je parle bien du délai pratique, en théorie cela peut être beaucoup plus rapide). Au menu :

  • Longueur de clef de 40 bits
  • Pas de stratégie d’authentification réelle, puisqu’on peut exécuter une attaque aireplay -1 sans même qu’une station soit connectée
  • Des frames beacons envoyées à tour de bras
  • Un mot de passe du routeur égal au numéro de téléphone de l’abonné

A côté, la “sécurité” offerte par défaut avec toutes les Livebox vendues en France est extraordinaire : rendez-vous compte, il faudra tout de même une petite heure de dur labeur pour trouver la clef WEP par défaut, et accéder ensuite via le simple couple admin/password à l’administration du routeur, et pire, sur http://www.orange.fr, accéder sans même se logguer au compte du détenteur de l’accès Internet.

La sécurité en entreprise c’est bien, mais pourquoi se prendre la tête s’il suffit d’aller sniffer du paquet à la porte de la villa d’un innocent PDG.

Gordon Moore: The Accidental Entrepreneur

Je viens de lire un article autobiographique de Gordon Moore publié sur le site officiel de la Nobel Prize Foundation, particulièrement intéressant quant aux enseignements de cette fabuleuse épopée à Fairchild et Intel :

J’ai relevé ces conseils hautement profitables pour toute start-up ambitieuse :

  • Constituer une équipe de personnes talentueuses capable d’innovations.
  • Penser “produit” dès le départ : qu’est-ce qui au final va bien pouvoir parvenir au consommateur ?
  • Mettre en place une organisation complète (R&D, fabrication, vente) dès que les premiers prototypes sont fonctionnels, en maintenant un lien fort entre les trois départements.
  • Anticiper les conséquences à moyen terme de l’emprise potentielle des investisseurs sur le core business et la vision de l’entreprise.
  • Lier les personnes clefs à l’entreprise pour ne pas risquer de les voir partir en emportant avec eux une part significative de la valeur ajoutée de l’entreprise.
  • Fonder son avantage concurrentiel sur des technologies suffisamment complexes pour laisser le temps à l’entreprise de grandir avant que les concurrents ne la copient ou ne la retrouve. A défaut de savoir à l’avance si le succès sera au rendez-vous, travailler sur un portefeuille de technologies, et les évaluer régulièrement pour déterminer lesquelles méritent une focalisation des ressources.
  • Mettre en place des réunions en face à face avec chacun des employés, durant lesquelles ce sont ces derniers qui déterminent l’ordre du jour et font avancer l’entretien.

Et ces passages que je préfère laisser verbatim.

From the beginning at Intel, we planned on being big. Since we had already been fairly successful at Fairchild, anything less successful in our new venture would have been a disappointment. So, at the very beginning we recruited a staff that had high potential and that we thought would be around to run the company for some time. This is an opportunity that many start-ups miss. There is no better chance to train managers than in a start-up, where they have the opportunity to see the entire company as it grows. It starts small and simple; one can see all the operations as they get bigger. I think that people looking at start-ups, venture capitalists in particular, ought to push very strongly not to squander the opportunity to develop management during that time period.

(…)

Another thing we had learned along the way was to raise money before we needed it. One thing you find out after a little bit of experience as an entrepreneur is that the bank will lend you money as long as you don’t need it. You can sell stock as long as you really don’t have to. With good advice from directors such as Arthur Rock, we have always had plenty of capital on hand, so that we haven’t been hindered in our ability to raise more.

Vous trouverez l’article au complet sur le site de la Nobel Prize Foundation, ainsi qu’une interview de Gordon Moore datant de quelques jours sur le toujours très excellent Spectrum.

120V vs. 230V : un concours d’électrocution

Tout a commencé par une question simple : pourquoi 230V ?

Je ne pouvais par la même occasion m’empêcher de me demander : pourquoi est-ce le double que les Etats-Unis ? Pourquoi les tensions électriques domestiques diffèrent-elles suivant les zones géographiques ?

Tensions électriques domestiques dans le monde

Tensions électriques domestiques dans le monde

Chronologiquement, il fallait d’abord se pencher sur le cas des Etats-Unis et a fortiori de l’Amérique du Nord pour trouver quelle fut la première tension électrique domestique choisie, et pourquoi.

“The penalty of leadership”

Les pionniers ont le privilège du choix, mais aussi l’impossibilité de se baser sur l’expérience pour le rendre optimal. Il semblerait que les Etats-Unis en aient ici fait les frais.

L’électricité était tout d’abord destinée à l’éclairage, via les ampoules mises au point par Thomas Edison (alias sa société General Electric), ainsi qu’aux moteurs. C’est ce même Edison qui déploya les premiers réseaux de courants continu (DC) suite à l’obtention d’un brevet en 1882. Ceux-ci avait pour particularité d’être constitués de générateurs alimentant un réseau de distribution formé d’épais câbles conducteurs, et jamais distants de plus de 1 ou 2 kilomètres des clients. L’ensemble du réseau fonctionnait avec la même tension que celle appliquée aux bornes des appareils électriques finaux. Une lampe de 100V était ainsi reliée à un générateur de 110V, les 10V supplémentaires étant généralement perdus durant le transport. Le voltage (anglicisme pour tension électrique) était donc choisi en fonction des besoins des appareils connectés, en l’occurrence principalement les lampes. Celles-ci avaient été spécialement conçues pour que les filaments de carbone supportent une centaine de volts, afin de fournir un éclairage performant mais surtout compétitif face aux traditionnelles ampoules à gaz. 100V n’étaient en outre pas considérés comme présentant un risque majeur d’électrocution pour les utilisateurs.

Le système de distribution était de type monophasé 3 fils (3-wire, single-phase, mid-point neutral system) à +110V, 0V et -110V, devant ainsi permettre de réduire la quantité de cuivre utilisée à intensité constante.

Cependant, mes calculs aboutissent à la conclusion que cela ne change rien, un facteur m’aurait-il échappé ?
En effet, cela revient à répartir l’intensité entre le + et le -, chaque fil ayant une tension absolue de 110V. Avec un seul fil transportant le courant et de tension 220V, la perte est de P = RI² (car P = UI et U = RI), P étant la puissance (donc multipliée par une durée le nombre de joules dissipées), U la tension, I l’intensité et R la résistance du fil. Avec deux fils, la perte est de P = R_2*(I/2)²+R_2*(I/2)² = R_2*I/2. Si R_2 = R_1, on a bien R_2*I²/2 < R_1*I², mais on utilise deux fois plus de cuivre !
Pour diviser au moins par deux la quantité de cuivre utilisée (le câble peut être assimilé à un cylindre), à longueur constante, il faut diviser le diamètre des câbles au moins par racine de 2.
Or, la résistance d’un fil est inversement proportionnelle à l’aire de sa section, c’est à dire au carré de son diamètre (si le fil a une section circulaire). Par conséquent, à longueur constante, si l’on divise le diamètre de chaque câble par racine de 2, on multiplie par 2 sa résistance et ayant ainsi R_2 = 2*R_1, on a finalement R_2*I²/2 = R_1*I², c’est-à-dire aucun gain par rapport à un système monophasé 2 fils.

Toujours est-il que les lampes pouvaient fonctionner entre soit +110 soit -110V et le conducteur neutre à 0V, ce dernier ne servant qu’à transporter la différence de courant entre les sources + et - (unbalanced current).

Malgré cette supposée innovation d’un système monophasé 3 fils (dont je ne vois pas l’intérêt), la perte de tension liée à la résistance des fils de cuivre était si haute que les générateurs ne pouvaient être à plus d’1 mile de la charge. Et des voltages plus importants ne pouvaient pas être si facilement utilisés avec le système de courant continu (DC), défendu par Edison durant la Guerre des courants, car il n’existait tout simplement pas de technologie efficace et à prix raisonnable permettant de réduire significativement la tension (transformateur).

Suite à la victoire in extremis de Westinghouse et Nicola Tesla (voir ici les détails de cet épisode épique de l’histoire de l’électricité), instituant le règne du courant alternatif (AC), le paysage électrique américain changea significativement. Un des principaux avantages du courant alternatif était de pouvoir facilement transformer un très haut voltage en un bas voltage, et donc de permettre le transport de l’électricité sur des grandes distances à très haut voltage (jusqu’à 765kV sur certaines lignes) avec des pertes bien moindre (divisée par le carré de l’augmentation du voltage, à courant constant, d’après la loi d’Ohm U=RI²). Mais malgré la préconisation de Tesla d’utiliser un voltage de 240V (suite à des recherches théoriques), presque suivie (220V) par la plupart des pays d’Europe (qui en étaient encore aux balbutiements de l’électricité et ne faisaient donc pas face à un coût rhédibitoire), aux Etats-Unis il était déjà trop tard pour changer la tension domestique de 120V (au total 240V) mise en place par Edison et pour laquelle tous les équipements ménagers avaient été conçus.

On notera toutefois que Westinghouse suivit la recommandation de Tesla concernant la fréquence utilisée (60 Hz, c’est à dire 60 changements de sens du courant par seconde), qui avait été auparavant méprisée par Edison pour lequel Tesla travaillait. Malgré ses 220V (étant aujourd’hui devenus 230V pour réduire encore les pertes et dans un souci d’harmonisation européen), l’Europe et bien d’autres pays n’ont hélas pas adopté cette fréquence, une juste revanche pour les Etats-Unis, vu les conséquences significatives de ce mauvais choix.

When the German company AEG built the first European generating facility, its engineers decided to fix the frequency at 50 Hz, because the number 60 didn’t fit the metric standard unit sequence (1,2,5). At that time, AEG had a virtual monopoly and their standard spread to the rest of the continent. In Britain, differing frequencies proliferated, and only after World War II the 50-cycle standard was established. A mistake, however.

Not only is 50 Hz 20% less effective in generation, it is 10-15% less efficient in transmission, it requires up to 30% larger windings and magnetic core materials in transformer construction. Electric motors are much less efficient at the lower frequency, and must also be made more robust to handle the electrical losses and the extra heat generated. Today, only a handful of countries (Antigua, Guyana, Peru, the Philippines, South Korea and the Leeward Islands) follow Tesla’s advice and use the 60 Hz frequency together with a voltage of 220-240 V. Source

Cela étant, les Etats-Unis peuvent tout à fait obtenir du 240V de leurs prises électriques. La plupart des climatisation, frigidaires, et autres appareils grands consommateurs d’électricité sont ainsi reliés aux deux fils de 120V et -120V (soit 240V de différentiel), plutôt qu’à l’un des deux et au neutre. Les appareils peu gourmands quant à eux se satisfont d’une tension de 120V (source). La plupart des appareils européens nécessitant un transformateur AC/DC (ordinateurs portables, lampes halogènes…), puisqu’ils ont de toutes façons un boîtier dédié à la transformation du courant, acceptent généralement le 120V et le 50Hz. Mais ce ne serait probablement pas le cas d’une machine à laver.

Quant aux prises américaines délivrant une tension de 240V, il n’est pas conseillé de brancher des équipements européens dessus car le système de 240V aux Etats-Unis est réparti sur 2 fils de tension opposée contre 1 seul de 230V en Europe (source, une justification théorique serait cependant bienvenue). Attention, malgré cette séparation en deux fils autour du neutre pour le système américain, il reste cependant bien monophasé (2 fils n’impliquent pas du diphasé). D’ailleurs, en Europe la tension maximum disponible est en réalité de 400-460V (230V sur chaque fil) ! Pour l’exploiter (la pompe à chaleur installée chez mes parents par exemple a besoin d’un tel voltage), il est généralement nécessaire de passer en triphasé, c’est à dire demander un raccord à l’opérateur d’électricité sur 3 phases et adapter son système électrique domestique en conséquence. Un dispositif vorace pourra ainsi être branché sur 2 phases (différentiel de 400-460V) plutôt que sur une seule et le neutre (différentiel de 230V) (Source).

3-wire monophase system in the USA and in Europe
3-wire monophase system in the USA and in Europe

Dans quelles prises électriques est-il le plus conseillé d’insérer ses doigts ?

Ayant donc constitué une réponse satisfaisante à ma question initiale, et appris de nombreuses choses au passage sur les générateurs et autres sujets liés de près ou de loin (Tyrannie des liens hypertextes), je me devais alors de répondre définitivement à un nouveau problème pour lequel je fus surpris par la pléthore d’informations souvent spéculatives, incomplètes ou erronées : le 120V est-il moins dangereux que le 230V ?

Vous comprendrez qu’un “oui” ou un “non” ne sont pas de nature à combler ma curiosité, pas plus que le fait d’insérer mes doigts dans la prise de courant mexicaine 120V à 40 cm de mon clavier d’ordinateur (mes doigts sont trop gros de toute façon).

Dans mon infinie miséricorde, je vais vous épargner tous les arguments spécieux en faveur du 120V, et vous exposer mes conclusions, que j’espère n’être enfin ni spéculatives, ni incomplètes, ni erronnées. Peut-être sauverai-je ainsi des vies ;-).

Encore une fois, nous partirons de la loi d’Ohm. Nous savons que lorsqu’un humain relié à la terre touche un conducteur électrique de tension U, la tension traversant son corps est précisément de U. En revanche, le courant le traversant en revanche n’est pas nécessairement égal à l’intensité I du conducteur. Comme pour n’importe quel appareil électrique, le courant “tiré” (drawn) du circuit est dérivé de U = RI, où R est la résistance des appareils électriques jalonnant ce circuit. On a I = U/R. Ce qui est sûr ici, c’est que le courant “tiré” ne peut être supérieur à I.

Si elle est particulièrement néfaste du fait de l’entrée en résonance avec le système nerveux la fréquence d’inversion du sens du courant alternatif (50 Hz en Europe, 60 Hz en Amérique du Nord et dans quelques autres pays), les effets ne sont pas significatifs pour 10 Hz de différence (même si 60 Hz est considéré comme plus néfaste). On notera simplement qu’avec un tel courant alternatif, la fibrillation cardiaque peut advenir avec un courant aussi faible que 60 mA, contre 300 à 500 mA pour le courant continu (source). C’était l’un des arguments mis en avant par Edison lors de la Guerre des Courants, allant jusqu’à électrocuter des animaux sur la place publique pour prouver la dangerosité de l’AC, et rebaptiser le terme “électrocuté” en “westinghoused”.

Grâce à la relation I = U/R, et sachant que les dommages subis par un organisme électrocuté augmentent avec l’ampérage le traversant, il ne nous manque plus que R (résistance du corps, fixe) pour calculer I en fonction des différents voltages. Selon des sources concordantes, celle-ci varie entre 1 000 Ohms (peau humide), 10 000 Ohms (peau sèche) et même jusqu’à 100 000 Ohms (peau très sèche).

On obtient ainsi le tableau suivant :


Tension

Intensité de courant traversant le corps

I si R = 1 000

R = 10 000

R = 100 000

120V

120 mA

12 mA

1,2 mA

230V

230 mA

23 mA

2,3 mA

On remarque immédiatement que l’intensité I disponible a en réalité peu d’importance pour évaluer le danger des prises électriques. En effet, même si l’intensité délivrée par le 230V est environ deux fois inférieure à celle délivrée par du 120V, l’ordre de grandeur est toujours l’ampère (A) voir la dizaine d’ampères, ce qui équivaut quasiment à un courant infini disponible pour s’électrocuter (il suffit de quelques dizaines de milliampères pour subir une électrocution létale, ce qui est bien en-dessous du courant disponible, aussi bien avec le système 120V que 230V). Au mieux peut-on peut-être penser qu’avec du 230V, l’ampérage disponible (10A pour une installation domestique standard) serait insuffisant pour tuer un pachyderme à la peau épaisse. Pour l’homme, ce n’est donc pas parce que la division par deux de la tension sur le réseau est compensée par le doublement de l’ampérage disponible que la quantité d’énergie absorbée en cas de choc est identique. On évince là une des assertions spécieuses avancées par de nombreuses bonnes volontés sur les sites de type “Yahoo Q&A”.

Ainsi, pour un ampérage disponible sur le réseau dans les deux cas bien supérieur au courant létal, le 230V est dans l’absolu deux fois plus dangereux que le 120V. Dans la pratique, il convient bien sûr d’apprécier l’effet de seuil (Source) :


Courant électrique (mA)

Effet physiologique

1 mA

Seuil à partir duquel un choc est ressenti, douleur

5 mA

Seuil maximum de courant non dangereux

10-20 mA

Contraction musculaire soutenue. Impossible de lâcher le câble par exemple.

50 mA

Interférences ventriculaires, difficultés respiratoires

100 300 mA

Fibrillation ventriculaire. Létal.

6000 mA

Contraction ventriculaire soutenue suivie d’un rythme cardiaque normal.

Ce sont les paramètres d’un défibrillateur cardia que. Paralysie respiratoire temporaire et brûlures internes possibles

On peut donc en conclure que si globalement le 120V limite les risques d’électrocution mortelle (dans le cas d’une peau suffisamment sèche), cela ne reste probablement qu’un effet positif statistique, et ne saurait encourager les utilisateurs à moins de prudence avec le 120V par rapport au 230V. D’autant que les dommages physiologiques dépendent en grande partie de la durée de contact avec le conducteur ! Si votre main, même relativement sèche, enserre un câble américain pendant 10 secondes, vous aurez très certainement la chance de pouvoir vous plaindre directement auprès de M. Edison !

Play as you dream

My dear friend and business associate Youcef wrote a very interesting post regarding lucid dreaming. I can’t help trying to go further with my own experience and to suggest what could be the next possible steps.

I have been pretty successful in controling lucid dreams, when they occur. What does that mean? Well, I am completely aware that I am dreaming, that I am in a parallel world. And I manage to keep on with the experience. I usually use two ways to achieve this and to remain in such an unusual state of consciousness:

The first one is to try thinking as if you were in a video game with objectives. From there, you can benefit from two useful consequences:
1. If I stopped dreaming, I couldn’t finish the game so that would become a serious pain. Lucid dreaming, as a game, is turned into a continuous necessity.
2. I can switch from “It’s not worth doing that if it’s only a dream” to “It’s worth because it’s a lot of fun and I am able to experience things that I could not in real life”. This is exactly why so many people love playing video games, so why not love playing dreaming games as well?
I am not saying we are talking about the same thing. If you have already experienced that kind of dreams, you may have noticed that GTA IV is to controlled trash dreams what Pong is to RL Tennis (RL Tennis is not a video game, it stands for “real life tennis”). Yes, dreaming is a huge technological breakthrough, its only drawback being that until now it has only been discovered and enjoyed by unconscious people.

The way you feel the world while dreaming is in fact in the holy grail of the whole video game industry. Input signals do not suffer from the hassle of steering wheels, keyboards, joysticks or even the latest wireless controller for gamers, let alone the Wiimote. No, this time you feed the game directly with your mind. You do not only control what you are doing, you also have a total control on your environnment. No need for cheat mode.
But we have not mentionned your perception of the game output. Far from your beloved narrow-angle television or 15,4″ computer screen, you feel immerged in the richest colorful and three-dimensional environment ever.
Yes, you are at the same time the gamemaster and the main player.

The second method is quite similar, but works especially well if your lucid dream is closer to a lucid nightmare, a very intellectual story (like giving an articulate talk in front of an assembly or having a very deep conversation with someone), or affective events (a love adventure, tragic drama with members of your family being killed…). The idea is to consider you are writing the scenario of a movie (or a book for those who are more conservative) and playing the main role. Unlike playing a game, you don’t necessarily need to achieve your objectives. You only have to make sure everything is consistent and the story is interesting.

Otherwise, and this leads us to what can still break a lucid dream, you are likely to say yourself “this is a sheet of bull” and wake up. Dreaming games are likely to virtually crash (like a blue screen of the death) for the same reasons: too many inconsistencies make you feel this is a total nonsense, or on the opposite, a too-good-to-be-true event. Usually I cannot sustain it, that’s a pity but it might be because it is to far from reality to be acceptable. You suddenly wonder: “Hey, I’m happy but when I wake up I will have to face a slightly ruder reality!”, which cause your fun level to go down the required threshold and you open your eyes.

Now, what remains to be discovered to go further with lucid dreaming? All what I have described are only handcrafted and not that easily controlled experiences. Especially, it is still very difficult to enable the lucid dreaming functionality of your brain. When it happens, you are happy, but that is not satisfying, IMHO.
So, the first step would be to understand better how we can activate lucid dreaming on the fly, on demand, without having to be sleeping before for long hours for example.
So next one could be to learn how we can physically influence the content of a lucid dream, so that we could schedule it on our computer before going to bed (or using the machine developed on step 1).
More ambitious would be to retrieve in RL the content of a lucid dream, or otherwise to interconnect people’s lucid dreaming, so that it may help step 4 happen someday.
This latest step is the matrix. I won’t explain it, just watch the movie.

This time we are the ones. Let’s not miss the opportunity to be the pioneers.

Big Dog revisited

Where is truth?



SmugMug, un service pas du tout gratuit, mais une stratégie payante

Comment trouver sa place dans le domaine de la photo en ligne face à un mastodonte comme Flickr, et quand on a un nom pour le moins tordu ? Voici un article intéressant de Techcrunch sur le cas de Smugmug, que je n’ai pas essayé (je n’ai toujours pas racheté d’appareil photo et ceux que j’ai sont un peu cheaps), mais qui pourra éclairer sur les alternatives aux business modèles ”all for free” qui paraissaient jusqu’alors incontournables :

Michael Arrington - SmugMug dimensionne automatiquement vos photos et vidéos; arrivée de la Haute définition également - 7/12/2007

SmugMug a lancé une nouvelle série de fonctionnalités qui fait de ce service un acteur de premier rôle dans le domaine du partage de photos en ligne.

Il s’agit tout d’abord d’une amélioration de l’interface utilisateur, très attractive. SmugMug a réalisé que les utilisateurs changent souvent la taille des fenêtres du navigateur et passent de l’une à l’autre, ce qui implique dimensionner les photos de façon dynamique, cette fonctionnalité est appelée “SmugMungous”

Changez la taille de la fenêtre de votre navigateur et la photo sera automatiquement re-dimensionnée en taille tout en gardant la bonne résolution. Le reste de l’interface de la page s’adapte également et des vignettes viennent s’insérer de façon dynamique en fonction de la place disponible. Mais SmugMug n’est pas seulement un service de photos; les vidéos hébergées par le service utilisent dorénavant la même fonctionnalité en fonction de la taille des fenêtres ouvertes.

Quelques autres nouvelles fonctionnalités qui concernent les vidéos. De la vidéo haute définition encodée en H.264 avec une taille maximum de 1280X720 peut-être hébergée et lue sur le lecteur SmugMug via QuickTime et bientôt en Flash. Si vous placez une video HD, elle sera directement encodée dans divers formats (”web”,”iPod/DVD” et “HiDef”).

Les collections de vidéos que vous pouvez partager sont exportables vers iTunes comme des podcasts afin que vos amis et proches puissent les regarder sur ordinateurs ou sur des appareils Apple. Et puis enfin, une interface iPhone compatible vidéo pour naviguer et regarder des vidéos via QuicKTime sur votre portable.

SmugMug est une entreprise familiale qui va célébrer aujourd’hui ses 5 ans d’existence. Ils disent posséder 450 000 clients payants et engendrer $10 millions de revenus par an. Pas de comptes gratuits chez SmugMug, les utilisateurs doivent payer un minimum de $40 par an mais ont accès à un stockage et une bande passante illimitée. La société n’a pas levé de fonds extérieurs et vu le cours des choses, n’en aura sans doute pas besoin.

Note d’Ouriel:
voilà la preuve qu’il est toujours possible de créer de belles sociétés dans un secteur encombré et sans investisseurs. J’avoue être admiratif devant ce genre de sociétés. Flickr devrait bientôt intégrer la vidéo à son service mais je trouve smugsmug plus avancé dans le traitement du service.

Au passage, je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent blog du CEO, Don MacAskill, et en particulier ce post. Je reviendrai d’ailleurs dessus très prochainement.

Pour une review assez complète de SmugMug, c’est par ici. Je dois dire que ça semble assez joli !

Monoxyde de dihydrogène et bioénergie : le nouvel eldorado du catastrophisme écologiste ?

C’est une étude particulièrement intéressante que vient de publier le Virginia Water Resources group. Lorsque les gens se seront lassés du CO2, ce sera peut-être bientôt au tour du très néfaste monoxyde de dihydrogène d’être enfin, et légitimement, sur la sellette. Il peut être utile de rappeler certains de ses effets néfastes :

  • Des décès dûs à l’inhalation accidentelle, même en faibles quantités.
  • L’exposition prolongée à sa forme solide entraîne des dommages graves des tissus.
  • L’ingestion en quantités excessives donne lieu à un certain nombre d’effets secondaires désagréables, bien que ne mettant pas habituellement en cause le pronostic vital.
  • Le monoxyde de dihydrogène est un constituant majeur des pluies acides.
  • Sous forme gazeuse, il peut causer des brûlures graves.
  • Il contribue à l’érosion des sols.
  • Il entraîne la corrosion et l’oxydation de nombreux métaux.
  • La contamination de dispositifs électriques entraîne souvent des court-circuits.
  • Son exposition diminution l’efficacité des freins automobiles.
  • A été trouvé dans des biopsies de tumeurs et lésions pré-cancéreuses.
  • Est souvent associé aux cyclones mortels survenant notamment dans le centre des États-Unis.
  • Des variations de température du monoxyde de dihydrogène sont soupçonnées de contribuer au phénomène climatique El Niño.

Pour plus de détails sur usages du monoxyde de dihydrogène, référez-vous au site DHMO.org, un peu extrémiste sur les bords, mais très objectif, ce qui est assez rare pour un site écologiste.

Selon l’étude du VWRG, le monoxyde de dihydrogène est cette fois-ci accusé d’être abondamment utilisé lors de la production de biocarburants. A l’état gazeux, c’est près de 1 293 033 600 litres de cette substance qui sont consommés pour produire l’énergie utile à maintenir les lumières allumées dans seulement 1000 foyers américains moyens (1000 kWh). Là où une énergie propre comme le gas naturel, n’en use que 38 litres à l’état liquide. La prochaine fois que vous allumerez une ampoule de 60 W, pensez qu’en 12 heures, ce sera ainsi en moyenne près de 80 664 litres de monoxyde de dihydrogène à l’état gazeux qui auront été consommés.

Vous trouverez plus de détails sur les conclusions troublantes de cette étude dans cet excellent article de Spectrum.

A l’heure où la croissance des biocarburant est plus rapide que celle des OGM, et où l’accroissemment de la demande en bioéthanol et biodiesel provoque une hausse des prix des matières premières alimentaires sans précédent dans l’histoire, on est en droit de se demander pourquoi nos gouvernements et les médias s’attachent à masquer ce pan essentiel d’une réalité moins agréable que celle des fantasmes écologiquement corrects.

Croissance des biocarburants dans le monde

Source : Panorama 2007 de l’IFP “Quel avenir et quelle place pour les biocarburants ?”

L’avenir du soutien scolaire voire du e-learning ?

LE MONDE | 19.04.08 - Les professeurs virtuels réagiront aux émotions des élèves

Elle s’appelle Eve. Elle porte les cheveux courts, des vêtements sport, enseigne les mathématiques et est spécialisée dans l’aide individuelle. Mais elle est loin d’être un professeur comme les autres. Eve est un personnage virtuel : plus qu’un simple logiciel, un avatar très perfectionné capable de détecter, grâce à une webcam, les réactions de son élève et d’adapter sa pédagogie.Conçu pour les classes d’école primaire par le laboratoire du docteur Abdolhossein Sarrafzadeh, chercheur à l’université Massey d’Auckland (Nouvelle-Zélande), ce système de “tutorat affectif” (Affective Tutoring System, ATS) fonctionne grâce à une base de données d’environ 3 000 vidéos, réalisées auprès de trois professeurs dispensant leurs cours à des élèves âgés de 8 à 9 ans. Gestuelle, paroles et expressions de ces derniers ont été soigneusement décryptées et décodées. Résultat : Eve peut savoir si son élève est angoissé, perdu, en colère… et même s’il triche en comptant sur ses doigts ! La prof virtuelle réagit en conséquence en s’adressant à l’élève avec une voix humaine, agrémentée d’un sourire, d’un geste ou d’une attitude adéquats. Sans prendre véritablement de décisions, elle reproduit ce qu’auraient fait des humains dans une même situation.

“En tant qu’enseignant, je change souvent ma pédagogie quand je sens que les étudiants ne suivent pas. Je pose parfois une question ou reviens sur ce que je disais précédemment en donnant davantage d’explications”, indique le docteur Sarrafzadeh, pour qui, “quand nous témoignons d’une émotion devant quelqu’un, nous nous attendons à ne pas être ignoré”. A ses yeux, la même exigence pourrait être espérée des ordinateurs.

Aboutissement d’un travail de sept ans, ce nouveau système en est pour l’instant au stade du prototype. Mais, selon son créateur, Eve pourrait intervenir dans certaines écoles de Nouvelle-Zélande d’ici un an ou deux, dans une version améliorée. L’équipe du docteur Sarrafzadeh travaille en effet à étendre son système de reconnaissance émotionnelle à de nouveaux gestes, ainsi qu’à la voix de l’élève, à son regard… et même à son pouls, qui pourrait être mesuré grâce à une souris intelligente.

Eve devrait également élargir ses compétences à d’autres disciplines que les mathématiques. Et peut-être apprendre à améliorer son savoir-faire professionnel au fil des cours. A l’heure où la formation à distance et le tutorat en ligne sont en plein essor, les perspectives du système ATS pourraient donc être multiples. Y compris dans des domaines tels que la sécurité, la santé ou le commerce électronique.

What Can You (Legally) Take From the Web?

Intellectual property law has a history of clashing with new technologies. In the early 1900s, for example, when player pianos were all the rage, the U.S. Supreme Court decided that the perforated music rolls fed into player pianos were not music—essentially because they didn’t look like sheet music and performed a mechanical function. The ruling meant that sellers of the music rolls did not infringe the copyrights of the composers whose music was played by means of the rolls. The copyright law was eventually changed to address that unfair situation, but the copyright/technology clash has continued with the advent of video players, Napster, and CD burners. Read more.

Art: J.D. King

Let’s hope I do not infringe any copyright by introducing you to this article, published in the excellent IEEE Spectrum magazine.

Devenez astronaute

Vendredi 11 Avril 2008 - Techno-sciences.net

Des astronautes européens travaillant désormais dans le laboratoire Columbus à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et le nouveau véhicule ravitailleur ATV de l’ESA ayant fait sa première livraison à l’ISS, les activités européennes de vols habités sont entrées dans une ère nouvelle. Le temps est venu pour l’ESA de rechercher de nouveaux talents afin d’étoffer son corps d’astronautes en vue des futures missions avec équipage à destination de l’ISS, de la Lune et au-delà.

Pour en savoir plus sur la procédure, cliquez ici.

x.com et les noms de domaine à une lettre

En travaillant avec l’API Paypal, je suis tombé sur un nom de domaine plutôt étrange : http://integrationwizard.x.com/ecpaypal/main.php

Oui, vous ne rêvez pas, il s’agit de x.com. Très rassurant pour un site de paiement en ligne sécurisé.

J’ai donc fait mes petites recherches, et il s’avère que dans l’histoire du web, seuls 6 sites profitent d’un domaine constitué d’une seule lettre : i.net, q.com, q.net, x.com, x.org et z.com. Ces noms ont été déposés une première fois, avant la décision doctobre 1993. A cette date, Jon Postel éditait les standards dans le secteur (Internet Official Protocol Standards, RFC 1540) qui ont justement bloqué ces noms un peu hors du commun (voir la fiche sur le sujet sur l’encyclopédie libre, Wikipedia).

Dernièrement, c’est Google qui a déposé le nom de domaine g.cn, afin de mieux s’implanter en Chine. Voir cet article de Clubic.

Avions en papier lancés depuis l’espace

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

L’expérience est vraiment envisagée : des astronautes - japonais - devraient bientôt lancer des avions en papier depuis la Station Spatiale Internationale ! Ce projet d’apparence farfelue n’a pas pour but de battre le record du vol le plus long mais de rechercher des moyens économiques pour récupérer des objets revenant de l’espace.

Lire l’article ici

Préparation d'un avion en papier pour un test en soufflerie. Crédit : Université de Tokyo.

Préparation d’un avion en papier pour un test en soufflerie. Crédit : Université de Tokyo.

ASIN to EAN converter

Since I was needing such a product codes converter and I couldn’t find one on the web, I have decided to do it by myself… It’s always a challenge to learn a new API (here I used Amazon Web Services). But when it works fine, you are really API (thanks Youcef for the pun)!

If this tool was helpful for you, don’t hesitate to let me know by posting a comment. If you think you were lucky to find it, don’t forget to thank Good on http://www.kamashanti.org.

Please feel free to report any bug you might encounter, or suggest improvements. The source code is not publicly released but upon request I could reveal it.

Google étoffe son offre de web apps avec Google Sites

Google Sites : voilà une initiative bien intéressante. L’on vient à se poser des questions sur la place de CMS comme Joomla ou Magento face à des applications web aussi intégrées, complètes, dynamiques et surtout collaboratives… L’articulation entre ces deux types de produits reste à déterminer. Il y a peut-être de quoi créer une start-up à quelques millions de dollars (rachetée par Google ?).

Voki : enfin de l’innovation !


Get a Voki now!

Il n’y a plus qu’à l’interfacer avec le Généroteur©.

Les technologies sans-fil selon Darty

Souhaitant renouveler mon installation home cinéma, j’ai décidé de me tourner vers un magasin assez spécialisé, du moins avant d’acheter éventuellement sur Internet. Je me suis donc dit que Darty pourrait m’apporter une expertise dans ce domaine. En découvrant un système 5.1 avec enceintes arrières sans-fil, je demande avec une once d’espoir s’il n’y aurait pas besoin de fils électriques. Cela fait tellement de temps que je suis de près les technologies allant de ce sens que j’essaie d’y croire. Mais étant seulement écrit sur le descriptif ”Transmission infrarouge”, je me demande bien comment il serait donc soudain possible de faire transiter 250 Watts dans les airs dans un rayon de 10m. Tout fier, le vendeur m’indique alors que ce système est bien entièrement sans-fil, il vérifie sommairement l’enceinte et déclare “vous voyez, il n’y a pas de câblage électrique prévu, c’est vraiment du sans-fil”. Et d’ajouter “ce n’est pas vraiment de l’infrarouge, c’est une technologie proche de celle utilisée dans les claviers et souris sans-fil d’ordinateur”. 

La technologie est décidemment formidable. Je m’en vais de ce pas ôter les piles de ma souris Microsoft.

Stage6 ferme ses portes

J’avoue que je ne comprends pas pourquoi ils ferment un service qui semblait si bien marcher. Un article de Numerama essaie d’en expliquer les raisons, mais cela me laisse pantois. Flash a l’avantage de l’interopérabilité (99% des visiteurs du blog de cette Fondation ont Flash), mais la qualité laisse souvent à désirer. Alors je verrais bien Youtube & Dailymotion au rang de pionnier des video social networks v.1 et stage6 à la version HD, que tout le monde attend (et avec de très bons taux de compression).

S’il le faut, je suis prêt à racheter Stage6 ! Avis aux dirigeants de DivX corp. s’ils passent sur ce blog. Je pensais à 1€ (avec le taux de change ils sont gagnants en ce moment), mais suis prêt à offrir en prime un petit bonus. Quant au financement des 1 millions mensuels de frais de fonctionnement, je les trouverai ! Ou je ferai un appel à don sur ce blog.

Stage6.com has been shut down. Thank you for supporting the service.

We created Stage6 with the mission of empowering content creators and viewers to discover a new kind of video experience. Ultimately, the continued operation of Stage6 was a very expensive enterprise that required an enormous amount of attention and resources that we at DivX are not in a position to continue to provide. There are a lot of other details involved, but at the end of the day it’s really as simple as that.

The DivX experience will continue, of course. Every day new DivX Certified devices arrive on the market making it easy to move video beyond the PC. Products powered by DivX Connected, our new initiative that lets users stream video, photos, music and Internet services from the PC to the TV, are hitting retail outlets. We remain committed to empowering content creators to deliver high quality video to a wide audience, and we’ll continue to offer services that will make it easy to find videos online in the DivX format.

It’s been a wild ride, and none of it would have been possible without the support of our users. Thank you for making Stage6 everything that it was.

Ps : j’avoue, je ne connaissais pas stage6 avant aujourd’hui, mais 17 millions d’utilisateurs mensuels eux le connaissaient.

Bebo devient AOL

 Et hop, j’en connais qui vont être contents.

Numerama.com | AOL rachète Bebo La rédaction, le Jeudi 13 Mars 2008 à 17h56

Nous avons évoqué le mois dernier le rachat de Bebo, pour un milliard de dollars. Les indications disponibles alors ne nous permettaient pas de définir l’identité de l’acquéreur. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on connaît son visage. Il s’agit d’AOL, filiale de Time Warner. Le portail communautaire n’a pas été racheté pour un milliard de dollars mais pour un peu moins que cela : 850 millions. Il entre en parfaite cohérence avec la stratégie d’expansion d’AOL, et devrait donc être intrinsèquement lié avec son célèbre logiciel de messagerie AIM.

La question est maintenant de savoir si Bebo gardera son entité propre, ou si il ne finira pas complètement digéré dans les machineries d’AOL car c’est ce qui est plus ou moins arrivé à ICQ. Pendant qu’AOL, qui l’a racheté, se concentrait sur le développement d’AIM, ICQ s’est vu peu à peu distancer par MSN ou Skype. Reste que Bebo profite d’une forte popularité au Royaume-Uni, et Irlande et en Nouvelle Zélande, et AOL ne devrait pas avoir trop de mal à l’entretenir, quitte à ce que cela soit fait au service de son petit protégé AIM.

Ratiatum devient Numerama

Ratiatum, site sur les loisirs numériques et l’actualité informatique, et une référence dans le domaine du Peer-to-Peer, change de nom et devient Numerama.

Or ce changement n’est pas sans effet comme ils l’expliquent :

Malgré toutes les précautions prises (redirections 301 de toutes les URL, architecture du site préservée, sitemap, redirection des flux RSS,…), Google n’a pas encore “digéré” le changement de nom de domaine, et pour le moment Numerama/Ratiatum s’effondre dans le bas des pages de résultats de recherche. Pour le moment Numerama/Ratiatum perd plus de 30 % de visites uniquement par l’effet de la baisse de référencement sur Google (c’est dire la place stratégique essentielle qu’occupe le moteur de recherche sur Internet…).

Aussi ont-ils besoin que de différents sites nous pointions sur leur page d’accueil, afin que Google les identifie comme site de confiance. C’est donc l’objet de ce billet, et c’est peut-être aussi l’occasion pour vous de découvrir ce site très bien fait, très fourni et très à la pointe de l’actualité informatique.

Je déplore juste une certaine perte d’identité, nul doute qu’en cas de crise ils passeront d’autant plus facilement à la trappe ou seront rachetés (par Boursorama ?-). Le design n’est pas très agréable non plus. Mais bon, business is business, je leur souhaite le meilleur succès et espère juste qu’ils maintiendront une ligne éditoriale forte.

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