GameDuell, le fair-play au service du business modèle

GameDuell s’est rapidement imposé comme une référence en termes de jeux d’argent, non entièrement aléatoires et contre des adversaires réels, mettant particulièrement en avant un algorithme unique de matching pour garantir un “fair-play” entre ses 20 millions d’utilisateurs.

Afin de vous donner une vraie chance, notre système de sélection des duels vous propose automatiquement uniquement des joueurs qui ont le même niveau de jeu que le vôtre.

Soyez prévenus, seule votre habilité vous conduira à la défaite ou à la victoire, et à engranger des « gains réels ».

Vous pouvez véritablement gagner.

Si ne pas jouer contre des adversaires plus forts que vous peut effectivement être salvateur, ne quasiment pas pouvoir jouer contre des joueurs plus faibles que vous assure que votre probabilité de victoire ne dépassera jamais 50%. Et donc, si GameDuell ne prélevait pas de commission, une espérance mathématique de 0€. Dans ces conditions, et même si vous êtes champion du monde du Spider solitaire ou de Diamonds, autant ne pas jouer d’argent ! Inutile également de vous enfermer pendant un an dans votre garage afin de programmer une intelligence artificielle capable de battre tous les humains ; vous jouerez contre un autre bot.

BonoboMais, en ne reversant par exemple qu’1,50€ sur 2€ misés lors d’un tournoi à deux joueurs, GameDuell s’octroie deux dimes et demi qui font passer votre espérance, quel que soit votre niveau, à une perte de 0,25€ par jeu. Autrement dit, statistiquement, pour avoir le droit de jouer, vous allez payer 0,25€. Si vous êtes un habitué des salles d’arcade, ce n’est pas nécessairement cher, mais si votre objectif est de devenir riche, passez votre chemin.

C’est là qu’intervient la grande générosité de GameDuell, qui vous propose de jouer gratuitement (oui vous avez bien lu) en parrainant vos amis : pour chaque personne que votre prosélytisme vous aura permis de ramener dans le droit chemin, vous serez l’heureux récipiendaire de 10 euros de “crédit gratuit”. Pas question toutefois de vous faire jouer contre les bienheureux qui investissent leurs économies réelles et leur talent dans GameDuell afin de pouvoir payer 0,25€ par jeu, et inutile d’espérer transférer ces 10 euros ou leurs petits sur votre compte bancaire, car il ne s’agit là que d’une monnaie de singe. Mais si de prime abord, cela peut désemparer d’être récompensé par une “monnaie sans valeur”, vous gagnez réellement une valeur de 10€ avec lesquels vous pourrez jouer en moyenne 40 duels avant de devoir passer à la caisse pour perdre plus. Merci qui ?

S’il vous prend l’envie d’essayer, n’hésitez pas à utiliser ce lien de parrainage pour vous inscrire, et que le meilleur gagne !

Farine complexe

Voilà une application intéressante de la résonance. Je serais curieux de savoir comment modéliser les motifs qui évoluent.

Cela n’est pas sans rappeler les deux dernières excellentes reflex (représentations de fonctions complexes) dynamiques de mon vénérable frère :

Et :

Gaz à effet de serre : une conclusion pour hypothèse ?

Voilà un énième article tentant de démontrer au travers de découvertes “scientifiques” que la psychose écologisante qui sévit actuellement avec le CO2 est bien fondée.

Un graphique qui se veut sans appel vient rappeler la dure réalité de la corrélation entre concentration de gaz à effet de serre et température de la planète :

Corrélation Gaz à effets de serre et température

Bien, mais comment donc a-t-on établi la température des 800 000 dernières années ? Nos ancêtres n’ayant pas vécu en Antarctique et les techniques de mesure de la température ayant au plus deux siècles d’existence, la courbe en rouge est nécessairement le résultat d’un calcul indirect de la température à partir d’autres données. Et c’est là que le bât blesse, mais qui n’inquiète personne puisque tout le monde semble être content qu’une étude de plus cautionne le dogme ambiant : est-il donc si futile de ne pas s’intéresser à cette méthode de détermination de la température ?

Madame la Communauté Scientifique Consensuelle, afin de ne plus biaiser, tromper et manipuler, serait-ce trop demander que de prouver que le calcul indirect de la température ne fait en aucun cas appel à des méthodes et données liées de près ou de loin aux hypothèses “couramment admises” sur la relation de cause à effet entre concentration de gaz à effet de serre et température ?
Faute de réponse de votre part, doit-on considérer que vous avez pris pour hypothèse la conclusion que vous espériez, et ensuite constaté avec un semblant de stupeur que les conclusions de vos travaux, issues de ces hypothèses, coïncident parfaitement avec ce que vous essayiez de démontrer ?
Votre démonstration serait juste, je vous l’accorde, et ferait même de votre discipline une science exacte. Mais alors il ne faudrait alors pas que vous espériez rencontrer un plus grand écho dans notre monde que le mathématicien qui, puissant dans ses raisonnements, sait aussi rester humble et conscient du piège de la tautologie.

Un problème à $1 000 000 ?

Les tables bancales. Voilà un problème fondamental qui mériterait une fois pour toute d’être résolu. A ce jour, c’est peut-être celui qui touche le plus de personne dans le monde et depuis que les tables existent. Il serait donc souhaitable qu’il soit ajouté aux sept autres de l’institut de mathématiques Clay, et récompensés chacun par $1 000 000 pour qui trouvera une solution :

  1. La conjecture de Poincaré
  2. L’hypothèse de Riemann: 8è problème de Hilbert
  3. La conjecture de Hodge, portant sur la cohomologie
  4. Le problème de Stephen Cook, P versus NP problem, portant sur la stratégie à adopter face à un problème complexe et opposant la recherche de la solution à la vérification d’une solution présumée
  5. Les équations de Navier-Stokes portant sur la mécanique des fluides et le bien fondé des solutions de ces équations
  6. La théorie de Yang et Mills portant sur le lien entre la physique quantique et les espaces fibrés
  7. La conjecture de Birch Swinnerton-Dyer portant sur les courbes elliptiques de genre 1
  8. L’instabilité bancale hétérogène des tables tangentes à une topologie horizontale curviforme

J’ai presque pleuré lorsque le titre “Insolite: Comment garder les quatre pieds sur terre ?” est apparu dans mon Google Reader. Oui, quelqu’un s’y était enfin penché. Mais la description donnée par l’article était pour le moins imprécise, laissant croire qu’André Martin aurait pour “démonstration” lancé une simple simulation 3D en force brute. Le lien PDF vers son paper étant cassé, je n’ai pas pu y accéder. Si quelqu’un le retrouve, il jouira de mon éternelle reconnaissance à poster le lien ici.

Je vous laisse découvrir l’article, et me contente en attendant de reproduire l’édifiant mot de la fin :

Savoir si son étude amènera plus de sérénité pendant les pauses-café du CERN est un autre problème : le sol semble à cette endroit trop irrégulier. “La difficulté avec cette terrasse est qu’il y a de l’herbe et des pavés”, indique Martin.”

The underestimated responsibility of rating agencies in the subprime mortgage crisis

I have just finished to read an excellent article from NYT about the subprime crisis, which underlines the intricacy of the relationships between rating agencies like Moody’s or S&P, and investment banks. It really looks like they played a very funny game together, and now the game is over. It will be hard however to tell who is the looser, since no value was created nor destroyed. Here are the best parts, but I strongly advise you to read the article entirely, to be able to negociate your next loan with a better advantage:

In 1996, Thomas Friedman, the New York Times columnist, remarked on “The NewsHour With Jim Lehrer” that there were two superpowers in the world — the United States and Moody’s bond-rating service — and it was sometimes unclear which was more powerful.

(…)

In the frenetic, deal-happy climate of 2006, the Moody’s analyst had only a single day to process the credit data from the bank. The analyst wasn’t evaluating the mortgages but, rather, the bonds issued by the investment vehicle created to house them. A so-called special-purpose vehicle — a ghost corporation with no people or furniture and no assets either until the deal was struck — would purchase the mortgages. Thereafter, monthly payments from the homeowners would go to the S.P.V. The S.P.V. would finance itself by selling bonds. The question for Moody’s was whether the inflow of mortgage checks would cover the outgoing payments to bondholders. From the investment bank’s point of view, the key to the deal was obtaining a triple-A rating — without which the deal wouldn’t be profitable. That a vehicle backed by subprime mortgages could borrow at triple-A rates seems like a trick of finance. “People say, ‘How can you create triple-A out of B-rated paper?’ ” notes Arturo Cifuentes, a former Moody’s credit analyst who now designs credit instruments. It may seem like a scam, but it’s not.

(…)

Structured finance, of which this deal is typical, is both clever and useful; in the housing industry it has greatly expanded the pool of credit. But in extreme conditions, it can fail.

(…)

The challenge to investment banks is to design securities that just meet the rating agencies’ tests. Risky mortgages serve their purpose; since the interest rate on them is higher, more money comes into the pool and is available for paying bond interest. But if the mortgages are too risky, Moody’s will object. Banks are adroit at working the system, and pools like Subprime XYZ are intentionally designed to include a layer of Baa bonds, or those just over the border. “Every agency has a model available to bankers that allows them to run the numbers until they get something they like and send it in for a rating,” a former Moody’s expert in securitization says. In other words, banks were gaming the system; according to Chris Flanagan, the subprime analyst at JPMorgan, “Gaming is the whole thing.”

(…)

Mason, of Drexel University, compared default rates for corporate bonds rated Baa with those of similarly rated collateralized debt obligations until 2005 (before the bubble burst). Mason found that the C.D.O.’s defaulted eight times as often. One interpretation of the data is that Moody’s was far less discerning when the client was a Wall Street securitizer.

(…)

From 2002 to 2006, Moody’s profits nearly tripled, mostly thanks to the high margins the agencies charged in structured finance. In 2006, Moody’s reported net income of $750 million. Raymond W. McDaniel Jr., its chief executive, gloated in the annual report for that year, “I firmly believe that Moody’s business stands on the ‘right side of history’ in terms of the alignment of our role and function with advancements in global capital markets.”

(…)

Moody’s monitors began to make inquiries with the lender and were shocked by what they heard. Some properties lacked sod or landscaping, and keys remained in the mailbox; the buyers had never moved in. The implication was that people had bought homes on spec: as the housing market turned, the buyers walked.

(…)

“It seems there was a shift in mentality; people are treating homes as investment assets.” Indeed. And homeowners without equity were making what economists call a rational choice; they were abandoning properties rather than make payments on them.

(…)

“We’re structure experts,” Yuri Yoshizawa, the head of Moody’s’ derivative group, explained. “We’re not underlying-asset experts.” They were checking the math, not the mortgages.

(…)

The agencies have blamed the large incidence of fraud, but then they could have demanded verification of the mortgage data or refused to rate securities where the data were not provided. That was, after all, their mandate.

(…)

Moody’s itself favors doing away with the official designation, and it, like S.&P., embraces the idea that investors should not “rely” on ratings for buy-and-sell decisions.

By the way, a new phenomenon is borrower’s attitude toward their beloved mortgaged house or car: some start burning them to have their insurance take over! Click here to read more.

“Last week, a Sacramento-area couple were arrested on allegations that they burned their Jeep and drove their Nissan pickup into a river, then filed fraudulent insurance claims. According to investigators, the wife admitted she was trying to escape her $600 monthly car payment. […] The sub-prime crisis began to hit in late 2006. There’s been an increasing number of cases since then,” said James Quiggle of the nonprofit Coalition Against Insurance Fraud, adding that he has about 20 such cases currently on file. “Will it explode as more mortgages are reset? That’s the question. […] The more serious problem, because of the costs involved, are home fires. Classic signs of an owner-complicit arson include removal of pets and expensive electronics before the blaze. But lately, investigators say their first step is a call to the bank to ask about the status of the mortgage.” Los Angeles Times

L’avenir du soutien scolaire voire du e-learning ?

LE MONDE | 19.04.08 – Les professeurs virtuels réagiront aux émotions des élèves

Elle s’appelle Eve. Elle porte les cheveux courts, des vêtements sport, enseigne les mathématiques et est spécialisée dans l’aide individuelle. Mais elle est loin d’être un professeur comme les autres. Eve est un personnage virtuel : plus qu’un simple logiciel, un avatar très perfectionné capable de détecter, grâce à une webcam, les réactions de son élève et d’adapter sa pédagogie.Conçu pour les classes d’école primaire par le laboratoire du docteur Abdolhossein Sarrafzadeh, chercheur à l’université Massey d’Auckland (Nouvelle-Zélande), ce système de “tutorat affectif” (Affective Tutoring System, ATS) fonctionne grâce à une base de données d’environ 3 000 vidéos, réalisées auprès de trois professeurs dispensant leurs cours à des élèves âgés de 8 à 9 ans. Gestuelle, paroles et expressions de ces derniers ont été soigneusement décryptées et décodées. Résultat : Eve peut savoir si son élève est angoissé, perdu, en colère… et même s’il triche en comptant sur ses doigts ! La prof virtuelle réagit en conséquence en s’adressant à l’élève avec une voix humaine, agrémentée d’un sourire, d’un geste ou d’une attitude adéquats. Sans prendre véritablement de décisions, elle reproduit ce qu’auraient fait des humains dans une même situation.

“En tant qu’enseignant, je change souvent ma pédagogie quand je sens que les étudiants ne suivent pas. Je pose parfois une question ou reviens sur ce que je disais précédemment en donnant davantage d’explications”, indique le docteur Sarrafzadeh, pour qui, “quand nous témoignons d’une émotion devant quelqu’un, nous nous attendons à ne pas être ignoré”. A ses yeux, la même exigence pourrait être espérée des ordinateurs.

Aboutissement d’un travail de sept ans, ce nouveau système en est pour l’instant au stade du prototype. Mais, selon son créateur, Eve pourrait intervenir dans certaines écoles de Nouvelle-Zélande d’ici un an ou deux, dans une version améliorée. L’équipe du docteur Sarrafzadeh travaille en effet à étendre son système de reconnaissance émotionnelle à de nouveaux gestes, ainsi qu’à la voix de l’élève, à son regard… et même à son pouls, qui pourrait être mesuré grâce à une souris intelligente.

Eve devrait également élargir ses compétences à d’autres disciplines que les mathématiques. Et peut-être apprendre à améliorer son savoir-faire professionnel au fil des cours. A l’heure où la formation à distance et le tutorat en ligne sont en plein essor, les perspectives du système ATS pourraient donc être multiples. Y compris dans des domaines tels que la sécurité, la santé ou le commerce électronique.

Happy Pi day 2008!

Today is Pi day! For those who do not know why, just check the date…

3 / 14

 In remembrance of last year (I wasn’t on the picture, I was helping the guy who took it on the roof).

themiddlebigpicture.jpg