They Rule, une application de la puissance du FoaF

Le “web sémantique” est souvent une appelation pompeuse pour un domaine qui n’a pas encore émergé. Cependant, quelques initiatives isolées mettent en avant la puissance de l’organisation sémantique du contenu. Parmi celles-ci, TheyRule propose de visualiser le graphe “social” des membres des boards des plus grandes sociétés et institutions américaines.

Vous pouvez consulter ici une map que j’ai créée avec les principales firmes high tech du NASADQ et d’autres entreprises importantes. Je m’attendais à un peu plus de connections, notamment entre des firmes du même secteur. Mais j’ai déjà observé cet effet à moindre échelle sur Facebook. Une chose est sûre, vu la quantité de “grands” au pouvoir, et les faibles interactions entre eux, on se demande bien comment une théorie du complot pourrait avoir lieu.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le pourquoi du comment, ils peuvent commencer à se documenter sur l’article relatif au FoaF (Friend of a Friend) de Wikipedia.

Wizzgo, la vraie télévision 2.0

Je découvre agréablement Wizzgo, une entreprise proposant ni plus ni moins ce qui manquait depuis si longtemps à notre brave télévision : un vrai magnétoscope intelligent pour ceux qui n’ont pas le temps de marcher jusque dans leur salon pour programmer l’enregistrement des trop rares programmes de qualité.

Le zapping est pour moi l’aboutissement de la débilité humaine, aussi salue-je avec ardeur cette heureuse initiative, française, dont les mérites semblent sans limite. Exit les traditionnelles conditions d’utilisation pénibles qui accompagnent des services a première vue prometteurs. Il sera enfin possible de consommer intelligemment et activement (fonctionnalités communautaires) la télévision, sans pour autant tomber dans les travers de la home made TV qui ne me paraît hélas qu’être le summum du voyeurisme, de la médiocrité ou du narcissisme.

Quant au business modèle, je ne me fais pas de soucis. En constituant une base d’utilisateurs fidèles, ils n’auront aucune difficulté à vendre ensuite des programmes archivés ou de la video on demand, voire éventuellement des coupures de pub. Le tout bien pensé à la base pour être compatible avec les appareils électroniques du public (même si l’ouverture des .mov avec quicktime pourra en dérouter plus d’un, ce format recèle de nombreuses qualités et est également installable via Quicktime Alternative).

Longue vie à Wizzgo ! Voilà un exemple d’une idée pas bien compliquée en mais d’une utilité évidente.
On regrettera juste qu’ils n’aient pas été diserts sur leur société (ah, les fameux corporate blogs).

A quand une véritable offre IPBX mutualisé avec gestion web ?

Etude de cas intéressante : une association souhaite gérer ses appels entrants efficacement, généralement destiné à 3 personnes aux compétences différentes. Horaires d’appel, répondeur, sélection du correspondant selon un menu vocal, voilà une solution qui paraît évidente. Seulement, les personnes sont dispersées géographiquement et l’association n’a pas les moyens (ni intérêt) d’investir dans un équipement coûteux.

Afin de les aider, je propose donc de recourir à un service hébergé (cela vous rappelera sans doute un précédent billet concernant la comptabilité et la gestion commerciale). Décidemment le SaaS répond à moindre coût à un nombre croissant de besoins. Problème, ma recherche Google est assez infructueuse, le seul résultat relativement convaincant étant http://www.standardiste-virtuelle.com/, qui ne propose cependant pas de service immédiatement activable moyennant finance, alors qu’a priori aucun obstacle technique ne s’y opposerait. Recherche sur Google anglophone, clic sur de nombreux liens sponsorisés, mais rien non plus de convaincant.

Conclusion : il n’existe pas aujourd’hui de solution IPBX mutualisé digne de ce nom et accessible à n’importe qui, n’importe quand, avec activation immédiate, et un coût limité (quelques euros par mois), comme on aime bien dans les nouveaux services du web 2.0. Avis à ceux qui souhaitent se lancer sur ce crénau, je suis prêt à les financer.

Générateur de noms d’entreprises 2.0

En pleine rédaction de statuts pour une société, l’article “Dénomination sociale” peut vite devenir un calvaire si vous n’avez pas encore réfléchi au nom de votre entreprise :-). C’est pourtant un élément essentiel de la communication.

Pour vous aider à créer les géants du web 2.0 (pas du web 3.0 a priori, vu que les règles sémantiques de cette future génération n’ont pas encore été établies et ne peuvent donc pas être inclues dans un algorithme), je vous présente un petit générateur sympathique :

http://www.lightsphere.com/dev/web20.html

Pensez à vérifier auprès de l’organisme de protection de la propriété intellectuelle (INPI en France) que l’assemblage de lettres sur lequel vous avez jeté votre dévolu n’a pas déjà fait l’objet d’une appropriation par quelqu’un avant vous, sous peine de finir au tribunal pour contrefaçon ou concurrence déloyale…

Note2be.com note les profs et déclenche la polémique

Un site Web 2.0 participatif pour noter ses professeurs. Voilà une excellente idée qui était sous notre nez depuis notre plus tendre enfance (à nous tous, élèves maltraités et victimes de tant d’injustices), mais que nous n’avons pas su saisir.

J’attends tout de même de voir ce qu’en dira la CNIL. Le fait de nommer les gens pourrait très bien être illicite (ce que je comprendrais tout à fait vu les conséquences potentiellement diffamatoire).

Parce qu’il était temps que le système éducatif se clientélise, je pense que cette initiative va dans le bon sens et concrétise l’une des bonnes idées du rapport Attali. On ne peut plus longtemps faire croire à un quelconque sanctuaire de l’éducation nationale, lorsque l’on voit que la notation du corps enseignant apporte de réels bénéfices tant pour aller de l’avant dans le bon sens, optimiser les ressources, et se séparer des mauvais éléments. Dans de nombreuses Grandes Ecoles (dont Telecom EM), cela est pratiqué à chaque fin de semestre, avec d’indubitables répercussions favorables pour les promotions suivantes.

Note2be va plus loin car les évaluations sont publiques, ce qui permet une plus grande transparence pour tout le monde, et aux premiers intéressés de savoir précisément ce qui se dit d’eux. Il me semble que la meilleure des réponses n’est pas de faire un “contre blog”, comme http://contrenote2be.unblog.fr/, mais de se remettre en question si réellement des élèves n’ont pas apprécié certaines choses. Je ne vois pas pourquoi le système d’évaluation par les clients ne serait pas adapté aux profs. Ils ont tout à y gagner professionnellement (voilà enfin une opportunité d’avoir du feedback sur sa compétence). Il y a des entreprises qui payent même leurs clients pour obtenir ces précieux retours. Dans le cas où les notes seraient délibérément haineuses ou malintentionnées, je ne doute pas que l’on remarque immédiatement leur inconstructivité et y accordions peu de crédit.

Je trouve également cette expérience intéressante d’un point de vue sociologique : assistera-t-on à un syndrome de Stockholm de la part des élèves ? Si je devais personnellement noter tous les professeurs que j’ai eus depuis la maternelle (ce n’est pas si stupide que cela de remonter jusque là, je me souviens bien de certains), je pense que 70% recevraient une évaluation positive, 20%  une neutre, et 10% une franchement négative. Si des professeurs sont unanimement reconnus comme des moutons noirs, ce sera pour eux une formidable opportunité d’en prendre conscience et de rebondir. Trop d’entre eux ont oublié qu’ils étaient avant tout au service des élèves.