GameDuell, le fair-play au service du business modèle

GameDuell s’est rapidement imposé comme une référence en termes de jeux d’argent, non entièrement aléatoires et contre des adversaires réels, mettant particulièrement en avant un algorithme unique de matching pour garantir un “fair-play” entre ses 20 millions d’utilisateurs.

Afin de vous donner une vraie chance, notre système de sélection des duels vous propose automatiquement uniquement des joueurs qui ont le même niveau de jeu que le vôtre.

Soyez prévenus, seule votre habilité vous conduira à la défaite ou à la victoire, et à engranger des « gains réels ».

Vous pouvez véritablement gagner.

Si ne pas jouer contre des adversaires plus forts que vous peut effectivement être salvateur, ne quasiment pas pouvoir jouer contre des joueurs plus faibles que vous assure que votre probabilité de victoire ne dépassera jamais 50%. Et donc, si GameDuell ne prélevait pas de commission, une espérance mathématique de 0€. Dans ces conditions, et même si vous êtes champion du monde du Spider solitaire ou de Diamonds, autant ne pas jouer d’argent ! Inutile également de vous enfermer pendant un an dans votre garage afin de programmer une intelligence artificielle capable de battre tous les humains ; vous jouerez contre un autre bot.

BonoboMais, en ne reversant par exemple qu’1,50€ sur 2€ misés lors d’un tournoi à deux joueurs, GameDuell s’octroie deux dimes et demi qui font passer votre espérance, quel que soit votre niveau, à une perte de 0,25€ par jeu. Autrement dit, statistiquement, pour avoir le droit de jouer, vous allez payer 0,25€. Si vous êtes un habitué des salles d’arcade, ce n’est pas nécessairement cher, mais si votre objectif est de devenir riche, passez votre chemin.

C’est là qu’intervient la grande générosité de GameDuell, qui vous propose de jouer gratuitement (oui vous avez bien lu) en parrainant vos amis : pour chaque personne que votre prosélytisme vous aura permis de ramener dans le droit chemin, vous serez l’heureux récipiendaire de 10 euros de “crédit gratuit”. Pas question toutefois de vous faire jouer contre les bienheureux qui investissent leurs économies réelles et leur talent dans GameDuell afin de pouvoir payer 0,25€ par jeu, et inutile d’espérer transférer ces 10 euros ou leurs petits sur votre compte bancaire, car il ne s’agit là que d’une monnaie de singe. Mais si de prime abord, cela peut désemparer d’être récompensé par une “monnaie sans valeur”, vous gagnez réellement une valeur de 10€ avec lesquels vous pourrez jouer en moyenne 40 duels avant de devoir passer à la caisse pour perdre plus. Merci qui ?

S’il vous prend l’envie d’essayer, n’hésitez pas à utiliser ce lien de parrainage pour vous inscrire, et que le meilleur gagne !

Stay hungry, Stay foolish!

I would like to share with you this very insightful commencement address that Steve Jobs, CEO of Apple Computers and Pixar Animation Studio delivered for the Stanford Graduation Ceremony, on June 12, 2005. Stay inspired.

The original text can be found here and a French translation there.

Comment financer Wikipédia ?

Depuis plusieurs jours, je ne sais pas trop quoi penser de la manie de Wikipédia à bannir toute publicité, mais à occuper grassement l’espace normalement dédié aux articles pour afficher un bandeau “publicitaire” en vue de sa campagne de dons. Celui-ci restera au moins 1 mois d’après mes estimations. Voici à quoi cela ressemble :

Dons sur Wikipédia

Maintenant, que se passe-t-il si l’on utilise le même espace de manière plus productive ? Si l’on choisit par exemple Google Adwords pour financer Wikipédia durant le même intervalle de temps ? Cela donnerait à peu près ça :

Dons sur Wikipédia

Faisons un rapide calcul sur les bénéfices générés. D’après Tux-planet, en date du 10 octobre 2008, Wikipédia générait 10 milliards de pages vues par mois. Si on prend un CTR (click through rate, c’est à dire le nombre de clics pour 1000 impressions) de 1% (hypothèse pessimiste, vu que la fourchette va généralement jusqu’à 15%), et une moyenne de 5 cts par clic, la recette en un mois est donc de 10^10*0.01*0.05 = 5 millions de dollars (et un peu moins pour Google, qui serait certainement prêt à faire preuve d’une générosité en la matière :-)). Voilà de quoi faire supporter le coût de Wikipédia à des annonceurs tout contents de toucher cette audience.

Et ça serait même l’occasion de supprimer cet horrible bandeau en haut de page pour plutôt mettre à la fin des articles une section “Liens commerciaux”, que je cherche d’ailleurs souvent quand je lis certains articles. Discrétion et performance, encore une fois pour une durée pouvant rester identique à celle des campagnes de dons actuelles.

Ajoutons ma recommandation de longue date, de permettre aux détenteurs de compte de Wikipédia de choisir d’afficher ou non de la pub (pour ceux notamment qui n’ont pas les moyens de faire un don significatif), et la fondation Wikimedia deviendra bientôt aussi riche que sa consoeur de Mozilla…

A vos marques, prêts ? Cliquez !

Comment vendre ses productions musicales sur Itunes, Napster, etc. ?

C’est en voyant à quelle vitesse un jeune artiste plein de talent surnommé Mattrach avait pu diffuser ses oeuvres sur l’Itunes Music Store, Amazon, Napster, Rhapsody & consorts que je me suis dit que ça ne devait pas être si compliqué que ça et ai cherché le pourquoi du comment. La réponse en un URL : http://cdbaby.net/.

CD Baby has helped over 150,000 artists sell over $65 million in physical CDs, digital downloads, and live sales since 1998.
For digital sales, we keep only a 9% cut, paying 91% of all income directly to the artist. For physical CDs, we keep $4 per CD sold.
Your CD will be available to over 2400 traditional retail CD stores in the USA. You get paid full retail price for these sales.

Pour $35 de setup fees, tout artiste qui le mérite (enfin j’espère qu’il font un minimum de sélection) peut accéder à ce canal de diffusion pour le moins conséquent.
Tous mes voeux de succès à Mattrach ! Puisqu’il est gentil, il nous offre ce petit remix de Noël que vous pouvez acheter ici :

Update (08/10/2009) : Je découvre aujourd’hui Routenote.com qui a bien l’air de présenter encore plus d’avantages que les précédents !

Forfait ordinateur et Internet à 40 € par mois : une si bonne affaire ?

Une nouvelle formule a été concoctée par l’Etat et divers opérateurs pour aller plus loin dans l’opération “micro-portable étudiant”, qui semble avoir rencontré un franc succès ces 4 dernières années, si l’on en croit Le Parisien.

Saluant les bonnes intentions, je suis néanmoins depuis le départ sceptique quant à la pertinence réelle de ces offres à destination des étudiants, à la fois d’un point de vue des performances techniques et du financement.

En 2005, j’avais conseillé à une amie de s’équiper d’un portable Fujitsu-Siemens bundlé dans une offre spéciale pour étudiants. Par rapport aux prix de marché pour le même type d’appareil, l’avantage consistait principalement en une garantie étendue à deux ans au lieu d’un, avec prise en charge à domicile (en Europe). Soit une réduction de facto d’environ 120€. Voilà, c’était bien (je ne parle pas des divers problèmes techniques rencontrés par la suite, qui ne sont pas spécifiques aux “micro-portables étudiants” mais hélas une constante sur ce marché au turnover si élevé). Mais 6 mois plus tard, voire 1 an plus tard après la sortie du modèle, ça l’est déjà moins. Non seulement parce que dans ce laps de temps les gammes ont évolué, permettant pour le même prix de disposer de performances supérieures (ou pour moins cher de performances identiques), mais parce que cela revient à proposer des machines ayant déjà 6 mois/1 an d’existence (ce qui je présume affecte d’une manière ou d’une autre la durée de vie des composants).

Dans le même genre, le BDE de mon Ecole en France avait aussi négocié des prix avec HP, et j’étais pour le moins surpris de ne voir aucun avantage réel par rapport aux prix publics sur RueDuCommerce ou autres sites d’achat en ligne d’électronique. A croire que les commerciaux d’HP étaient partis sur des bases différentes des prix publics (ou que le BDE n’avait pas de grands talents de négociateur).

Concernant l’aspect financier, analysons l’offre à 40€ par mois. Un micro-portable (cette fois c’est l’occasion de le dire) moyen de gamme coûte entre 200€ et 400€. Prenons 300€ comme référence. Prenons 15€ pour l’abonnement 3G (illimité ? Je ne serais pas surpris de découvrir les mêmes clauses de quotas ridicules présentes dans les forfaits actels). Sur 2 ans, cela fait un coût de 27,5€/mois… Où vont donc les 300€ de différence ?
S’il s’agit d’un forfait vraiment débridé, l’offre vaut le coup, rien que pour Internet (50€/mois séparément). Si la machine vaut 300€ de plus, on reste dans les prix du marché, rien de sensationnel. Il faudrait enfin évaluer le SAV fourni pour juger avec tous les éléments s’il s’agit ou non d’une bonne affaire.

Reste la question du financement, tout le monde ne peut pas payer cash. Sans faire de calcul de TEG précis, les 300€ potentiellement payés en trop correspondrait à un taux global d’environ 30%…

Même si des éléments m’ont sans doute échappé, je pense qu’il y a un vrai travail à faire pour que l’entreprise fournissant le matériel et le service fasse des économies d’échelles et permette vraiment de proposer une fourchette de prix attractive. Faute de quoi, l’Etat n’a pas intérêt à mettre la main à la pâte avec quelque subvention (car alors autant créer une bourse spéciale “achat d’ordinateur” pour tous les étudiants, qui laisserait le choix du matériel).

Loic Le Meur’s inspirational tips

In this video, Loic Le Meur is very prolific and pragmatic. Web entrepreneurs should keep in mind the many advices given here, even if it does not always look as the more convenient path:

You may find a written transcription and some extra links on his original blog post.

Google, un ami qui vous veut du bien

Vous avez certainement entendu parler de 1-800-GOOG-411, le nouveau service (gratuit) lancé par Google pour bénéficier d’informations géostratégiques et contrôler le monde qui vous environne directement depuis son téléphone mobile :

Mais voilà où mènent ces dérives, ainsi qu’en témoigne cette caméra cachée apparemment tout ce qu’il y a de plus authentique :


SMS Google – Quand google se mèle de vos amours
by gamaniak

I had a dream… Un jour, Google proposera gratuitement de greffer une puce qui “suggérera” directement à notre cerveau le comportement optimal à adopter en fonction de nos besoins (entrecoupés des besoins sponsorisés par les annonceurs). Un futur service bêta qui portera bien son nom.

Comment je gagne 9500€/mois : la vérité

Duo&Co s’étant rapidement intéressé à ces fameux liens sponsorisés qu’on voit fleurir partout et promettent de confortables revenus :

Intéressant de voir que certains liens sponsorisés ayant pour titre “Je gagne 9500€ /mois” mènent sur des sites comme celui ci.

Je serais curieux de voir ce qu’il y a derrière mais n’ai pas eu le courage de mettre une adresse mail pour recevoir la newsletter miracle (qui me permettrait pourtant de devenir riche en peu de temps).
Une autre question qui me turlupine est : mais qui donc se cache derrière cette vaste farce ? Car même si le clic ne doit pas leur couter bien cher, il faut forcément 1/avoir un petit budget 2/attendre un retour sur investissement quelque part…

Voici le commentaire que j’ai posté et qui pourra peut-être modestement aider certains à y voir plus clair :

Pour vous épargnez la peine de vous inscrire à la newsletter (j’ai pour ma part utilisé un email de jetable.org), voici le lien vers les fameux conseils :
http://www.un-max-de-revenus.com/index2.php?p=activite

Il ne s’agit pas vraiment de vente pyramidale ici, simplement d’affiliation pour des sites de paris.

Au menu, des méthodes supposées infaillibles pour gagner, qui se basent sur la méconnaissance des probabilités et de la notion d’espérance :
En misant sur 6 résultats dont les cotes sont supérieures à 6, vous avez 6 chances (non équiprobables) sur 9 (soit 66 % de chances) de gagner au minimum votre mise et jusqu’à 50 fois ou plus votre mise. En clair, 1 seul pari gagné peut couvrir largement les pertes !

Tout d’abord, on peut faire l’hypothèse raisonnable (ou pas) que la probabilité d’un événement correspond à l’inverse de sa cote, pour peu que le marché soit efficient et juste. Dans les faits, en raison des commissions prises par le broker et de l’incertitude du marché, la somme des probabilités de tous les événements possibles excède 1 (autrement dit, la somme de l’inverse des cotes excède 1, par exemple on aura 3 issues possibles chacune cotée 2, donc une « probabilité » totale de ½*3 = 1,5). Les événements cotés par la FDJ ont généralement une probabilité totale de 130% (environ 30% de marge prise par la FDJ) mais certaines plateformes comme Betfair ou Betdaq offrent jusqu’à aussi bas que 100.1% (ce qui signifie que la quasi totalité des paris sont redistribués entre les joueurs). [Note : je n’ai pas réussi ici à retrouver et mettre mes propres liens d’affiliation Betfair et Betdaq car de Singapour tous ces sites sont censurés par le FAI !]. Si la somme de l’inverse des cotes est inférieure à 1, il y a une opportunité d’arbitrage certaine que vous pouvez calculer à l’aide d’une calculatrice comme arbcruncher (un surebet, présenté dans la méthode n°2). Mais hélas cela n’arrive quasiment jamais, ou les commissions dépassent le maigre gain espéré.

Ici, il est conseillé de miser sur 6 résultats parmi les 9 disponibles, à condition qu’ils aient chacun au moins une cote supérieure ou égale à 6. Notons p_i la cote de chacun de ces 6 événements. Les événements étant incompatibles, la probabilité de gagner au moins une fois est égale à celle de gagner une seule fois, soit à la somme des probabilités des événements séparés, donc Somme(1/p_i). Plus simplement, il ne faut pas perdre de vue que si une cote est élevée, c’est que la probabilité que l’événement survienne est d’autant plus faible.
Si les cotes des 6 événements sont de 10, et qu’on suppose qu’elles reflètent l’inverse de la probabilité (cette hypothèse est en réalité excessive car la « probabilité » totale étant supérieure à 1 pour les 10 issues possibles, cela revient à dire que la probabilité de l’événement complémentaire à « l’un des 6 résultats sur lesquels ont a parié est gagnant » est nettement supérieure à 1- Somme(1/p_i)…), on aboutit à une espérance mathématique (moyenne des gains espérés par coup si on joue un grand nombre de fois la stratégie) de 1/10*6*(9-5) + 4/10*-6 = 0€.
Si l’un des cas sur lesquels on a parié est gagnant, on gagne 9 sur l’issue gagnante (et on récupère la mise mais cela n’est pas stricto sensu un gain), et on perd 5 à cause des 5 autres issues perdantes.
En tout état de cause, même en faisant l’hypothèse exagérément favorable que les cotes sont l’inverse des probabilités (on peut cependant trouver des formules un peu plus cohérentes avec la condition de probabilité totale de 1, mais forcément moins favorables), il serait nécessaire d’avoir une cote d’au moins 10 en moyenne sur les 6 événements sur lesquels on va parier, pour atteindre le point mort. Ca devient déjà plus compliqué que de trouver 6 événements ayant en moyenne une cote simplement supérieure à 6.
Dans le même genre, on trouve aussi des sites ventant une martingale bateau (miser le double en cas de perte), vous serez surpris de voir combien de personnes ne voient pas la faille (même dans le cas illusoire ou l’espérance serait positive, il suffit d’une série de pertes consécutives pour anéantir tout le capital et être éjecté du jeu) et seraient prêts à mettre en place de telles stratégies pour leur propre compte (je veux bien être le casino !).

Voilà, vous remarquerez au passage que les liens d’affiliation dans le site sont cachés (mais bel et bien présents). En jouant sur la cupidité de l’être humain, il est facile d’obtenir de sa part une inscription gratuite à un site avec un bonus offert, et qu’une proportion non négligeable d’entre eux génère des commissions dont une partie sera reversée à l’affilié (les sites de jeux sont particulièrement généreux).
Donc oui, je veux bien croire qu’ils gagnent pour certains 10000€ par mois, mais plus en revenus d’affiliation que par de la spéculation…

Comment constituer un fichier de prospection via Facebook

Tombant sur ce groupe Facebook créé par Transavia, il me vient à l’esprit une idée simple mais certainement efficace, et à ma connaissance pas ou insuffisamment exploitée commercialement. Plutôt que de demander aux utilisateurs de Facebook d’aller s’inscrire sur un autre site pour l’étape cruciale de collecte des données personnelles, souvent rejetée ou détournée par les internautes, il suffirait de créer un vrai buzz directement sur Facebook en instituant pour règle que les gagnants seront tirés au sort parmi les membres du groupe.

Cela serait particulièrement efficace pour inciter ses amis à s’inscrire, dans le cas de Transavia parce que les gagnants sont un groupe d’ami. Sinon, il reste à trouver un moyen d’empêcher le phénomène “Si j’invite des amis ils vont diminuer mes chances de gagner”. Peut-être en passant temporairement en dehors de Facebook ou en créant une application dédiée pour l’occasion, qui sera capable de mesurer le nombre de personnes invitées par l’utilisateur (et lui dire ainsi qu’il augmente d’autant ses chances de gagner).

Une chose est sûre, le résultat, ce sont des utilisateurs qui n’ont pas peur de s’inscrire à un groupe (rapide et inspirant confiance car la seule étape est le clic sur le bouton “join this group”), et pour l’administrateur du groupe (la société à l’origine du concours/buzz, la possibilité quand elle le désire d’envoyer des emails via Facebook à tous les membres du groupe ! Et avec 100% de certitude qu’ils le recevront, aussi longtemps qu’ils tiendront à jour leurs données personnelles sur Facebook (ce qu’ils feront pour la plupart) ! Alors oui, les paranos se désinscriront aussitôt l’email non sollicité reçu, mais je suis convaincu qu’ils ne seront qu’une minorité à faire la démarche. C’est même plus que des adresses e-mail, c’est une communauté de personnes identifiables et remobilisables très simplement pour des campagnes ultérieures.

Tout ça pour ça

Eh oui, je vous laisse la surprise :

http://www.je-sais.net/

On s’attendait à des objectifs un peu plus raffinés…

Wizzgo, la vraie télévision 2.0

Je découvre agréablement Wizzgo, une entreprise proposant ni plus ni moins ce qui manquait depuis si longtemps à notre brave télévision : un vrai magnétoscope intelligent pour ceux qui n’ont pas le temps de marcher jusque dans leur salon pour programmer l’enregistrement des trop rares programmes de qualité.

Le zapping est pour moi l’aboutissement de la débilité humaine, aussi salue-je avec ardeur cette heureuse initiative, française, dont les mérites semblent sans limite. Exit les traditionnelles conditions d’utilisation pénibles qui accompagnent des services a première vue prometteurs. Il sera enfin possible de consommer intelligemment et activement (fonctionnalités communautaires) la télévision, sans pour autant tomber dans les travers de la home made TV qui ne me paraît hélas qu’être le summum du voyeurisme, de la médiocrité ou du narcissisme.

Quant au business modèle, je ne me fais pas de soucis. En constituant une base d’utilisateurs fidèles, ils n’auront aucune difficulté à vendre ensuite des programmes archivés ou de la video on demand, voire éventuellement des coupures de pub. Le tout bien pensé à la base pour être compatible avec les appareils électroniques du public (même si l’ouverture des .mov avec quicktime pourra en dérouter plus d’un, ce format recèle de nombreuses qualités et est également installable via Quicktime Alternative).

Longue vie à Wizzgo ! Voilà un exemple d’une idée pas bien compliquée en mais d’une utilité évidente.
On regrettera juste qu’ils n’aient pas été diserts sur leur société (ah, les fameux corporate blogs).

SmugMug, un service pas du tout gratuit, mais une stratégie payante

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Comment trouver sa place dans le domaine de la photo en ligne face à un mastodonte comme Flickr, et quand on a un nom pour le moins tordu ? Voici un article intéressant de Techcrunch sur le cas de Smugmug, que je n’ai pas essayé (je n’ai toujours pas racheté d’appareil photo et ceux que j’ai sont un peu cheaps), mais qui pourra éclairer sur les alternatives aux business modèles “all for free” qui paraissaient jusqu’alors incontournables :

Michael Arrington – SmugMug dimensionne automatiquement vos photos et vidéos; arrivée de la Haute définition également – 7/12/2007

SmugMug a lancé une nouvelle série de fonctionnalités qui fait de ce service un acteur de premier rôle dans le domaine du partage de photos en ligne.

Il s’agit tout d’abord d’une amélioration de l’interface utilisateur, très attractive. SmugMug a réalisé que les utilisateurs changent souvent la taille des fenêtres du navigateur et passent de l’une à l’autre, ce qui implique dimensionner les photos de façon dynamique, cette fonctionnalité est appelée “SmugMungous”

Changez la taille de la fenêtre de votre navigateur et la photo sera automatiquement re-dimensionnée en taille tout en gardant la bonne résolution. Le reste de l’interface de la page s’adapte également et des vignettes viennent s’insérer de façon dynamique en fonction de la place disponible. Mais SmugMug n’est pas seulement un service de photos; les vidéos hébergées par le service utilisent dorénavant la même fonctionnalité en fonction de la taille des fenêtres ouvertes.

Quelques autres nouvelles fonctionnalités qui concernent les vidéos. De la vidéo haute définition encodée en H.264 avec une taille maximum de 1280X720 peut-être hébergée et lue sur le lecteur SmugMug via QuickTime et bientôt en Flash. Si vous placez une video HD, elle sera directement encodée dans divers formats (“web”,”iPod/DVD” et “HiDef”).

Les collections de vidéos que vous pouvez partager sont exportables vers iTunes comme des podcasts afin que vos amis et proches puissent les regarder sur ordinateurs ou sur des appareils Apple. Et puis enfin, une interface iPhone compatible vidéo pour naviguer et regarder des vidéos via QuicKTime sur votre portable.

SmugMug est une entreprise familiale qui va célébrer aujourd’hui ses 5 ans d’existence. Ils disent posséder 450 000 clients payants et engendrer $10 millions de revenus par an. Pas de comptes gratuits chez SmugMug, les utilisateurs doivent payer un minimum de $40 par an mais ont accès à un stockage et une bande passante illimitée. La société n’a pas levé de fonds extérieurs et vu le cours des choses, n’en aura sans doute pas besoin.

Note d’Ouriel:
voilà la preuve qu’il est toujours possible de créer de belles sociétés dans un secteur encombré et sans investisseurs. J’avoue être admiratif devant ce genre de sociétés. Flickr devrait bientôt intégrer la vidéo à son service mais je trouve smugsmug plus avancé dans le traitement du service.

Au passage, je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent blog du CEO, Don MacAskill, et en particulier ce post. Je reviendrai d’ailleurs dessus très prochainement.

Pour une review assez complète de SmugMug, c’est par ici. Je dois dire que ça semble assez joli !

Pauvre France

Les Echos – 17/03/08 – Près d’un tiers des Français pense que TF1 et M6 sont des chaînes publiques

Près d’un tiers des Français pense que TF1 et M6 sont des chaînes publiques, selon un sondage à paraître dans le magazine « CB News », réalisé quelques semaines après l’annonce de la prochaine disparition de la publicité des chaînes du service public.

Voilà comment est traitée l’information dans notre pays. Le récit des exploits de Michel Fourniret vous tiendra en haleine pendant plusieurs heures devant votre journal, mais le résultat d’un aussi important sondage (comme il y en a rarement) occupe un espace lapidaire. On notera au passage que le sondage n’a même pas été commandité par un journal français…

Je crains hélas que ce ne soit que l’une des facettes d’une longue serie, qui explique très bien la misère de nos compatriotes lorsqu’il s’agit de donner leur avis sur les décisions politiques. Il faudrait selon moi conditionner la liberté d’expression et de manifestation en France à des tests de connaissances, afin d’éviter la désinformation et la manipulation des foules par des idéologues. Il est temps de faire le ménage !

En tout état de cause, voilà un sujet de thèse intéressant pour les surnuméraires étudiants en sociologie : quelles sont les conséquences sur les processus politiques de la distorsion entre les faits réels et la représentation qu’en ont les foules ?

Un petit jeu sympa

Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller me chercher un verre de lait.

http://www.gettheglass.com/

Pour ceux qui sont intéressés par la conception d’un tel jeu, Adobe en a fait une étude de cas ici.

Vers une loi contre l’incitation à l’anorexie

NOUVELOBS.COM | 09.04.2008 | 11:26
Une proposition de loi condamnant “le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur extrême” a été adoptée en Commission des Affaires sociale. Lire la suite.

Décidemment, nous verrons bientôt sur tout ce que nous mangeons deux mentions en grand sur les emballages :

Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour.”

et

“Attention ! Pour votre santé, mangez d’autres aliments que des seuls fruits et légumes.”

Ou alors, si nos amis de http://www.mangerbouger.fr sont intelligents, nous auront droit à des slogans fusionnés :

1) Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour, mais ne prenez pas cette recommandation à la lettre.

2) Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière, mais pas trop quand même, sinon pensez à manger des bols de pâtes et à grignoter des Twix.

3) Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, pas trop sucré, pas trop salé, mais un peu gras, un peu sucré et un peu salé quand même.

4) Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas, du moins, évitez de grignoter entre vos grignotages.

Cela me fait penser que j’ai oublié dans mon précédent post de préciser de bien manger 5 fruits et légumes par jour. J’espère que les inspecteurs du PNSS ne passeront pas par là !

Le pharming, un business prometteur ?

Je suis tombé sur cet article datant d’il y a plus d’un an. Apparemment, personne depuis semble avoir pris la menace au sérieux. C’est pourtant là une excellente opportunité de doper ses revenus d’affiliation en ajoutant automatiquement un trackingID à chaque URL transitant par le routeur. Et comme ce type d’appareil n’est pas équipé d’antivirus, une fois hacké, c’est pour longtemps ! Pour ceux qui veulent aller plus loin, ils peuvent bien sûr en profiter pour rediriger l’internaute sur des sites illégitimes (pas bien, mais ultralucratif et durable car très difficilement détectable par les anti-phishing), ou sur des sites parodiques.

Quelqu’un souhaite-t-il se joindre à moi pour mettre au point un vrai proof of concept (gentil) qui fasse bouger nos amis les fabricants de routeurs (qui continuent aussi trop souvent de proposer le cryptage WEP par défaut) ?

Brève Sécurité, Clubic – 20 février 2007

Connaissez-vous le « pharming », cette technique qui consiste à rediriger le trafic d’un site Internet honnête vers un autre site, frauduleux celui-ci, dans le but de vous inciter à y entrer vos informations personnelles ? Les pirates adeptes de cette méthode qui n’est pas sans rappeler le phishing (voir le Dossier sécurité : Spam et Phishing), ou hameçonnage en français, pourraient bientôt mettre en place de nouveaux dispositifs, bien plus insidieux, pour parvenir à leurs fins.

L’éditeur en sécurité Symantec et l’Indiana University School of Informatics ont en effet récemment lancé un avertissement relatif à une nouvelle tactique baptisée « drive-by pharming ». Celle-ci consiste à amener l’internaute à télécharger un code malicieux JavaScript qui se chargera de modifier les paramètres de son routeur domestique afin de l’entraîner à son insu vers des sites frauduleux. En manipulant les paramètres DNS (Domain Name Server) du routeur, un pirate pourrait en effet tout à fait faire qu’une adresse valide conduise l’internaute vers un site frauduleux sans que ce dernier ait l’impression d’avoir été abusé.

L’administration des Routeurs domestiques passe aujourd’hui le plus souvent par une interface Web, généralement accessible au moyen d’une adresse Web générique ou d’une adresse IP permanente, telle que 192.168.0.1. Pour parvenir à manipuler les paramètres du routeur, il est donc nécessaire de parvenir à accéder à cette administration. Or, il se trouve que la plupart des routeurs sont acessibles par défaut à l’aide d’un couple identifiant / mot de passe générique (exemple : login & password), que les utilisateurs oublient souvent de modifier. Pour prendre le contrôle d’un routeur, il suffit donc de placer sur la machine de l’internaute un programme capable de passer en revue les adresses d’administration les plus courantes, puis de tenter l’identification à l’aide d’une batterie de couples login / mot de passe courants.

Très simple à mettre en place, ce type d’attaque pourrait potentiellement toucher des millions d’utilisateurs de routeurs autour du monde. « Les attaques de type drive-by pharming sont si simples à lancer qu’il est vital que les consommateurs protègent de façon adéquate leurs routeurs et points d’accès sans fil dès aujourd’hui », indique Oliver Friedrichs, directeur de la division Security Response chez Symantec. Bien que l’efficacité de ce procédé ne soit pour le moment démontrée que par la mise au point de proof of concept, le drive-by pharming pourrait se révéler si lucratif qu’il parait inimaginable que des pirates n’en viennent pas à l’exploiter.

Dès lors, nous ne saurions trop vous conseiller, comme le fait Symantec, de vérifier les paramètres de votre routeur, et de modifier l’identifiant et le mot de passe qui vous permettent d’accéder à son interface d’administration, afin que ceux-ci ne puissent être devinés trop simplement…

Artemis aux Sables d’Olonnes : une campagne de pub pour le moins originale !

Voilà une démarche opportuniste de la part d’une commune qui aurait pu aussi se dire touchée par un “fléau”. Maintenant, d’aucuns diront qu’il s’agit là d’une opération de communication menée par le pouvoir local en place pour donner un signal fort à leurs électeurs dimanche prochain. Ce qui est sûr, c’est que le pari est risqué ! Un cargo sur une plage n’est pas aussi paradisiaque qu’une cocoteraie. Celaa donne une image particulière de la côte vendéenne : “venez vous baigner chez nous, vous aurez peut-être la chance de nager à côté d’un cargo”.

Un cargo échoué – Actualités municipales du 13 mars 2008

Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez gouté, vous ne voudrez plus les quitter !

Le cargo à vide Artémis de 88 mètres battant pavillon néérlandais s’est échoué à 6h lundi matin sur la grande plage des Sables d’Olonne. Le remorqueur, Abeille Languedoc, a tenté de désensabler le cargo à 4 reprises depuis lors, à l’aide de câbles, en profitant de la marée haute. En vain.

L’opération menée mercredi matin a cependant permis d’orienter l’Artémis perpendiculairement au remblai. La dernière tentative menée le soir-même reste un échec. Le portage de l’Artemis, point de jonction entre le câble et le cargo s’est rompu. L’Artemis avait pourtant commencé à bouger de quelques mètres avant de se repositionner.

Le cargo restera donc sur la plage jusqu’à ce que le coefficient de marée soit suffisamment important pour renouveler l’opération de désensablement. Une nouvelle tentative devrait avoir lieu début avril. D’ici là, la stabilité du cargo est assurée par des travaux de terrassement et un périmètre de sécurité de 150 m de rayon est conservé autour du bateau.  Le cargo empêchant certaines activités sur la plage, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. 

– La vidéo du cargo Artemis, rubrique “Vue des Sables”

– Téléchargez les images du cargo échoué (© Ville des Sables – pdf)

– Téléchargez la photo “Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez goûté…”

– Le cargo empêchant certaines activités sur la plage et en mer, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. haut de page