Se mettre au vert
Dans la famille des sites dont la prestance reflètent l’importance du sujet qu’ils traitent, je ne saurais que trop vous conseiller de vous ressourcer ici :
C’est promis, le prochain billet (ou celui d’après) sera un brûlot.
Dans la famille des sites dont la prestance reflètent l’importance du sujet qu’ils traitent, je ne saurais que trop vous conseiller de vous ressourcer ici :
C’est promis, le prochain billet (ou celui d’après) sera un brûlot.
Un site Web 2.0 participatif pour noter ses professeurs. Voilà une excellente idée qui était sous notre nez depuis notre plus tendre enfance (à nous tous, élèves maltraités et victimes de tant d’injustices), mais que nous n’avons pas su saisir.
J’attends tout de même de voir ce qu’en dira la CNIL. Le fait de nommer les gens pourrait très bien être illicite (ce que je comprendrais tout à fait vu les conséquences potentiellement diffamatoire).
Parce qu’il était temps que le système éducatif se clientélise, je pense que cette initiative va dans le bon sens et concrétise l’une des bonnes idées du rapport Attali. On ne peut plus longtemps faire croire à un quelconque sanctuaire de l’éducation nationale, lorsque l’on voit que la notation du corps enseignant apporte de réels bénéfices tant pour aller de l’avant dans le bon sens, optimiser les ressources, et se séparer des mauvais éléments. Dans de nombreuses Grandes Ecoles (dont Telecom EM), cela est pratiqué à chaque fin de semestre, avec d’indubitables répercussions favorables pour les promotions suivantes.
Note2be va plus loin car les évaluations sont publiques, ce qui permet une plus grande transparence pour tout le monde, et aux premiers intéressés de savoir précisément ce qui se dit d’eux. Il me semble que la meilleure des réponses n’est pas de faire un “contre blog”, comme http://contrenote2be.unblog.fr/, mais de se remettre en question si réellement des élèves n’ont pas apprécié certaines choses. Je ne vois pas pourquoi le système d’évaluation par les clients ne serait pas adapté aux profs. Ils ont tout à y gagner professionnellement (voilà enfin une opportunité d’avoir du feedback sur sa compétence). Il y a des entreprises qui payent même leurs clients pour obtenir ces précieux retours. Dans le cas où les notes seraient délibérément haineuses ou malintentionnées, je ne doute pas que l’on remarque immédiatement leur inconstructivité et y accordions peu de crédit.
Je trouve également cette expérience intéressante d’un point de vue sociologique : assistera-t-on à un syndrome de Stockholm de la part des élèves ? Si je devais personnellement noter tous les professeurs que j’ai eus depuis la maternelle (ce n’est pas si stupide que cela de remonter jusque là, je me souviens bien de certains), je pense que 70% recevraient une évaluation positive, 20% une neutre, et 10% une franchement négative. Si des professeurs sont unanimement reconnus comme des moutons noirs, ce sera pour eux une formidable opportunité d’en prendre conscience et de rebondir. Trop d’entre eux ont oublié qu’ils étaient avant tout au service des élèves.