Artemis aux Sables d’Olonnes : une campagne de pub pour le moins originale !

Voilà une démarche opportuniste de la part d’une commune qui aurait pu aussi se dire touchée par un “fléau”. Maintenant, d’aucuns diront qu’il s’agit là d’une opération de communication menée par le pouvoir local en place pour donner un signal fort à leurs électeurs dimanche prochain. Ce qui est sûr, c’est que le pari est risqué ! Un cargo sur une plage n’est pas aussi paradisiaque qu’une cocoteraie. Celaa donne une image particulière de la côte vendéenne : “venez vous baigner chez nous, vous aurez peut-être la chance de nager à côté d’un cargo”.

Un cargo échoué – Actualités municipales du 13 mars 2008

Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez gouté, vous ne voudrez plus les quitter !

Le cargo à vide Artémis de 88 mètres battant pavillon néérlandais s’est échoué à 6h lundi matin sur la grande plage des Sables d’Olonne. Le remorqueur, Abeille Languedoc, a tenté de désensabler le cargo à 4 reprises depuis lors, à l’aide de câbles, en profitant de la marée haute. En vain.

L’opération menée mercredi matin a cependant permis d’orienter l’Artémis perpendiculairement au remblai. La dernière tentative menée le soir-même reste un échec. Le portage de l’Artemis, point de jonction entre le câble et le cargo s’est rompu. L’Artemis avait pourtant commencé à bouger de quelques mètres avant de se repositionner.

Le cargo restera donc sur la plage jusqu’à ce que le coefficient de marée soit suffisamment important pour renouveler l’opération de désensablement. Une nouvelle tentative devrait avoir lieu début avril. D’ici là, la stabilité du cargo est assurée par des travaux de terrassement et un périmètre de sécurité de 150 m de rayon est conservé autour du bateau.  Le cargo empêchant certaines activités sur la plage, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. 

– La vidéo du cargo Artemis, rubrique “Vue des Sables”

– Téléchargez les images du cargo échoué (© Ville des Sables – pdf)

– Téléchargez la photo “Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez goûté…”

– Le cargo empêchant certaines activités sur la plage et en mer, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. haut de page

1.875 euros mensuels de dépense publique par SDF

Malgré des chiffres approximatifs, voilà une belle illustration d’un problème posé par les associations d’aide aux pauvres en France. En effet, la multiplication de celles dépendant en grande partie de financements publics a plusieurs conséquences :

  • La dispersion de l’effort financier collectif.
  • La création d’une pléthore administrative pour gérer et utiliser ces fonds.
  • L’impression pour chaque association d’être délaissée.
  • Le risque de soutenir l’établissement d’institutions qui auront intérêt à ce que la situation perdure (sur ce point, je note tout de même l’action louable des Restos du Coeur qui ont décidé de ne pas fêter leur anniversaire, au motif que leur association avait vocation à disparaître), ou qui ne voudront pas s’arrêter même si cela est économiquement et socialement plus rentable (par exemple si l’on souhaitait rationnaliser les processus et donc supprimer un certain nombre  de doublons ou d’agents peu efficaces).

Au final, on finit, comme dans cet article des Echos, par payer plus cher cette forme a priori bonne d’assistance publique, que de donner l’argent directement, sans conditions, à ces personnes. Notons qu’il en va de même pour de nombreux autres mécanismes sociaux (bourses, AES…) pour lesquels les coûts administratifs et de tenue de “commissions” ou autres “comités” représente probablement plus que le montant des aides attribuées. On pensera enfin sur ce sujet à Jacques Attali, qui s’en est fait une spécialité avec le micro-crédit (“3% du budget arrive dans la poche des demandeurs”).

La solution, radicale mais je pense efficace, serait de faire le ménage (= supprimer tous les intermédiaires dans la chaîne de valeur), puis soit de confier cette mission d’intérêt public à un nombre restreint d’acteurs privés, avec un audit sur les besoins réels (ce n’est quand même pas si compliqué de calculer le coût d’une chambre et de la nourriture ! Ce n’est rien d’autre que ce que font les hôtels et restaurants), soit de supprimer tous les intermédiaires et de verser un budget strictement réduit aux besoins de survie (pas besoin de 1875€, selon les villes, de 400€ à 800€ par mois devrait suffire), directement aux intéressés. Après s’ils veulent une qualité de vie supérieure, charge à eux de faire le nécessaire.

Les Echos, 10/03/2008 – JULIEN DAMON

Le gouvernement vient d’annoncer 250 millions d’euros supplémentaires pour la prise en charge des SDF. Et les associations, gestionnaires de ces services de prise en charge, de rétorquer qu’il s’agit d’un plan manifestement insuffisant, voire d’une provocation. La somme est pourtant absolument considérable. Tentons d’y voir clair.

Depuis une vingtaine d’années, en réponse au problème très visible des sans-abri, des dispositifs aujourd’hui qualifiés d’urgence sociale ont été créés. Ces services et équipements varient selon les villes et les départements. Ils proposent des centres d’accueil d’urgence, des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), des accueils de jour, des Samu sociaux, une ligne téléphonique gratuite d’urgence pour les sans-abri, le « 115 ».

La Cour des comptes recensait, pour fin 2005, 13.000 places d’hébergement d’urgence, 9.000 places à l’hôtel et 31.000 places en CHRS. Pendant la période hivernale, une dizaine de milliers de places supplémentaires d’accueil peuvent être ouvertes. S’ajoutent quelques milliers de logements adaptés, par exemple dans des « résidences sociales » ou des « maisons relais ». On doit également compter 36.000 places dans des centres et des hôtels pour demandeurs d’asile. Au total, ce sont, pour les sans-domicile, une centaine de milliers de places, avec des modes de gestion et de financement différents et effroyablement compliqués.

La prise en charge des SDF forme maintenant un système alambiqué, mêlant travail social salarié et bénévolat, grandes institutions publiques et petites associations privées, aide sociale obligatoire et action sociale facultative, interventions de l’Etat et des collectivités territoriales. Ce sont quasi intégralement les fonds publics qui font vivre les opérateurs, principalement associatifs.

Chaque hiver voit naître son lot d’initiatives médiatiques – les dernières en date étant celles des Enfants de Don Quichotte sur le canal Saint-Martin ou en face de Notre-Dame à Paris – et de polémiques concernant l’adaptation des accueils, le financement des services, la coopération des associations, les responsabilités des uns et des autres.

Les crédits affectés à l’urgence sociale et à la réinsertion sociale sont en constante augmentation. Il s’agit probablement d’une des dépenses publiques qui a le plus abondamment crû depuis le milieu des années 1980. A ce moment, ils ne représentaient rien. En 2002, ils pesaient, à la seule charge de l’Etat, 500 millions d’euros ; plus d’un milliard en 2006. Il faut y ajouter les dépenses des collectivités locales, difficilement évaluables, mais représentant certainement un minimum de plusieurs dizaines de millions d’euros. Il faut encore y ajouter le montant des prestations sociales, dont bénéficient les personnes « sans résidence stable ». Toutes prestations légales confondues (avec le RMI et les allocations familiales par exemple), c’est une dépense d’environ 400 millions d’euros. On peut considérer que les pouvoirs publics dépensent au moins 1,5 milliard d’euros, et probablement plutôt 2 milliards, spécifiquement pour les SDF. Ceci étant une estimation fragile, mais sensée.

Qui sont donc les SDF et combien sont-ils ? La fondation Abbé Pierre, corroborée par l’Insee, dénombre 3 millions de mal-logés, et, parmi eux, 100.000 personnes sans domicile fixe. La plupart d’entre elles se trouvent dans des centres d’hébergement. 10 % seulement sont dans la rue. Si on accepte cet ordre de grandeur de 100.000 SDF, on aboutit à une dépense par individu extrêmement élevée. Le nouveau quart de milliard d’euros porte la dépense mensuelle par SDF à 1.875 euros par mois. La France est certainement le pays au monde qui dépense, directement et indirectement, le plus en direction des SDF.

L’intervention sociale, en conditions extrêmes, est naturellement coûteuse. Il est toutefois loin d’être assuré que la dépense soit aujourd’hui des plus efficientes… En témoigne la récurrence annuelle des controverses et des revendications. Ce n’est cependant pas en ajoutant des moyens sur les mêmes objectifs ni en critiquant l’insuffisance de ces moyens que le dossier avancera. Pourquoi donc ne pas se fixer véritablement, comme d’autres pays l’ont fait, l’objectif « zéro SDF » ? A l’aune de cette visée, tous les instruments et moyens, particulièrement élevés, affectés à ce pan fondamental de la lutte contre l’exclusion, pourraient être revus, utilement.

JULIEN DAMON est professeur associé à Sciences po.

John McCain, digne successeur de George W. Bush ?

D’ordinaire, je ne verse pas dans ces affabulations au sujet du vénérable Président des Etats-Unis d’Amérique, qui à mon avis n’est pas si idiot pour en être arrivé là, mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire à voir son probable (et espéré) successeur essayer d’imiter Ségolène Royal en politique étrangère.

John Cleese’s “Letter to America”

Décidemment, l’humour britannique n’a pas de limite… Pour notre plus grand bonheur, et celui des Etats-Uniens.

Dear Citizens of America,

In view of your failure to elect a competent President and thus to govern yourselves, we hereby give notice of the revocation of your independence, effective immediately. Her Sovereign Majesty, Queen Elizabeth II, will resume monarchical duties over all states, commonwealths and other territories (except Kansas, which she does not fancy), as from Monday next. Your new prime minister, Gordon Brown, will appoint a governor for America without the need for further elections. Congress and the Senate will be disbanded. A questionnaire may be circulated next year to determine whether any of you noticed. To aid in the transition to a British Crown Dependency, the following rules are introduced with immediate effect:

1. You should look up “revocation” in the Oxford English Dictionary. Then look up “aluminium,” and check the pronunciation guide. You will be amazed at just how wrongly you have been pronouncing it.

2. The letter ‘U’ will be reinstated in words such as ‘colour’, ‘favour’ and ‘neighbour.’ Likewise, you will learn to spell ‘doughnut’ without skipping half the letters, and the suffix “ize” will be replaced by the suffix “ise.”

3. You will learn that the suffix ‘burgh’ is pronounced ‘burra’; you may elect to spell Pittsburgh as ‘Pittsberg’ if you find you simply can’t cope with correct pronunciation.

4. Generally, you will be expected to raise your vocabulary to acceptable levels (look up “vocabulary”). Using the same twenty-seven words interspersed with filler noises such as “like” and “you know” is an unacceptable and inefficient form of communication.

5. There is no such thing as “US English.” We will let Microsoft know on your behalf. The Microsoft spell-checker will be adjusted to take account of the reinstated letter ‘u’ and the elimination of “-ize.”

6. You will relearn your original national anthem, “God Save The Queen”, but only after fully carrying out Task #1 (see above).

7. July 4th will no longer be celebrated as a holiday. November 2nd will be a new national holiday, but to be celebrated only in England. It will be called “Come-Uppance Day.”

8. You will learn to resolve personal issues without using guns, lawyers or therapists. The fact that you need so many lawyers and therapists shows that you’re not adult enough to be independent. Guns should only be handled by adults. If you’re not adult enough to sort things out without suing someone or speaking to a therapist then you’re not grown up enough to handle a gun.

9. Therefore, you will no longer be allowed to own or carry anything more dangerous than a vegetable peeler. A permit will be required if you wish to carry a vegetable peeler in public.

10. All American cars are hereby banned. They are crap and this is for your own good. When we show you German cars, you will understand what we mean.

11. All intersections will be replaced with roundabouts, and you will start driving on the left with immediate effect. At the same time, you will go metric immediately and without the benefit of conversion tables… Both roundabouts and metrification will help you understand the British sense of humour.

12. The Former USA will adopt UK prices on petrol (which you have been calling “gasoline”) – roughly $8/US per gallon. Get used to it.

13. You will learn to make real chips. Those things you call french fries are not real chips, and those things you insist on calling potato chips are properly called “crisps.” Real chips are thick cut, fried in animal fat, and dressed not with catsup but with malt vinegar.

14. Waiters and waitresses will be trained to be more aggressive with customers.

15. The cold tasteless stuff you insist on calling beer is not actually beer at all. Henceforth, only proper British Bitter will be referred to as “beer,” and European brews of known and accepted provenance will be referred to as “Lager.” American brands will be referred to as “Near-Frozen Gnat’s Urine,” so that all can be sold without risk of further confusion.

16. Hollywood will be required occasionally to cast English actors as good guys. Hollywood will also be required to cast English actors as English characters. Watching Andie MacDowell attempt English dialogue in “Four Weddings and a Funeral” was an experience akin to having one’s ear removed with a cheese grater.

17. You will cease playing American “football.” There is only one kind of proper football; you call it “soccer”. Those of you brave enough, in time, will be allowed to play rugby (which has some similarities to American “football”, but does not involve stopping for a rest every twenty seconds or wearing full kevlar body armour like a bunch of Jessies – English slang for “Big Girls Blouse”).

18. Further, you will stop playing baseball. It is not reasonable to host an event called the “World Series” for a game which is not played outside of America. Since only 2.1% of you are aware that there is a world beyond your borders, your error is understandable and forgiven.

19. You must tell us who killed JFK. It’s been driving us mad.

20. An internal revenue agent (i.e. tax collector) from Her Majesty’s Government will be with you shortly to ensure the acquisition of all monies due, backdated to 1776.

Thank you for your co-operation.

John Cleese

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