Stay hungry, Stay foolish!

I would like to share with you this very insightful commencement address that Steve Jobs, CEO of Apple Computers and Pixar Animation Studio delivered for the Stanford Graduation Ceremony, on June 12, 2005. Stay inspired.

The original text can be found here and a French translation there.

They Rule, une application de la puissance du FoaF

Le “web sémantique” est souvent une appelation pompeuse pour un domaine qui n’a pas encore émergé. Cependant, quelques initiatives isolées mettent en avant la puissance de l’organisation sémantique du contenu. Parmi celles-ci, TheyRule propose de visualiser le graphe “social” des membres des boards des plus grandes sociétés et institutions américaines.

Vous pouvez consulter ici une map que j’ai créée avec les principales firmes high tech du NASADQ et d’autres entreprises importantes. Je m’attendais à un peu plus de connections, notamment entre des firmes du même secteur. Mais j’ai déjà observé cet effet à moindre échelle sur Facebook. Une chose est sûre, vu la quantité de “grands” au pouvoir, et les faibles interactions entre eux, on se demande bien comment une théorie du complot pourrait avoir lieu.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le pourquoi du comment, ils peuvent commencer à se documenter sur l’article relatif au FoaF (Friend of a Friend) de Wikipedia.

Loic Le Meur’s inspirational tips

In this video, Loic Le Meur is very prolific and pragmatic. Web entrepreneurs should keep in mind the many advices given here, even if it does not always look as the more convenient path:

You may find a written transcription and some extra links on his original blog post.

Du budget des Etats-Unis

Lorsqu’il s’agit de comparer les choix de développement de différents pays développés, en partie matérialisés par la répartition qu’ils font de leur budget, on ne peut hélas que déplorer que, partant peut-être de bonnes intentions, des sites vulgarisateurs comme :


donnent des informations erronées et partielles. Comment un internaute lambda pourrait-il juger de la pertinence ou de l’impertinence du budget alloué au State Children’s health insurance program, qui est forcément dérisoire par rapport au budget total de la protection sociale (Social Security, Medicare, Medicaid) ?

En présentant les données différemment, on verrait que les Etats-Unis allouent 1,5 fois plus de ressources à la protection sociale sous ses diverses formes qu’à la défense nationale. Ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose, le rôle essentiel d’un Etat devant selon moi (et Machiavel) se limiter précisément à la garantie de la sécurité des citoyens (ce qui ne l’empêche pas d’avoir un rôle régulateur pour promouvoir une égalité d’accès aux soins ou à l’éducation ; il serait temps de comprendre que l’argent n’a pas besoin de transiter par le Trésor public pour cela).

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Une bonne fois pour toutes, et cela n’a pas beaucoup changé ces dernières années, ni dans un sens ni dans l’autre (car si les dépenses militaires augmentent, le PIB aussi), la part du budget consacrée à la défense (Defense and Homeland Security) s’élève à 22% du budget fédéral. On est loin des 30% voire des 50% fréquemment invoqués comme argument d’autorité par des pseudos-experts lors de débats passionnés.

Le remboursement de la dette reste très raisonnable, à un peu plus de 8% (contre plus de 16% en France en 2007). Si les montants nominaux sont impressionnants, il y a lieu de relativiser eu regard au caractère marginal de ces “frais”. D’autant que si l’on en croit les perspectives selon George W. Bush, le gouvernement atteindra une rentabilité identique à celle d’une franchise McDonald’s à succès d’ici 2013 (10%):

Budget Totals (Billion USD) 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Receipts 2,568 2,521 2,700 2,931 3,076 3,270 3,428
Outlays 2,730 2,931 3,107 3,091 3,171 3,222 3,399
Deficit(−)/Surplus(+) −162 −410 −407 −160 −95 +48 +29

Qui a dit que M. Bush était un mauvais gestionnaire ? Diplômé de Yale et titulaire d’un MBA de Harvard, il sait que l’on ne peut jurer que par le discounted cash flow (qui ici reste négatif, mais au rythme où la situation se redresse, l’investissement deviendra rentable à partir de 2015).

President Bush holds up a computer with his E-Budget for the cameras during a Cabinet meeting Monday, Feb. 4, 2008.

Pour plus de détails, on se délectera des informations officielles sur le budget 2009 disponibles sur la section du site de la Maison Blanche consacrée à l’Office of Management and Budget.

Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont plus qu’à aller se rhabiller avec leurs timides objectifs d’équilibre budgétaire d’ici 2012.

Dealing with trading issues in the Société Générale

This confidential flowchart from the Société Générale will definitely help us better understand what exactly occurred in January of this year with Jérôme Kerviel. Now that we know he followed the procedure carefully, who’s to blame?

Société Générale Issue Flowchart

For those who may not know, “Oui = Yes” and “Non = No”, the diagram is written in classical Société Générale Franglish.

Mission green : deuxième rapport interne de la Société Générale

Faisant suite au premier rapport de synthèse rendu mi février 2008 (et téléchargeable ici), on lira avec intérêt le deuxième (et dernier) rapport de la Mission green mise en place pour éclaircir l’affaire Kerviel, menée par le très respecté Jean-Martin Folz, ex PDG de PSA et administrateur de la Société Générale, et publié fin mai. Il passe en revue aussi bien les manipulations effectuées par le trader que les défauts de contrôle en interne et de la part des organismes externes. Vous pouvez le télécharger ici au format PDF.

Plus spécifiquement selon el Gosto, il se concentre sur les points suivants :

  • L’activité de JK.
  • Présentation de l’organisation SG.
  • Le trader réussit à cacher son résultat réel, faisant apparaître un résultat « officiel » en comparaison très faible.
  • Les mécanismes de dissimulation utilisés par JK.
  • JK a utilisé des faux e-mails à sept reprises.
  • La chronologie des faits.
  • Résultat des travaux de rapprochement.
  • Une partie significative du résultat déclaré de JK provient de son activité frauduleuse mais nous ne pouvons pas en établir le montant exact.
  • Liste des flux de provisions de plus de 50 MEUR saisis en 2007 et janvier 2008 avec le matricule de l’agent du middle office opérationnel dédié à l’activité de JK.
  • Le départ du précédent manager de JK a coïncidé avec le début de ses prises de positions massives frauduleuses.
  • Trois documents normatifs encadrent l’activité d’un manager de trading.
  • Le montant du résultat de JK aurait dû alerter sa hiérarchie.
  • Une analyse approfondie des informations disponibles relatives à la trésorerie aurait pu permettre de détecter la fraude.
  • Les cas de défaillance des opérateurs sont rares au regard des procédures en vigueur ; en revanche, les opérateurs n’approfondissent pas systématiquement leurs contrôles au-delà de ce que prévoient les procédures.
  • Résultats des investigations complémentaires sur le périmètre de SG CIB.

Why startups fail

Here is an interesting post regarding some reasons why startups might fail. They can look obvious but any entrepreneur should be aware of them.

Clairvoyance & Simplicité

For those who would be lazy reading the full article (although not that long), I have drawn the following outlines :

  • They spend too much on sales and marketing before they’re ready
  • The market outpaces the startup’s ability to execute
  • There is no Entrepreneur
  • The market takes too long to develop
  • Failure risks are not properly identified

And I would personally add a few more:

  • They fear to meet their market 
  • They wait for their product to be perfect before starting selling it
  • There is no innovation, or it can be copied too easily

Regarding these potential factors of failure, or if properly avoided, factors of success, I wonder where a promising startup company like Goojet will go. Millions of euros have been invested and they have been developing their product for one year and a half, but they only went into public beta a few days ago, while the field is highly competitive and there is a strong need for network externalities (the more people the better), especially since their revenue model is based on a large user base.

Would the best outcome for them be to sell their technology/platform before other players catch them up (and they can make tens of millions that way, which is not bad for a company without clients!), or to meet the challenge and keep on faster with a much more reactive and adaptative strategy? You should not doom a company unless you are shortselling it…

Gordon Moore: The Accidental Entrepreneur

Je viens de lire un article autobiographique de Gordon Moore publié sur le site officiel de la Nobel Prize Foundation, particulièrement intéressant quant aux enseignements de cette fabuleuse épopée à Fairchild et Intel :

J’ai relevé ces conseils hautement profitables pour toute start-up ambitieuse :

  • Constituer une équipe de personnes talentueuses capable d’innovations.
  • Penser “produit” dès le départ : qu’est-ce qui au final va bien pouvoir parvenir au consommateur ?
  • Mettre en place une organisation complète (R&D, fabrication, vente) dès que les premiers prototypes sont fonctionnels, en maintenant un lien fort entre les trois départements.
  • Anticiper les conséquences à moyen terme de l’emprise potentielle des investisseurs sur le core business et la vision de l’entreprise.
  • Lier les personnes clefs à l’entreprise pour ne pas risquer de les voir partir en emportant avec eux une part significative de la valeur ajoutée de l’entreprise.
  • Fonder son avantage concurrentiel sur des technologies suffisamment complexes pour laisser le temps à l’entreprise de grandir avant que les concurrents ne la copient ou ne la retrouve. A défaut de savoir à l’avance si le succès sera au rendez-vous, travailler sur un portefeuille de technologies, et les évaluer régulièrement pour déterminer lesquelles méritent une focalisation des ressources.
  • Mettre en place des réunions en face à face avec chacun des employés, durant lesquelles ce sont ces derniers qui déterminent l’ordre du jour et font avancer l’entretien.

Et ces passages que je préfère laisser verbatim.

From the beginning at Intel, we planned on being big. Since we had already been fairly successful at Fairchild, anything less successful in our new venture would have been a disappointment. So, at the very beginning we recruited a staff that had high potential and that we thought would be around to run the company for some time. This is an opportunity that many start-ups miss. There is no better chance to train managers than in a start-up, where they have the opportunity to see the entire company as it grows. It starts small and simple; one can see all the operations as they get bigger. I think that people looking at start-ups, venture capitalists in particular, ought to push very strongly not to squander the opportunity to develop management during that time period.

(…)

Another thing we had learned along the way was to raise money before we needed it. One thing you find out after a little bit of experience as an entrepreneur is that the bank will lend you money as long as you don’t need it. You can sell stock as long as you really don’t have to. With good advice from directors such as Arthur Rock, we have always had plenty of capital on hand, so that we haven’t been hindered in our ability to raise more.

Vous trouverez l’article au complet sur le site de la Nobel Prize Foundation, ainsi qu’une interview de Gordon Moore datant de quelques jours sur le toujours très excellent Spectrum.

Un milliardaire des bois

En voilà un que je ne connaissais pas encore. Sa stratégie me paraît très bonne. Il fait une sorte de mini OPA hostile et ensuite pourra faire pression pour faire racheter ses actions par Microsoft.

Libération – Le milliardaire Carl Icahn pousse Yahoo dans les bras de Microsoft – vendredi 16 mai 2008

Pour le directeur et le conseil d’administration d’une entreprise, savoir Carl Icahn s’intéresser de très près à vous n’est jamais une bonne nouvelle. Le milliardaire new-yorkais de 71 ans, réputé pour s’inviter dans le capital d’entreprises en difficulté afin d’imposer ses hommes ou pour forcer des décisions stratégiques, a lancé une fronde contre Yahoo. Histoire de forcer le portail Internet à accepter l’offre de rachat de Microsoft, dix jours à peine après l’échec des négociations entre les deux groupes. Depuis la semaine dernière, l’actionnaire activiste a accumulé 59 millions d’actions Yahoo, qui représentent 3,6 % de son capital. Par son offensive, Carl Icahn souhaite imposer le remplacement d’une dizaine de membres du conseil d’administration du portail.

Os. Le refus par les dirigeants de Yahoo, le 3 mai, de l’offre de rachat de Microsoft à hauteur de 47 milliards de dollars (30 milliards d’euros) a été mal reçu par plusieurs actionnaires de Yahoo. C’est sur ce mécontentement que s’appuie aujourd’hui Carl Icahn, même s’il n’a pas encore obtenu l’assurance des patrons de Microsoft qu’ils reprendront leurs pourparlers avec le portail Internet et son nouveau conseil d’administration. Ces derniers jours, plusieurs dirigeants de Microsoft ont déclaré qu’ils ne reviendraient pas sur leur décision. Si la nouvelle n’a pas paru ébranler Jerry Yang, le patron et cofondateur de Yahoo, celui-ci a néanmoins des soucis à se faire. Tenace, Carl Icahn lâche rarement son os lorsqu’il entreprend pareil investissement. Celui qui aime se faire passer pour le «Robin des bois des milliardaires», adoré des actionnaires mais franchement détesté des PDG, a déjà un certain nombre de succès à son actif.

Il y a un mois, après un long bras de fer, il forçait Motorola à accepter deux de ses hommes à son conseil d’administration. Malgré les réticences initiales du géant de la téléphonie, il a obtenu gain de cause en échange du retrait de sa plainte qui aurait forcé le géant des télécoms à révéler des informations dévastatrices sur les problèmes de gestion de sa branche mobile. Dans une manœuvre du même type à la fin 2007, Icahn avait poussé avec succès Oracle (logiciels informatiques) à revenir à la table des négociations et à conclure le rachat de BEA Systems (logiciels de base de données) dont il était l’un des actionnaires.

Décrit comme un personnage complexe, fils d’une institutrice et d’un chanteur de synagogues dans le quartier du Queens, Icahn, né en 1936, avait entamé des études de médecine à Princeton, avant de se lancer dans la finance. Il y acquiert rapidement une réputation d’actionnaire activiste. Au fil des ans, il s’est illustré pour avoir rapporté de juteux bénéfices à des millions de petits porteurs en menant des opérations hostiles contre des géants. Son terrain de chasse s’est étendu à divers secteurs, du pétrole à l’hôtellerie, en pensant par la pharmacie, l’immobilier, ou l’automobile. Il s’est également élevé contre les salaires et les «parachutes dorés» en cas de licenciements des PDG.

Plainte. Dans une lettre au président de Yahoo, Roy Bostock, Carl Icahn écrit avoir établi une liste provisoire de dix administrateurs potentiels, dont lui-même, Frank Biondi, ancien patron de Viacom, Keith Meister, vice-président d’Icahn Entreprises, et Mark Cuban, cofondateur du réseau câblé HDNet. Ces administrateurs soutiendraient l’offre à 33 dollars l’action faite par Microsoft. Hier, le cours de Yahoo gagnait 1,85, à 27,60 dollars. D’autres actionnaires du portail mènent campagne contre la direction, dont Scott Galloway, fondateur du fonds d’investissement Firebrand Partners. Sept d’entre eux ont déjà porté plainte contre Yahoo.

Alitalia coulée par les syndicats ?

Voilà un article intéressant de Telos sur le cas Alitalia, qui illustre une fois de plus l’irresponsabilité de certains syndicats vis-à-vis même de ceux qu’ils sont censés protéger.

Les chimères d’Alitalia – Andrea Boitani – 09 Avril 2008

Ceux qui, en Italie, ont accueilli avec soulagement la décision d’Air France-KLM de se retirer des négociations devraient comprendre que la procédure de dépôt de bilan mène droit à la faillite car Alitalia n’est pas en mesure de dégager des ressources suffisantes pour satisfaire ses créanciers. Les organisations syndicales d’Alitalia et les politiques qui les ont soutenues ont fait preuve d’une grave irresponsabilité, perdant le peu de crédibilité qui leur restait. (more…)