Say hello to MySQL

Why does software so often fail to understand basic social conventions?

MySQL - Hello

Spinach, iron & Popeye

I just finished reading this very interesting paper, published in the Internet Journal of Criminology, by Dr Mike Sutton, who shows that even the most zealous urban myth busters may themselves end up committing the very crimes they are fighting against…
Bon appétit! A copy is available here if the original link is down.

Disclaimer: I have not verified Sutton’s sources…

Le TARP, version 33 A.D.

Dans le Livre VI de ses Annales, Tacite nous rapporte cette “anecdote” de l’an 33, du temps de l’Empereur romain Tibère (et l’année de la mort d’un certain Jésus), qui ne manquera pas de nous délecter, tant elle rappelle l’intervention de l’Etat américain fin 2008 via son Troubled Asset Relief Program.

Affaires intérieures 33 ap. J.-C. (6,15-27) – Traduction Jean-Louis Burnouf, 1859 Répression de l’usure (VI,16-17)

16. Cependant une légion d’accusateurs se déchaîna contre ceux qui s’enrichissaient par l’usure, au mépris d’une loi du dictateur César sur la proportion des créances et des possessions en Italie , loi depuis longtemps mise en oubli par l’intérêt particulier, auquel le bien public est toujours sacrifié. L’usure fut de tout temps le fléau de cette ville, et une cause sans cesse renaissante de discordes et de séditions. Aussi, même dans des siècles où les mœurs étaient moins corrompues, on s’occupa de la combattre. Les Douze Tables réduisirent d’abord à un pour cent l’intérêt, qui, auparavant, n’avait de bornes que la cupidité des riches. Ensuite un tribun le fit encore diminuer de moitié ; enfin on défendit tout prêt à usure, et de nombreux plébiscites furent rendus pour prévenir les fraudes de l’avarice, qui, tant de fois réprimées, se reproduisaient avec une merveilleuse adresse. Le préteur Gracchus, devant qui se faisaient les poursuites dont nous parlons ici, fut effrayé du grand nombre des accusés et consulta le sénat. Les sénateurs alarmés (car pas un ne se sentait irréprochable) demandèrent grâce au prince. Leur prière fut entendue, et dix-huit mois furent donnés à chacun pour régler ses affaires domestiques comme la loi l’exigeait.

17. Des remboursements qui remuaient à la fois toutes les dettes, et la perte des biens de tant de condamnés, qui accumulait dans le fisc ou dans l’épargne les espèces monnayées, rendirent l’argent rare. Ajoutez un décret du sénat qui enjoignait aux prêteurs de placer en biens-fonds situés dans l’Italie les deux tiers de leurs créances. Or ceux-ci les exigeaient en entier ; et les débiteurs, requis de payer, ne pouvaient sans honte rester au-dessous de leurs engagements. En vain ils courent, ils sollicitent ; le tribunal du préteur retentit bientôt de demandes. Les ventes et les achats, où l’on avait cru trouver un remède, augmentèrent le mal. Plus d’emprunts possibles ; les riches serraient leur argent pour acheter des terres. La multitude des ventes en fit tomber le prix ; et plus on était obéré, plus on avait de peine à trouver des acheteurs. Beaucoup de fortunes étaient renversées, et la perte des biens entraînait celle du rang et de la réputation. Enfin Tibère soulagea cette détresse en faisant un fonds de cent millions de sesterces, sur lesquels l’État prêtait sans intérêt, pendant trois ans, à condition que le débiteur donnerait une caution en biens-fonds du double de la somme empruntée. Ainsi l’on vit renaître le crédit, et peu à peu les particuliers même prêtèrent. Quant aux achats de biens, on ne s’en tint pas à la rigueur du sénatus-consulte ; et c’est le sort de toutes les réformes, sévères au commencement, à la fin négligées.

100 millions de sesterces, cela représentait 19 483 561 F du temps de Burnouf (confirmé par le Littré). En 1890, la valeur à parité de pouvoir d’achat était selon plusieurs sources concordantes de 3,30 euros pour un franc. Sachant que le franc germinal, bimétallique de l’Union latine (précurseure de l’UEM, établie le 23 décembre 1865 lors de la Convention de Paris comme “Prélude aux fédérations pacifiques du futur”, selon les terme de Félix Esquirou de Parieu) venait de s’affaiblir suite à la découverte d’importants gisements d’argents (en Alaska notamment), on peut raisonnablement estimer que trente ans auparavant, la valeur p.p.a. du franc était de 4 euros pour un franc. Les 100 millions de sesterces représentent donc l’équivalent de 75 millions d’euros actuels (en extrapolant les chiffres donnés par Robert Etienne dans La vie quotidienne à Pompéi (Hachette, 1966), on aboutit à une estimation similaire, à quelques millions d’euros près).

Si l’on suppose que cette crise était surtout circonscrite aux populations d’Italie, lesquelles représentaient probablement 10% d’un Empire de 50 millions d’habitants, cela fait 15€ par habitant, ou 60 sesterces, le salaire mensuel d’un instituteur romain.
De l’autre côté de l’Atlantique, 750 milliards de dollars mis sur la table, ce sont $2500 par habitant, là aussi l’équivalent du salaire mensuel d’un jeune professeur en école élémentaire publique

Moins d’un siècle après la fin de règne de Tibère, l’Empire romain connaîtra son apogée avec Trajan. Les Etats-Unis seraient-ils seulement à l’aube de leur âge d’or ?

L’avenir de la zone euro : une erreur du passé, selon Charles Gave

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Cette conférence clairvoyante de lucidité, donnée à l’ENS en décembre 2009, laisse augurer de sombres jours pour l’Union européenne. La seule alternative plausible à l’effective mise sous tutelle du Vieux Continent par l’Allemagne, telle qu’attendue par Charles Gave, serait la sortie pure et simple de la zone euro ; permise par les reliquats de nationalisme présent dans chaque pays et les fausses croyances que la suppression du symptôme guérira le mal sous-jacent (le keynésianisme).

Lorsqu’une force extranationale est perçue comme responsable de la paupérisation d’un peuple qui s’estimait jusqu’alors libre, les plus mauvaises tendances de l’homme on tendance à se réveiller…
Frustration, planche à billet, hyperinflation, élection, et après ?
Il semblerait qu’une période prospère s’achève bientôt, et que nous allons devoir faire face aux turbulences qui accompagnent toujours la mise en place d’un nouvel ordre mondial.


Charles Gave – Euro/Ligne Maginot, même logique by les_ernest

President Obama: ‘Never Again Will the American Taxpayer be Held Hostage by a Bank that is ‘Too Big to Fail’

It is good to hear that the White House has clearly understood how banks could divert from their original mission while still benefiting from the associated privileges. Now, it should not make us forget the big share of responsibility that the US government had by actively encouraging subprime mortgages.
Obama’s objectives to reshape the financial industry are ambitious. If he succeeds, it will not radically change where and how banks are making money, but hopefully add more transparency and ensure that they are not playing against taxpayers and their own customers.

Human rights: are they absolute?

Undoubtedly, human rights represent a way for people to feel safer in a naturally troubled world. This is why the following clip cannot be deemed as harmful and the Erwin Mayer Foundation eagerly supports the message it conveys:

However, except for those who derive them from their religion, mankind shall not forget that these rights do not arise from anything inherent to being human. No absolute principle might be invoked to justify them; though it obviously makes them less appealing and defendable, they are just a contract which clauses have been drafted by a self-proclaimed majority of human societies (who refer to themselves as the United Nations Organizations), and enforced by all those who believe it can improve the common good.

Therefore, it is important to remain careful on any modification of its arbitrary components. In the the video (1:53), I was particularly suprised to read “Copyright” as a human right (item 27). History shows that people can create and share without such a right. Some human rights are dependent on each other and on the context they target, hence you could easily build alternative civilization models with different rights deemed fundamental. “Social security” is another example: beyond the definition problem, what if a civilization has found a better or alternative approach to tackle the same problem, or has not actually considered it as a problem?

Most importantly, human rights, simply because they are rights, have a meaning only when applied to mankind as a group of consenting individuals. A single human, or even a single family, could not incorporate the concept of right, let alone human right, into their understanding of the world.

Human rights make sense because we live in a society, and this is probably the best proof of their not being inherent to each of us. We have the power to define what they are to make our world better, for they are the root, if not the rules, of a civilization.

Réchauffement climatique : obscurité ou obscurantisme ?

La complaisance dans un consensus mou n’est pas propice à l’établissement d’une vérité scientifique. Qu’on l’oublie, et c’est bientôt tout l’édifice qui s’écroule.

Le professeur Vincent Courtillot, géologue physicien et membre de l’académie des sciences, s’est incidemment intéressé de plus près au réchauffement climatique. Il vient au secours de la climatologie, en apportant aux théories à la mode une réfutabilité aussi essentielle que scandaleusement qualifiée d’hérésie par les médias, les politiciens, mais surtout ceux-là mêmes qui se prétendent en être les plus illustres experts.

Il est temps que la masse bascule. Les leaders d’opinion suivront. Il n’existe pas d’intérêt matériel pour une théorie ou pour une autre, simplement une égotisation massive des enjeux.
Les marchés boursiers nous y ont habitué : malheur à celui qui défie la tendance avant que tout le monde s’accorde à reconnaître que le roi est nu. Nous ignorons quand la bulle explosera, notre seule certitude est qu’une théorie coupée de ses fondements scientifiques finit toujours par tirer sa révérence. Il n’y aura pas de choc, pas de ruines, pas de victimes. La masse ne s’enrichit pas à cultiver son irréaliste culpabilité ; en devenant sa propre victime, elle appauvrit sa capacité à résoudre ses véritables problèmes.

Dans cette conférence donnée à l’Université de Nantes, Vincent Courtillot tente d’apporter une nouvelle lecture aux données brutes dont nous disposons, et qui ont été malmenées par des experts auto-proclamés pendant de si longues années. Loin du sensationnalisme d’un Al Gore ou de Channel 4, c’est ici un discours que l’on peut saluer tant pour sa rigueur que pour sa clarté. En un mot, une contribution véritablement constructive au débat, sans polémique. Ceux qui auront besoin de plus de détails pourront étancher leur curiosité en consultant les nombreuses références sur la page professionnelle de Vincent Courtillot.

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Blog info-trafic, épisode 3

Deux ne venant jamais sans trois, voici quelques perles des recherches que vous avez faites et qui vous ont conduits en ces humbles lieux :

  • bancassurance : solutions à la crise
  • calcul de tension monophasé en fonction de l’unbalance
  • calcul du seuil de rentabilité d’une sandwicherie -> En voilà une question intéressante !
  • chicago tribune erwin mayer
  • comment brancher ma lampe american dj spectrum led sur mon pc -> Je vous en prie
  • comment devenir milliadaire -> Mon préféré !
  • crash team racing vente total wikipedia
  • erwin le ouf -> Yo!
  • erwin mayer artist
  • fondation erwin guadeloupe
  • fraudes difficilement detectable -> Mais bien sûr !
  • je gagne ma vie sur betfair -> Content pour vous
  • longueur doigt testosterone politique sarkozy -> Celui là il fallait le trouver
  • mission premiere de la societe generale -> Quelqu’un l’aurait-il oubliée ?
  • peut on être comme électrocutée pendant une séance énergétique
  • questions que l’on se pose a l’approche de la retraite
  • rachat de vieux cable informatique -> Pas ici, désolé !
  • comment blanchir de l’argent honnêtement -> Non mais !
  • fondation bill gates : complot -> Hahaha, c’était donc trop beau pour être vrai
  • lignes air mayer -> Non, c’est Air Win
  • quel montant en dividendes ne doit on pas dépasser pour etre taxable dans une eurl -> Question typique d’un entrepreneur français
  • être riche en travaillant dans le monde de la finance -> Ou pas ?

Plier ses tee-shirts en deux secondes – Une leçon de productivité

Cela faisait quelques temps déjà que j’avais vu une vidéo vantant les mérites de cette technique de pliage de tee-shirts et chemises, mais il fallait s’accrocher pour déterminer les étapes clefs permettant de reproduire l’exploit.
Aussi, lorsque je vois que certains ont pris le temps de la pédagogie, je me dois de saluer l’initiative. En effet, faut-il vraiment compter le nombre de personnes dans le monde concernées par cette tâche répétitive ? A part ceux qui ont quelqu’un pour le faire à leur place, et ceux qui ont fait le pari des tee-shirts jetables (lorsque certains pressings d’hôtels facturent 5€ le repassage, ou même si l’on compte le temps passé à laver et repasser soi-même, l’eau et l’électricité, un tee-shirt à 1€ – oui, cela existe, et même au bas de chez moi avec des inscriptions amusantes – apparaît comme une alternative inespérée, permettant en outre d’apporter du remblais pour les polders nécessaires dans notre lutte sans merci contre les ambitions conquérantes des mers et océans), plusieurs milliards d’être humains perdent chacun plusieurs milliers de minutes par an (en plus des plusieurs milliers de minutes de repassage – pratique culturelle aussi superflue que répandue).

Le gain de temps apporté par cette technique révolutionnaire de pliage des tee-shirts et vêtements de morphologie semblable, se traduirait donc concrètement pour l’humanité par 4 mn par jour * 365 jours * 6,8 milliards = 165 milliards d’heures.
Multipliez par le SMIC (soyons fous : 8,82 euros horaire au premier juillet 2009) et vous obtenez plus de 1459 milliards d’euros, soit pas loin d’une année de PIB français (1792 milliards en 2008) ou un peu plus que la dette publique française (1327 milliards en 2008)… Ou presque de quoi doubler le PIB de l’Afrique toute entière 1621 milliards en 2008).

En somme, une excellente leçon de productivité qui montre bien que les plus grands progrès de l’humanité résultent parfois de l’optimisation de simples gestes quotidiens.



Folding: How To Fold A T-Shirt In 2 Seconds – Explained

Les traders ont plus que jamais besoin de vous

La Fondation Erwin Mayer tient à associer toute son énergie à l’honorable mission caritative que l’association Save the traders a souhaité entreprendre.

Chacun a déjà pu faire ce constat simple : Les traders ont été injustement désignés comme les boucs émissaires de la crise mondiale que nous traversons. Non seulement c’est un raccourci fallacieux, mais c’est surtout oublier qu’ils en sont les premières victimes ! Fortune, emploi, honneur, certains d’entre eux ont tout perdu ou presque.

Alors, comme vous l’invite ce clip, que Save the traders a réalisé pour sensibiliser l’opinion publique à la situation désespérée de personnes de plus en plus nombreuses à Paris, Londres et New York, n’oubliez pas de donner beaucoup, ça aidera un peu.

Vous pouvez alternativement donner au Mir et au Bien, ils vous le rendront.

Production et circulation des richesses

Mon vénérable ami Louis-Arnaud m’a transmis dernièrement une introduction de son crû aux principes macroéconomiques fondamentaux d’une économie comme celle de la France :

Visualiser L.A. – Production et circulation des richesses

J’invite cordialement tous ceux qui veulent proférer un peu moins d’inepties ou d’imprécisions lors des dîners mondains à lire attentivement ce qui y est présenté.

Offrez-vous la Wii pouvoir d’achat pour Noël

La bancassurance, un pas de trop vers le précipice ?

Je vous conseille la lecture de cet article très intéressant d’Alain Trannoy qui met en exergue en quoi la fonction relativement récente des banques, converties en assureurs de crédits, pose problème par rapport aux mécanismes d’assurance classique. Ou comment appliquer des solutions d’un domaine à un autre domaine sans prendre en considération les hypothèses sous-jacentes (ça me fait penser à toutes ces chaînes de Markov et autres modèles probabilistes dont on oublie trop souvent les assumptions).

Pourquoi si vite, si fort, si simultané ? Pourquoi cette propagation aux banques européennes ? Cette question intrigue tout un chacun à propos de la très sévère crise de confiance qui touche les banques occidentales. Si toutes ne meurent pas, toutes semblent atteintes, malades en effet, de s’être lancées dans un métier, l’assurance, qui présente des écueils spécifiques. Faute d’être parvenus à les maîtriser, les instruments d’intermédiation financière ont provoqué une panne des échanges sur le marché interbancaire, typique d’une défaillance de marché provoquée par une asymétrie d’information généralisée entre tous les acteurs du système…

Forfait ordinateur et Internet à 40 € par mois : une si bonne affaire ?

Une nouvelle formule a été concoctée par l’Etat et divers opérateurs pour aller plus loin dans l’opération “micro-portable étudiant”, qui semble avoir rencontré un franc succès ces 4 dernières années, si l’on en croit Le Parisien.

Saluant les bonnes intentions, je suis néanmoins depuis le départ sceptique quant à la pertinence réelle de ces offres à destination des étudiants, à la fois d’un point de vue des performances techniques et du financement.

En 2005, j’avais conseillé à une amie de s’équiper d’un portable Fujitsu-Siemens bundlé dans une offre spéciale pour étudiants. Par rapport aux prix de marché pour le même type d’appareil, l’avantage consistait principalement en une garantie étendue à deux ans au lieu d’un, avec prise en charge à domicile (en Europe). Soit une réduction de facto d’environ 120€. Voilà, c’était bien (je ne parle pas des divers problèmes techniques rencontrés par la suite, qui ne sont pas spécifiques aux “micro-portables étudiants” mais hélas une constante sur ce marché au turnover si élevé). Mais 6 mois plus tard, voire 1 an plus tard après la sortie du modèle, ça l’est déjà moins. Non seulement parce que dans ce laps de temps les gammes ont évolué, permettant pour le même prix de disposer de performances supérieures (ou pour moins cher de performances identiques), mais parce que cela revient à proposer des machines ayant déjà 6 mois/1 an d’existence (ce qui je présume affecte d’une manière ou d’une autre la durée de vie des composants).

Dans le même genre, le BDE de mon Ecole en France avait aussi négocié des prix avec HP, et j’étais pour le moins surpris de ne voir aucun avantage réel par rapport aux prix publics sur RueDuCommerce ou autres sites d’achat en ligne d’électronique. A croire que les commerciaux d’HP étaient partis sur des bases différentes des prix publics (ou que le BDE n’avait pas de grands talents de négociateur).

Concernant l’aspect financier, analysons l’offre à 40€ par mois. Un micro-portable (cette fois c’est l’occasion de le dire) moyen de gamme coûte entre 200€ et 400€. Prenons 300€ comme référence. Prenons 15€ pour l’abonnement 3G (illimité ? Je ne serais pas surpris de découvrir les mêmes clauses de quotas ridicules présentes dans les forfaits actels). Sur 2 ans, cela fait un coût de 27,5€/mois… Où vont donc les 300€ de différence ?
S’il s’agit d’un forfait vraiment débridé, l’offre vaut le coup, rien que pour Internet (50€/mois séparément). Si la machine vaut 300€ de plus, on reste dans les prix du marché, rien de sensationnel. Il faudrait enfin évaluer le SAV fourni pour juger avec tous les éléments s’il s’agit ou non d’une bonne affaire.

Reste la question du financement, tout le monde ne peut pas payer cash. Sans faire de calcul de TEG précis, les 300€ potentiellement payés en trop correspondrait à un taux global d’environ 30%…

Même si des éléments m’ont sans doute échappé, je pense qu’il y a un vrai travail à faire pour que l’entreprise fournissant le matériel et le service fasse des économies d’échelles et permette vraiment de proposer une fourchette de prix attractive. Faute de quoi, l’Etat n’a pas intérêt à mettre la main à la pâte avec quelque subvention (car alors autant créer une bourse spéciale “achat d’ordinateur” pour tous les étudiants, qui laisserait le choix du matériel).

They Rule, une application de la puissance du FoaF

Le “web sémantique” est souvent une appelation pompeuse pour un domaine qui n’a pas encore émergé. Cependant, quelques initiatives isolées mettent en avant la puissance de l’organisation sémantique du contenu. Parmi celles-ci, TheyRule propose de visualiser le graphe “social” des membres des boards des plus grandes sociétés et institutions américaines.

Vous pouvez consulter ici une map que j’ai créée avec les principales firmes high tech du NASADQ et d’autres entreprises importantes. Je m’attendais à un peu plus de connections, notamment entre des firmes du même secteur. Mais j’ai déjà observé cet effet à moindre échelle sur Facebook. Une chose est sûre, vu la quantité de “grands” au pouvoir, et les faibles interactions entre eux, on se demande bien comment une théorie du complot pourrait avoir lieu.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le pourquoi du comment, ils peuvent commencer à se documenter sur l’article relatif au FoaF (Friend of a Friend) de Wikipedia.

Quelles perspectives pour la France ?

Je me permets de vous inviter à lire cette chronique pleine de bon sens de Nicolas Baverez, tant on aimerait que les éléments mentionnés soient pris en compte par l’exécutif français. A défaut, je ne donne pas cher de ce pays pourtant si prometteur.

Etant expatrié, je vois d’autres problèmes ailleurs, mais ceux de la France ne me paraissent que plus aigus lorsque je vois avec quelle aisance d’autres pays mettent en place des solutions évidentes.

Après, quant à savoir jusqu’où le peuple français serait prêt à accepter ce bon sens et ce courage politique faisant aujourd’hui si cruellement défaut, je vous laisse à vos conjectures…

Le Point – 16/09/2008 – Travailler plus pour payer plus d’impôts – Nicolas Baverez

Le gouvernement admet ce que les Français ont depuis longtemps compris. Non seulement il n’y a pas de découplage, mais si les Etats-Unis ont transmis la vérole à la finance mondiale, c’est l’Europe qui développe la syphilis, sous la forme d’une violente récession liée à l’absence de politique contracyclique et à la politique monétaire de la BCE. Loin d’être épargnée par la crise, la France est touchée de plein fouet du fait du recul de sa compétitivité. En 2008 et 2009, il faut tabler sur 1 % de croissance, 3 % d’inflation, 8 % de chômage, 50 milliards d’euros de déficit commercial et 3 % de déficit public. La crise se heurte ainsi au processus de réforme engagé en 2007 et place la modernisation du pays en apesanteur. Le pouvoir d’achat ne peut que diminuer. Le volontarisme est pris à contre-pied par l’absence de toute marge de manoeuvre du fait de la dégradation des finances publiques. D’où la tentation de renouer avec les recettes du passé, en multipliant les mesures de circonstance qui menacent de ruiner la stratégie de redressement du pays.

Le RSA, qui devait lutter contre le chômage et favoriser le retour à l’activité en supprimant les trappes à pauvreté, a été dénaturé en revenu social sans activité. Il n’est plus qu’un super-RMI . Il se contentera de distribuer 2 milliards d’euros à 600 000 personnes sans limitation de durée. Il s’ajoute au RMI et à la PPE au lieu de s’y substituer, créant 1,5 milliard d’euros de transferts sociaux supplémentaires alors qu’ils atteignent le niveau record de 34 % du PIB. Enfin son financement, reposant sur la taxation des revenus fonciers et financiers en plein krach immobiliser et boursier, va déprimer davantage la consommation et l’investissement, détruisant des activités et des emplois.

Le Grenelle de l’environnement, qui devait réconcilier l’écologie et l’économie en favorisant une croissance verte, a été perverti en une usine à créer des dépenses publiques et des taxes sous l’égide d’un nouveau Gosplan. Des infra-structures au prêt à taux zéro en passant par les énergies renouvelables, l’amélioration de l’air intérieur ou la réduction du bruit, les programmes annoncés portent sur 4 à 5 milliards d’euros de dépenses publiques annuelles, sans hiérarchie ni priorité dès lors qu’aucune évaluation préalable n’a été conduite. Généralisation du bonus/malus des automobiles au liquide vaisselle, des pneus aux lingettes, des réfrigérateurs aux téléviseurs… Le foisonnement des normes écologiques entraînera une explosion des prix du logement, des transports et de l’énergie.

Nul ne conteste l’urgence de lutter contre l’exclusion ou de prendre en compte les contraintes d’un développement durable. Mais cela doit s’inscrire dans la stratégie de modernisation économique, axée autour de l’offre productive et de la réforme de l’Etat, et non pérenniser le modèle de décroissance alimentée par la dette publique. Or la multiplication des dépenses et des taxes nouvelles a pour conséquence immédiate de geler l’investissement et la consommation en pleine crise mondiale, alors que les exportations s’effondrent (de 6,5 % à 4 % des parts de marché mondiales en dix ans).

Les classes moyennes, en plus du krach immobilier, de la crise financière et de l’inflation, sont les premières victimes de ce choc fiscal , l’Etat se transformant, selon la prédiction de Tocqueville, en un « pouvoir immense et tutélaire » qui « couvre la société d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes » , qui « ne brise pas les volontés mais les amollit, les plie et les dirige, force rarement d’agir mais s’oppose sans cesse à ce que l’on agisse, ne détruit pas mais empêche de naître ».

La politique économique ne relève pas d’un tournant comme en 1983, car ses principes sont sains, mais du lancement d’une seconde étape des réformes pour répondre à la crise la plus dangereuse depuis les années 30. Les mesures conjoncturelles de soutien de la demande doivent être proscrites, car elles auraient pour seul effet d’accélérer le décrochage français, comme en 1975 ou en 1981. Le redressement économique comme la sortie de crise passent par trois maîtres mots. Le sens, indispensable pour donner un cap aux réformes. La cohérence des mesures et de l’action gouvernementales, encore plus indispensable dans la tempête : d’où la concentration autour des priorités que sont l’amélioration de la productivité d’une part, le contrôle strict des dépenses et des prélèvements publics d’autre part. La pédagogie, pour maintenir l’adhésion des Français au processus de modernisation. Autant d’antidotes à la politique du culbuto qui fut au principe du déclin français au cours des années Mitterrand-Chirac et dont le retour dresserait l’acte de décès du redressement du pays comme du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Google, un ami qui vous veut du bien

Vous avez certainement entendu parler de 1-800-GOOG-411, le nouveau service (gratuit) lancé par Google pour bénéficier d’informations géostratégiques et contrôler le monde qui vous environne directement depuis son téléphone mobile :

Mais voilà où mènent ces dérives, ainsi qu’en témoigne cette caméra cachée apparemment tout ce qu’il y a de plus authentique :


SMS Google – Quand google se mèle de vos amours
by gamaniak

I had a dream… Un jour, Google proposera gratuitement de greffer une puce qui “suggérera” directement à notre cerveau le comportement optimal à adopter en fonction de nos besoins (entrecoupés des besoins sponsorisés par les annonceurs). Un futur service bêta qui portera bien son nom.

Du budget des Etats-Unis

Lorsqu’il s’agit de comparer les choix de développement de différents pays développés, en partie matérialisés par la répartition qu’ils font de leur budget, on ne peut hélas que déplorer que, partant peut-être de bonnes intentions, des sites vulgarisateurs comme :


donnent des informations erronées et partielles. Comment un internaute lambda pourrait-il juger de la pertinence ou de l’impertinence du budget alloué au State Children’s health insurance program, qui est forcément dérisoire par rapport au budget total de la protection sociale (Social Security, Medicare, Medicaid) ?

En présentant les données différemment, on verrait que les Etats-Unis allouent 1,5 fois plus de ressources à la protection sociale sous ses diverses formes qu’à la défense nationale. Ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose, le rôle essentiel d’un Etat devant selon moi (et Machiavel) se limiter précisément à la garantie de la sécurité des citoyens (ce qui ne l’empêche pas d’avoir un rôle régulateur pour promouvoir une égalité d’accès aux soins ou à l’éducation ; il serait temps de comprendre que l’argent n’a pas besoin de transiter par le Trésor public pour cela).

/news/graphics/budget_request_2008.jpg

Une bonne fois pour toutes, et cela n’a pas beaucoup changé ces dernières années, ni dans un sens ni dans l’autre (car si les dépenses militaires augmentent, le PIB aussi), la part du budget consacrée à la défense (Defense and Homeland Security) s’élève à 22% du budget fédéral. On est loin des 30% voire des 50% fréquemment invoqués comme argument d’autorité par des pseudos-experts lors de débats passionnés.

Le remboursement de la dette reste très raisonnable, à un peu plus de 8% (contre plus de 16% en France en 2007). Si les montants nominaux sont impressionnants, il y a lieu de relativiser eu regard au caractère marginal de ces “frais”. D’autant que si l’on en croit les perspectives selon George W. Bush, le gouvernement atteindra une rentabilité identique à celle d’une franchise McDonald’s à succès d’ici 2013 (10%):

Budget Totals (Billion USD) 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Receipts 2,568 2,521 2,700 2,931 3,076 3,270 3,428
Outlays 2,730 2,931 3,107 3,091 3,171 3,222 3,399
Deficit(−)/Surplus(+) −162 −410 −407 −160 −95 +48 +29

Qui a dit que M. Bush était un mauvais gestionnaire ? Diplômé de Yale et titulaire d’un MBA de Harvard, il sait que l’on ne peut jurer que par le discounted cash flow (qui ici reste négatif, mais au rythme où la situation se redresse, l’investissement deviendra rentable à partir de 2015).

President Bush holds up a computer with his E-Budget for the cameras during a Cabinet meeting Monday, Feb. 4, 2008.

Pour plus de détails, on se délectera des informations officielles sur le budget 2009 disponibles sur la section du site de la Maison Blanche consacrée à l’Office of Management and Budget.

Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont plus qu’à aller se rhabiller avec leurs timides objectifs d’équilibre budgétaire d’ici 2012.

The beauty and the beasts, ou de l’amour du beau

Je suis tombé sur un article fort intéressant du Washington Post à propos d’une expérience conduite à Washinton DC, où l’un des meilleurs violonistes au monde a accepté de jouer dans le métro avec son Stradivarius…

Le résultat amène à une réflexion certaine sur le beau : en 43 minutes, $32 donnés par 27 personnes sur un total de 1097 passants. Aucun rassemblement autour de l’artiste. Les journalistes ont ensuite interviewé une quarantaine de personnes, ce qui enrichit notablement l’expérience en apportant quelques réponses aux questions que l’on ne manquera pas de se poser.

D’accord, $40 de l’heure n’a rien de ridicule, sauf si on le compare aux $60,000 que facture ordinairement l’artiste Joshua Bell.

Pour ma part, cet article m’a beaucoup touché car j’ai aussi eu l’opportunité, mais durant seulement 1 minutes et 5 secondes, de conjuguer talents artistiques et mendicité à Chicago. C’était en 2004 et, sortant d’un excellent restaurant, je décidai d’attendre mes proches en m’asseyant au coin d’une rue et en chantant de tout mon coeur et de toute mon âme la Chanson pour l’Auvergnat de Georges Brassens. Je fus éblouis par mon succès, la première (et seule) personne me croisant sortit nonchalamment un billet de 1$ qu’elle glissa furtivement dans mes mains entrouvertes (Mon « Premier dollar », « Sou fétiche » que j’ai hélas perdu avec mon portefeuille voilà deux ans, avis à ceux qui l’auraient retrouvé, c’est un billet de $1 en apparence tout à fait banal). Si $1/minute font $60/heure, je me dis aujourd’hui que mes talents me permettraient peut-être, si l’on m’en donnait l’occasion de facturer $90,000 de l’heure pour mes prestations artistiques.

L’article, agrémenté de quelques vidéos, se trouve ici.

Du mauvais rendement de Greenpeace France

Interview avec Frédéric Marillier, chargé de campagne Energie pour l’ONG Greenpeace France. Parue dans le Monde de ce jour.

Mais le nucléaire ne pourrait-il être une réponse en terme de chauffage face à la hausse du prix du fuel ?
Il faut d’abord savoir que le chauffage électrique est une vraie aberration du point de vue énergétique: on fait de la chaleur pour faire de l’électricité pour faire de la chaleur… et le rendement est très mauvais.

C’est la perle de cette interview que je vous laisse découvrir ici. Quand on donne parole à des gens comme cela dans nos journaux, inutile de se poser trop de questions lorsqu’on constate à quel point la volonté générale est amenée à prendre des décisions stupides (cf. le non au référendum en Irlande).
Rousseau, si souvent élevé au rang de grand gourou de la liberté et de la démocratie, doit se retourner dans sa tombe.

“Comment une multitude aveugle qui souvent ne sait ce qu’elle veut, parce qu’elle sait rarement ce qui lui est bon, exécuteroit-elle d’elle-même une entreprise aussi grande, aussi difficile qu’un système de législation ?” Contrat Social, L. II, chap.6, p.380.

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