Pauvre France

Les Echos – 17/03/08 – Près d’un tiers des Français pense que TF1 et M6 sont des chaînes publiques

Près d’un tiers des Français pense que TF1 et M6 sont des chaînes publiques, selon un sondage à paraître dans le magazine « CB News », réalisé quelques semaines après l’annonce de la prochaine disparition de la publicité des chaînes du service public.

Voilà comment est traitée l’information dans notre pays. Le récit des exploits de Michel Fourniret vous tiendra en haleine pendant plusieurs heures devant votre journal, mais le résultat d’un aussi important sondage (comme il y en a rarement) occupe un espace lapidaire. On notera au passage que le sondage n’a même pas été commandité par un journal français…

Je crains hélas que ce ne soit que l’une des facettes d’une longue serie, qui explique très bien la misère de nos compatriotes lorsqu’il s’agit de donner leur avis sur les décisions politiques. Il faudrait selon moi conditionner la liberté d’expression et de manifestation en France à des tests de connaissances, afin d’éviter la désinformation et la manipulation des foules par des idéologues. Il est temps de faire le ménage !

En tout état de cause, voilà un sujet de thèse intéressant pour les surnuméraires étudiants en sociologie : quelles sont les conséquences sur les processus politiques de la distorsion entre les faits réels et la représentation qu’en ont les foules ?

Artemis aux Sables d’Olonnes : une campagne de pub pour le moins originale !

Voilà une démarche opportuniste de la part d’une commune qui aurait pu aussi se dire touchée par un “fléau”. Maintenant, d’aucuns diront qu’il s’agit là d’une opération de communication menée par le pouvoir local en place pour donner un signal fort à leurs électeurs dimanche prochain. Ce qui est sûr, c’est que le pari est risqué ! Un cargo sur une plage n’est pas aussi paradisiaque qu’une cocoteraie. Celaa donne une image particulière de la côte vendéenne : “venez vous baigner chez nous, vous aurez peut-être la chance de nager à côté d’un cargo”.

Un cargo échoué – Actualités municipales du 13 mars 2008

Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez gouté, vous ne voudrez plus les quitter !

Le cargo à vide Artémis de 88 mètres battant pavillon néérlandais s’est échoué à 6h lundi matin sur la grande plage des Sables d’Olonne. Le remorqueur, Abeille Languedoc, a tenté de désensabler le cargo à 4 reprises depuis lors, à l’aide de câbles, en profitant de la marée haute. En vain.

L’opération menée mercredi matin a cependant permis d’orienter l’Artémis perpendiculairement au remblai. La dernière tentative menée le soir-même reste un échec. Le portage de l’Artemis, point de jonction entre le câble et le cargo s’est rompu. L’Artemis avait pourtant commencé à bouger de quelques mètres avant de se repositionner.

Le cargo restera donc sur la plage jusqu’à ce que le coefficient de marée soit suffisamment important pour renouveler l’opération de désensablement. Une nouvelle tentative devrait avoir lieu début avril. D’ici là, la stabilité du cargo est assurée par des travaux de terrassement et un périmètre de sécurité de 150 m de rayon est conservé autour du bateau.  Le cargo empêchant certaines activités sur la plage, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. 

– La vidéo du cargo Artemis, rubrique “Vue des Sables”

– Téléchargez les images du cargo échoué (© Ville des Sables – pdf)

– Téléchargez la photo “Les Sables d’Olonne, quand vous y aurez goûté…”

– Le cargo empêchant certaines activités sur la plage et en mer, un arrêté a été pris par la ville des Sables d’Olonne afin de fixer les règles de sécurité. haut de page

Note2be.com note les profs et déclenche la polémique

Un site Web 2.0 participatif pour noter ses professeurs. Voilà une excellente idée qui était sous notre nez depuis notre plus tendre enfance (à nous tous, élèves maltraités et victimes de tant d’injustices), mais que nous n’avons pas su saisir.

J’attends tout de même de voir ce qu’en dira la CNIL. Le fait de nommer les gens pourrait très bien être illicite (ce que je comprendrais tout à fait vu les conséquences potentiellement diffamatoire).

Parce qu’il était temps que le système éducatif se clientélise, je pense que cette initiative va dans le bon sens et concrétise l’une des bonnes idées du rapport Attali. On ne peut plus longtemps faire croire à un quelconque sanctuaire de l’éducation nationale, lorsque l’on voit que la notation du corps enseignant apporte de réels bénéfices tant pour aller de l’avant dans le bon sens, optimiser les ressources, et se séparer des mauvais éléments. Dans de nombreuses Grandes Ecoles (dont Telecom EM), cela est pratiqué à chaque fin de semestre, avec d’indubitables répercussions favorables pour les promotions suivantes.

Note2be va plus loin car les évaluations sont publiques, ce qui permet une plus grande transparence pour tout le monde, et aux premiers intéressés de savoir précisément ce qui se dit d’eux. Il me semble que la meilleure des réponses n’est pas de faire un “contre blog”, comme http://contrenote2be.unblog.fr/, mais de se remettre en question si réellement des élèves n’ont pas apprécié certaines choses. Je ne vois pas pourquoi le système d’évaluation par les clients ne serait pas adapté aux profs. Ils ont tout à y gagner professionnellement (voilà enfin une opportunité d’avoir du feedback sur sa compétence). Il y a des entreprises qui payent même leurs clients pour obtenir ces précieux retours. Dans le cas où les notes seraient délibérément haineuses ou malintentionnées, je ne doute pas que l’on remarque immédiatement leur inconstructivité et y accordions peu de crédit.

Je trouve également cette expérience intéressante d’un point de vue sociologique : assistera-t-on à un syndrome de Stockholm de la part des élèves ? Si je devais personnellement noter tous les professeurs que j’ai eus depuis la maternelle (ce n’est pas si stupide que cela de remonter jusque là, je me souviens bien de certains), je pense que 70% recevraient une évaluation positive, 20%  une neutre, et 10% une franchement négative. Si des professeurs sont unanimement reconnus comme des moutons noirs, ce sera pour eux une formidable opportunité d’en prendre conscience et de rebondir. Trop d’entre eux ont oublié qu’ils étaient avant tout au service des élèves.