Stay hungry, Stay foolish!

I would like to share with you this very insightful commencement address that Steve Jobs, CEO of Apple Computers and Pixar Animation Studio delivered for the Stanford Graduation Ceremony, on June 12, 2005. Stay inspired.

The original text can be found here and a French translation there.

Forrest Gump honours Barack Obama at his presidential inauguration

Insolite ! Une femme appelle Tom Hanks Forrest lors de son discours pour l’investiture de Barack Obama.

Et pour ceux que ça intéresse, voici la version longue :

🙂

They Rule, une application de la puissance du FoaF

Le “web sémantique” est souvent une appelation pompeuse pour un domaine qui n’a pas encore émergé. Cependant, quelques initiatives isolées mettent en avant la puissance de l’organisation sémantique du contenu. Parmi celles-ci, TheyRule propose de visualiser le graphe “social” des membres des boards des plus grandes sociétés et institutions américaines.

Vous pouvez consulter ici une map que j’ai créée avec les principales firmes high tech du NASADQ et d’autres entreprises importantes. Je m’attendais à un peu plus de connections, notamment entre des firmes du même secteur. Mais j’ai déjà observé cet effet à moindre échelle sur Facebook. Une chose est sûre, vu la quantité de “grands” au pouvoir, et les faibles interactions entre eux, on se demande bien comment une théorie du complot pourrait avoir lieu.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le pourquoi du comment, ils peuvent commencer à se documenter sur l’article relatif au FoaF (Friend of a Friend) de Wikipedia.

“Ils ont dit”, avec Google InQuotes

Voilà un nouveau service sympathique sorti des Google Labs. Google InQuotes permet d’obtenir des citations de personnes sur des sujets donnés.
Il est encore très limité (je n’ai pas réussi à lui faire afficher des citations de Nicolas Sarkozy), mais on peut s’attendre à ce que dans un proche avenir, cet outil soit bientôt extensivement utilisé pour écrire des articles de presse (ou des dissertations, voire publications académiques).

A quand un générateur de papers comme le fameux SCIgen, avec d’authentiques citations, voire un générateur d’articles de presse ?

Dealing with trading issues in the Société Générale

This confidential flowchart from the Société Générale will definitely help us better understand what exactly occurred in January of this year with Jérôme Kerviel. Now that we know he followed the procedure carefully, who’s to blame?

Société Générale Issue Flowchart

For those who may not know, “Oui = Yes” and “Non = No”, the diagram is written in classical Société Générale Franglish.

Le vrai Renaud Donnedieu de Vabres sur Facebook ?

J’ai depuis un moment cet ancien Ministre de la Culture parmi mes contacts sur Facebook, bien que vif pourfendeur de la DADVSI.

Son profil semble sérieux, actif, géré par lui ou des collaborateurs, comme le suggérerait un article sur le sujet de Rue89.

Et demandez à Renaud Donnedieu de Vabres s’il gère sa page lui même, il vous répond. “Vous en douteriez?”

Quelle n’est donc pas ma surprise, ce jour, de voir apparaître dans mon newsfeed une notification pour le moins inattendue :

Après vérification sur la page concernée, ce n’est pas un bug :

Reste donc entière la question de savoir si le compte Facebook de RDDV est un énième profil bidon. Voilà, c’était la news people du jour qui ne sert à rien.

Gordon Moore: The Accidental Entrepreneur

Je viens de lire un article autobiographique de Gordon Moore publié sur le site officiel de la Nobel Prize Foundation, particulièrement intéressant quant aux enseignements de cette fabuleuse épopée à Fairchild et Intel :

J’ai relevé ces conseils hautement profitables pour toute start-up ambitieuse :

  • Constituer une équipe de personnes talentueuses capable d’innovations.
  • Penser “produit” dès le départ : qu’est-ce qui au final va bien pouvoir parvenir au consommateur ?
  • Mettre en place une organisation complète (R&D, fabrication, vente) dès que les premiers prototypes sont fonctionnels, en maintenant un lien fort entre les trois départements.
  • Anticiper les conséquences à moyen terme de l’emprise potentielle des investisseurs sur le core business et la vision de l’entreprise.
  • Lier les personnes clefs à l’entreprise pour ne pas risquer de les voir partir en emportant avec eux une part significative de la valeur ajoutée de l’entreprise.
  • Fonder son avantage concurrentiel sur des technologies suffisamment complexes pour laisser le temps à l’entreprise de grandir avant que les concurrents ne la copient ou ne la retrouve. A défaut de savoir à l’avance si le succès sera au rendez-vous, travailler sur un portefeuille de technologies, et les évaluer régulièrement pour déterminer lesquelles méritent une focalisation des ressources.
  • Mettre en place des réunions en face à face avec chacun des employés, durant lesquelles ce sont ces derniers qui déterminent l’ordre du jour et font avancer l’entretien.

Et ces passages que je préfère laisser verbatim.

From the beginning at Intel, we planned on being big. Since we had already been fairly successful at Fairchild, anything less successful in our new venture would have been a disappointment. So, at the very beginning we recruited a staff that had high potential and that we thought would be around to run the company for some time. This is an opportunity that many start-ups miss. There is no better chance to train managers than in a start-up, where they have the opportunity to see the entire company as it grows. It starts small and simple; one can see all the operations as they get bigger. I think that people looking at start-ups, venture capitalists in particular, ought to push very strongly not to squander the opportunity to develop management during that time period.

(…)

Another thing we had learned along the way was to raise money before we needed it. One thing you find out after a little bit of experience as an entrepreneur is that the bank will lend you money as long as you don’t need it. You can sell stock as long as you really don’t have to. With good advice from directors such as Arthur Rock, we have always had plenty of capital on hand, so that we haven’t been hindered in our ability to raise more.

Vous trouverez l’article au complet sur le site de la Nobel Prize Foundation, ainsi qu’une interview de Gordon Moore datant de quelques jours sur le toujours très excellent Spectrum.

Mostapha Belkhayate : L’or atteindra 1.450 dollars avant la fin de l’année et passera la barre des 2.000 dollars en 2009

Mostapha Belkhayate est-il un Warren Buffet de la spéculation, ou un énième gourou qui finira par se planter à force d’être trop téméraire ?
Une chose est sûre, tant que les performances sont au rendez-vous, il est très tentant de confier sa fortune à un winner, et, je vous l’accorde, est toujours préférable à croire en la remontée d’un looser.

Cliquez ici pour lire l’interview avec ses croustillants pronostics.

La baraka justifie-t-elle des primes de 250 millions de dollars ?

C’est la question que je me pose. Le problème avec ce qui est présenté dans l’article du Monde ci-dessous est le suivant : M. Coffey a réalisé plus de 68% de performance entre 2004 et 2007. Bien, mais combien de ses homologues ont perdu ou fait des rendements bien moins digne de pavaner ? Jusqu’où peut-on vraiment penser que son résultat est bien dû à sa “tête bien faite” ? Prenez 100 personnes et faites leur jeter des dés, vous en trouverez bien une minorité qui font des six bien plus souvent que la moyenne. Quelles conclusions en tirer ? Aucune.

Je ne suis pas un grand fan des critiques à l’encontre de ceux qui gagnent de l’argent, bien au contraire, mais jusqu’où un salarié mérite-t-il d’être payé pour un travail qui n’est peut-être qu’hasardeux ? Avant 2004, et après 2008, quels rendements ? S’il tombe dans le rouge, aura-t-il une prime négative ? Non. Il investissait où ? “Fonds émergents”. Tout est dit. Ces marchés ont grimpé en flèche ces dernières années, 68% n’ayant rien de brillant par rapport aux hausses des indices boursiers de ces pays. Le jour où la bulle va éclater, M. Coffey paiera-t-il les pots cassés, ou laissera-t-il ses clients assumer entièrement les risques pris ?

Il y a cependant peu de chances que cela change à l’avenir, car je ne serais pas surpris qu’en réalité les clients soient certainement très contents malgré tout. Il y a juste un parasite au milieu qui se prend pour une star quand tout va bien et qui s’éclipse quand tout va mal.

Rien de personnel dans ces propos, je ne connais pas encore M. Coffey ni les stratégies d’investissement/spéculation qu’il a mises en place. Mais voilà des réflexions générales sur le sujet, qui me confortent dans l’idée qu’il est possible en finance de gagner énormément sans avoir de mérite particulier, hormis au début pour entrer dans la danse. Au vu de mes performances réelles lors de ce début, il ne me déplairait pas d’être engagé par GLG Partners en remplacement de M. Coffey. Quand on gère 4 milliards de dollars, l’approche du marché est complètement différente et à mon avis beaucoup plus déterministe que lorsqu’on en gère 100 000. Or, j’aime ce qui est déterministe.

Comment flamber une prime de 250 millions de dollars (162,3 millions d’euros) ? Cet exploit, le financier londonien Greg Coffey, 36 ans, vient de le réaliser. En quittant GLG Partners, le deuxième plus gros hedge fund britannique, pour créer son propre fonds spéculatif, le trader a en effet perdu [renoncé à, NDLFEM] ce pactole que devait lui octroyer son employeur.

Pour GLG Partners, le départ du petit génie australien, gestionnaire de ses quatre fonds émergents phares, est une catastrophe. Car la star de la City a réalisé des rendements records, plus de 68 % entre 2004 et 2007. La clientèle de M. Coffey a commencé à retirer ses avoirs pour les lui confier, et ces retraits, selon GLG, devraient représenter 4 milliards de dollars, soit 16 % de ses actifs.

“Je pense qu’ils sous-estiment les montants en péril. Greg était leur vraie vedette, avec une tête bien faite, un grand savoir-faire et une détermination à toute épreuve. Il a aussi la baraka”, souligne un vétéran de la profession, à la tête d’un fonds de fonds. A lui seul le natif de Sydney a rapporté, en 2007, la moitié des commissions du hedge fund.

Comment expliquer la décision de ce héros de la finance, à qui GLG avait versé une rémunération de 300 millions de dollars (194,8 millions d’euros) lors de l’exercice 2007-2008 ?

“Dans les hedge funds, l’absence d’entraves bureaucratiques favorise la créativité. Ce secteur est un terreau fertile à l’éclosion de personnalités indépendantes. Greg a voulu être son propre boss”, analyse un observateur. M. Coffey a suivi l’exemple d’autres superstars des marchés. Comme Christopher Hohn, son compère, parti de Perry Parker à New York pour fonder The Children’s Investment Management Fund (TCI), expert des coups boursiers. Ou le trio fondateur de GLG, venu de Lehman Brothers. Sans oublier le Français Philippe Jabre, principal trader de GLG, condamné en mai 2006 pour abus de marché dans l’affaire Sumitomo qui a monté le fonds Global Macro, à Genève.

A l’évidence, M. Coffey supportait mal la tutelle des trois principaux associés de GLG, qui en détiennent 53 % des droits de vote. Et il se sentait à l’étroit dans une entreprise soumise aux inquisitions des analystes et des médias depuis son introduction à la Bourse de New York en 2007. Le Monde

L’Eurex avait alerté la Société Générale dès le 19 octobre 2007

Voilà qui ne risque pas d’arranger la position de la Société Générale dans cette affaire, tandis que Jérôme a retrouvé du travail et va ainsi contribuer à abaisser les chiffres du chômage en France et dans l’OCDE.

 « L’établissement allemand [l’Eurex] s’est inquiété dès le mois d’avril 2007. Il réalise alors que les transactions se font toujours sur le même poste. Autrement dit, il subodore qu’un trader de la Générale agit seul.

Mais c’est l’opération du 19 octobre 2007 qui va le conduire à tirer la sonnette d’alarme. Ce jour-là, Kerviel négocie 6 000 futures – des contrats à terme – pour une valeur de 1 milliard d’euros. Cette fois, les Allemands savent qu’un seul opérateur ne peut engager de telles sommes pour le compte de sa maison. Ce qui justifie leur courrier du 7 novembre.

La lettre d’Eurex aboutit au service d’inspection de la Société générale, avec un double à Eric Cordelle, le patron direct de Kerviel. Le responsable de l’inspection interroge alors benoîtement Kerviel lui-même. Qui fournit des éléments d’information, pour la plupart évidemment faux.

La banque répond à Eurex le 20 novembre, justifiant le volume considérable des transactions par la progression du marché et les circonstances dans lesquelles ont été passés les ordres. Eurex détecte dans ce courrier de nombreuses erreurs, en particulier sur les horaires de travail du trader.

Le 26 novembre, les Allemands relancent les Français, faisant état de la fameuse transaction de 1 milliard. La Société générale ne réagit toujours pas…

La banque réplique aujourd’hui qu’Eurex est une société commerciale qui cherche à ne pas être impliquée. Elle s’étonne également que le financier allemand se soit contenté d’un simple courrier pour dénoncer les dérives constatées. A la suite des révélations de l’enquête, une douzaine de personnes vont quitter la banque, démissionnaires ou, la plupart, licenciées. » SauvezKerviel.com

Aujourd’hui…

…est un jour spécial.

J’offre 10€ à ceux qui sauront en tirer toutes les conclusions.

Une retraite bien méritée à Beverly Hills pour David Martinon

David Martinon est désormais consul général de France à Los Angeles, Californie. Le décret nommant l’ex-porte-parole de l’Elysée a ce poste prestigieux été publié jeudi au Journal Officiel. (…)
Los Angeles n’est toutefois qu’un lot de consolation : le jeune diplomate visait au départ le consulat général de France à New-York. Impossible, vu son âge et son manque d’expérience, a jugé l’Elysée. Il devra donc se contenter de la côte ouest, où il succède à Philippe Larieu. Le Figaro

J’avoue m’être un moment inquiété pour l’avenir de ce déshérité du Parti. Me voilà rassuré, même s’il n’aura pas droit au temps merveilleux de New York (avec la possibilité de fricoter avec Cécilia) et devra se contenter d’une “modeste” villa à Beverly Hills (lire cet article pour plus de détails).

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A moins que Neuilly ne lui manque malgré tout. Courage David, sur ces photos on ne voit pas la piscine.

La retraite de Jérôme et Moussa, ou comment blanchir de l’argent tranquillement ?

“Après les attentats de Londres, Jérôme Kerviel avait pris une position sur le titre Allianz au-delà des limites autorisées. Cette position s’était révélée gagnante de 200 000 euro, mais il n’avait averti son supérieur hiérarchique Nicolas Bonin qu’à la fin de l’opération, allant à l’encontre des règles de la banque qui stipuleraient que tout dépassement de limite doit faire l’objet d’une demande et d’une approbation. Comme le mentionne l’arrêt de la chambre d’instruction publié mardi 18 mars : «Kerviel était alors explicitement mis en demeure par ses supérieurs hiérarchiques et lui-même, au cours d’une réunion spéciale valant avertissement, de ne pas recommencer à dépasser les limites sans l’avoir demandé et signalé, faute de quoi il serait licencié».” SauvezKerviel.com

“Moussa Bakir, le courtier qui a exécuté l’essentiel des ordres de Jérôme Kerviel passés fin 2007, a assigné en référé aux prud’hommes Fimat, la société qui l’emploie […] Son but: recouvrer le bonus contractuel correspondant à son travail du dernier trimestre de 2007. D’après son avocat, Jean-David Scemama, la somme non versée s’élève à 1.02 million d’euros, dont environ 955 000 euros correspondant uniquement aux ordres executés par Moussa Bakir pour le compte de Jérôme Kerviel.” Les Echos

Le trader Mostapha Belkhayate remis au goût du jour

Il y a près d’un an, Mostapha Belkhayate prophétisait avec une étrange clairvoyance l’avenir des marchés financiers. Malgré les possibilités de chance dans ses prédictions (on ne compte plus les gourous qui ont perdu toute crédibilité le jour où ils se sont sévèrement trompés), cela reste toujours intéressant a posteriori. Voici la fameuse interview qui avait fait parler de lui, “à l’aube d’un tsunami financier”.

Capital.fr 06/04/2007 08:47

Trader marocain, Mostapha Belkhayate s’est fait un nom en remportant il y a sept ans le championnat du monde de la bourse organisé par l’association des Traders internationaux de Genève et s’est ensuite illustré en recommandant le pétrole et l’or juste avant leur envolée, classant dans la même volée Mansa Moussa Gold Fund, un fonds or de 250 millions de dollars dont il assure la gestion, en tête du peloton des fonds sur matières premières. Il revient sur les placements à privilégier pour 2007 et 2008.

A presque 1,34 dollar pour un euro, le billet vert se situe à un plancher de deux ans face à la monnaie unique. Comment devrait évoluer la devise américaine, à moyen terme ?

Mostapha Belkhayate : La devise américaine va faiblir contre toutes les devises. Je ne serai pas étonné de voir d’ici la fin 2007 l’euro grimper à 1,45 dollar. Et le yen s’envoler face au billet vert, asphyxiant ainsi tous ceux qui ont emprunté la devise japonaise. Aujourd’hui le marché boursier souffre d’un dysfonctionnement qui ne peut pas durer éternellement : le principe naturel des vases communicants a disparu. Dans un marché sain, quand les actions montent, les obligations baissent, quand les bons du trésor chutent, les matières premières montent, quand l’argent quitte un continent, on le retrouve sur un autre. Mais depuis dix ans on assiste à un phénomène étonnant : tous les secteurs progressent, partout dans le monde. Il y a donc anguille sous roche ! L’explication est simple : un excès de liquidité inédit gonfle tous les secteurs boursiers, y compris l’immobilier et l’art. Cette surliquidité prend sa source au Japon. Depuis des décennies, la banque centrale prête de l’argent gratuitement (c’est-à-dire avec un taux insensé de 0%) au reste du monde. Des milliers de milliards qui sont aussitôt convertis en dollars, en livres sterling,… et investis à tort et à travers dans tous les compartiments boursiers. Les fonds spéculatifs s’en sont donnés à cœur joie pour utiliser au maximum l’effet de levier avec cette manne d’argent bon marché. L’heure de régler les comptes est arrivée. Il va y avoir la cohue au guichet japonais : les montants en jeu sont tout simplement astronomiques ! Cet assèchement de la liquidité mondiale va entraîner une baisse généralisée des actions, des obligations, des devises, de l’immobilier ainsi que de tous les placements spéculatifs. Je suis surpris que les professionnels ne perçoivent pas ou ne veulent pas entendre le grondement annonciateur de ce tsunami financier. D’autant que la Chine ne va pas rester les bras croisés avec ses 1.000 milliards de dollars, dont la valeur risque de s’évaporer.

La faiblesse du dollar devrait peser sur le marché français… Quel objectif avez-vous sur le CAC 40 (PX1) ?

Mostapha Belkhayate : Pour le moment, les opérateurs français sont optimistes. Le CAC se dirige vers son plus haut et cela complétera la “seconde épaule” technique. Et là, danger ! La liquidité va commencer à s’assécher et l’euro montera malgré tous les efforts des autorités européennes. A partir du début de l’été, il serait prudent de prendre ses profits car l’indice parisien pourrait perdre jusqu’à 1.000 points, le ramenant avant la fin de l’année à 4.600 ! Regardez avec objectivité le graphique du CAC 40 (PX1) : il nous prépare un double sommet baissier, un véritable cas d’école de l’analyse technique…

Vous êtes négatif sur les actions, mais les obligations et l’immobilier sont déjà assez chers… Vers quels placements alternatifs pourrait-on se tourner ?

Mostapha Belkhayate : J’en parle déjà depuis cinq ans : le meilleur placement alternatif est l’or. Il va s’envoler pour dépasser ses plus hauts historiques (850 dollars l’once) avant la fin de l’année. Lorsqu’on arrivera au seuil psychologique de 1.000 dollars, on réalisera que le roi des métaux a définitivement retrouvé son statut d’antan. Aucune autre devise au monde ne peut présenter autant de qualités que le métal jaune pour assurer la stabilité monétaire d’un pays. Sa production est limitée, tout le contraire du billet vert qui est imprimé en quantité presque illimitée sans autre garantie que la crédibilité du système financier américain. Depuis 5.000 ans, la seule monnaie d’échange qui a survécu (et qui survivra encore), c’est l’or. Il a été fortement combattu par les autorités financières américaines pour mettre un maximum de dollars dans les réserves de change des banques centrales et diminuer le plus possible leur stock d’or. (Retrouvez l’analyse complète ici). Mais attention : pour allier sécurité et performance, il faut investir dans les lingots d’or physiques. Si vous achetez de l’or papier à la banque et que celle-ci fait faillite, votre investissement est en danger car il fait partie de leur “book” : conservez votre or en dehors des livres de la banque, dans un coffre-fort. Dans quelques années, vous serez heureux d’avoir suivi mon conseil.

Il est difficile de devenir riche en travaillant dans la finance ? Le bon créneau : les pays en développement

LE MONDE | 07.03.08 | 16h18

Warren Buffet est rassurant pour l’industrie de la finance. Le sage d’Omaha (Nebraska) a été consacré l’homme le plus riche du monde par le magazine Forbes, devant Bill Gates, le fondateur de Microsoft. M. Buffet doit sa fortune aux investissements de Berkshire Hathaway, au départ une entreprise spécialisée dans le textile, qui est vite devenue un fonds d’investissement.

Le talent de M. Buffet pour déceler les bonnes affaires et éviter les mauvaises est légendaire. Peu d’investisseurs peuvent rivaliser avec lui dans ce domaine sur la liste dressée par Forbes. Seules huit des cent personnalités les plus riches du monde ont fait fortune dans la finance. Et seules trois d’entre elles – Carl Icahn (46e), Petr Kellner (91e) et George Soros (97e) – peuvent se prévaloir d’une perspicacité “à la Buffet”.

De fait, pour gagner beaucoup d’argent en ce moment, le mieux est de se bâtir un empire dans un pays pauvre. Quinze des vingt personnalités les plus riches du classement de Forbes – et 42 parmi les cent premières – ont suivi ce modèle. C’est le cas du roi des télécommunications, le Mexicain Carlos Slim (2e) ou d’Abdul Aziz Al -Ghurair (100e), le banquier des Emirats arabes unis – ce pays était en développement quand cet homme d’affaires a commencé sa carrière.

Cet état des lieux fait sens. Il y a traditionnellement peu de concurrents dans les pays pauvres, où il est donc plus facile de dégager de gros profits. Les connexions avec les réseaux politiques semblent aussi rapporter plus dans les pays en développement.

Les marchés financiers, eux, sont à l’autre extrémité du spectre. Ils sont très concurrentiels, ouverts à tous et plutôt transparents, conformément aux standards des pays riches. Nombre d’entre eux sont des jeux à somme nulle, où les gains sont compensés par des pertes. Voilà pourquoi les multimilliardaires issus de ce monde sont si rares.

Les échanges entre Jérôme Kerviel et Moussa Bakir, selon le NouvelObs

A en juger par la pauvreté du style d’écriture, ces deux hommes semblent plus à plaindre qu’à blâmer. Ils ressemblent à des petits enfants qui ont fait une bêtise et qui attendent dans l’angoisse que leurs parents la découvre. De combien de fessées vont-ils écoper ? (more…)

Tout sur l’affaire Société Générale

Le blog Duo&Co a repris et commenté les déclarations de Jérôme Kerviel concernant ses opérations :

http://duoandco.blogspot.com/2008/01/jrme-kerviel-reconstitution-des-faits.html

A défaut d’éléments contradictoires, il semble que les thèses relatives aux subprimes soient désormais à écarter. Vu les explications concernant le back et le middle office, je conçois tout à fait que ce trader ait pu ainsi déjouer les protections. Fait notable, il apparaît que les pertes ont été réalisées seulement début janvier 2008 ! L’année 2007 fut quant à elle fastueuse pour ce trader (1,4 milliard de profit soit un quart du bénéfice global du groupe). Je m’imagine tout à fait à sa place (surtout en 2007 :-), même si depuis mes pertes instructives lors de mes débuts sur les marchés, j’ai pris mes distances avec le trading directionnel.

A ce sujet, je ne saisis toujours pas pourquoi personne jusqu’à présent n’a reproché à Jérôme Kerviel d’avoir dévié de ses prérogatives d’arbitragiste (un arbitragiste n’est pas censé prendre des positions à la hausse ou à la baisse !) pour devenir trader exotique voire prop trader. Qu’il ait couvert ses opérations de manière fictive est une chose, qu’il les ait couvertes avec des opérations appartenant d’un domaine du trading qui n’était pas le sien aurait dû dès le départ (début 2007) interpeller le back office. A moins qu’il n’y ait eu de complaisance délibérée. Quand on ne trade pas avec son argent, le risque n’a jamais la même signification et au vu des bonus escomptés, le jeu peut en valoir la chandelle.